Edito

Edito - 14 juin 2011

Mardi, 14 Juin 2011 07:49

Le Royal entre dans la troisième dimension

Ça y est ! Depuis le 17 juin, le cinéma Royal vivra à l’heure de la projection numérique. Grâce au soutien de ses fidèles spectateurs et des autorités publiques, cette «révolution» est en train d’être menée sans heurts, même si l’apprivoisement de cette nouvelle technologie est un challenge à relever.

Tout en gardant encore la possibilité de projeter «en pellicule», Le Royal s’est donc doté des moyens indispensables à sa survie, en regard de la généralisation du numérique. Question programmation, le spectateur devrait être gagnant, dans le sens où les films devraient être plus facilement et rapidement accessibles.

Enfin, la projection en 3D constituera la cerise sur le gâteau, avec des lunettes qui ne seront pas monnayées mais prêtées, qu’on se le dise! Pour fêter ce tournant «historique» et remercier tous ses généreux donateurs, Le Royal propose un véritable feu d’artifice en relief, avec trois titres qui en montrent les différentes applications au cinéma… Soit un grand film d’aventures («Pirates des Caraïbes 4»), un film d’animation («Kung-fu Panda 2») et le tout premier film d’auteur du genre («Pina»)! De plus, le dimanche 26 juin, dès 19h30, la Coopérative «Mon Ciné» offre à tous l’apéritif qui précèdera le film Pina.

   

Edito - 9 juin 2011

Jeudi, 09 Juin 2011 15:05

Miscellanées

Voilà bien trois jours que j’essaie de trouver un sujet d’edito.  J’ai la tête pleine d’idées mais aucune de vraiment cohérente. Impossible de faire le lien avec les films que vous irez voir cette semaine. J’ai entendu parler de documentaires concernant les “blockbusters” (littéralement: “qui fait exploser le quartier” et donc attire toute la clientèle dans le cinéma qui propose le blockbuster en question, au détriment des autres cinémas du même quartier). Le tout premier blockbuster, je vous le donne en mille, c’était “Les dents de la mer” de Steven Spielberg. Vous me direz: “...à Ste Croix c’est facile, on n’a qu’un seul cinéma”.... et c’est bien pour ça que beaucoup des films présentés sont des blockbusters à l’échelle de notre village.... j’ai raison ou bien j’ai raison ?

On me dit qu’Hollywood est la deuxième industrie du pays, juste après l’aérospatiale, en terme de rentabilité... faites des films, pas la guerre... oui mais les films de guerre suffisent-ils à détourner les tensions ?

“Michael” prétend s’appeler Laure...dans Tomboy.  D’une part ça me fait réfléchir sur l’invasion des prénoms anglo-saxons au pays de Guillaume (William, non, pas celui qui vient de se marier, l’autre); et puis, je constate à quel point notre culture cinématographique déborde sur notre quotidien, au point que nous donnons à nos enfants les prénoms de nos acteurs préférés... et enfin, à qui jetterais-je la pierre moi qu’on a prénommée Christine (ma maman était fan de Greta Garbo) pendant si longtemps que de reprendre mon vrai prénom me fait effet d’usurpation... pratique; pas besoin de chercher un pseudonyme!

Quant à “Incendies”, il me paraît être un film tellement riche de promesses qu’épiloguer dessus ne saurait être mieux fait que le synopsis officiel.... et d’ailleurs cela me semblerait autrement plus difficile que de construire un tracteur en mécano ;-) !!!

Bons Films!
Christina

   

Edito - 31 mai 2011

Mardi, 31 Mai 2011 10:06

L’ai-je bien rendu ?

Tout un chacun n’est plus sans ignorer (sic) que les plus grandes découvertes (machine à laver, aspirateur, téléphone, ampoule électrique, phonographe, fusée vapeur) ont émergé simultanément (et sans concertation préalable des savants impliqués pour cause de non-invention de l’Iphone, pod, mail) aux quatre coins de la planète.

Manifestement il en est de même pour nos chers auteurs, scénaristes et réalisateurs. Je ne vais pas prendre ici le risque de vous lasser avec une courbe graphique (abscisses, ordonnées) qui vous donnerait un aperçu de l’évolution cinématographique de ces dernières années. Après la période “Il faut qu’on parle”; “Écoute ton enfant intérieur” puis l’incontournable : “Laisse parler ton coeur” nous sommes entrés de plein pied dans la décennie : “le réalisme avant tout”.

J’aime le cinéma, (presque) tous les films, le cinéma contemporain, le cinéma d’avant garde, les vieux films aussi mais je les ai (presque) tous vus. Mon péché mignon reste, après une journée bien remplie, de m’installer devant mon écran avec un petit souper et de savourer à la fois un bon film et une nourriture disons plus matérielle. Les deux sont souvent complémentaires et c’est très bien comme ça... enfin “serait” très bien comme ça si... invariablement, au moment où j’avale ma 1ère, 2ème, 15 bouchée.... mon vis-à-vis (l’acteur) n’en profitait pour régurgiter son repas (sa boisson) à lui!

Je ne suis pas difficile, la preuve: j’ai eu deux enfants... mais tout de même, ça finit par devenir lassant sinon friser l’intolérable. Ces pauvres acteurs, c’est vrai qu’ils doivent savoir tout faire de nos jours, et encore plus depuis les manipulations numériques... Je me demande comment cela se passe dans les écoles d’art dramatique. Classe du Professeur Duschmoll : “Maîtrise du dégobillage” (avec ses variantes : grossesse, cuite sévère, crise de foie, malaria etc). Me reste en toile de fond la question de savoir si tout cela est vraiment indispensable.

Il me semble qu’il n’y a pas si longtemps encore, il était possible de voir une scène d’érotisme majuscule sans que les protagonistes ne retirent un seul vêtement. Un lit défait, un drap froissé,  suffisait largement à expliquer ce qui venait de s’y passer et si d’aventure quelqu’un était malade, on le montrait courant vous savez où sans qu’il soit nécessaire de vous faire un dessin! Le souci du détail vous incombait alors, sans aucun interdit.

J’ai bien conscience que cet edito sort de l’ordinaire et qu’il n’y est parlé ni de L’Agence, ni de Philibert et encore moins de l’extraordinaire Revenge (on ne déflore pas pareil cadeau de toutes façons)... Cette fois il s’adresse directement à ceux qui “font” les films : “Mesdames et Messieurs les réalisatrices/teurs, je vous en prie... dans votre prochain long métrage, pourriez-vous faire en sorte que votre héros ne sorte pas tripes et boyaux juste pendant que je mange ?”

Merci d’avance
Christina

   

Edito - 24 mail 2011

Mardi, 24 Mai 2011 21:56

L’herbe du voisin...

Noon ! Pas celle-là ! Je veux parler de celle qui est plus verte ailleurs!
J’avais un rendez-vous “en plaine” ce matin, et comme j’étais en avance (et elle en retard) j’en ai profité pour me balader entre les stands des maraîchers. Vous l’aurez deviné, c’est jour de marché et comme (presque) tout le monde, j’aime cette “ambiance”.

Le problème c’est qu’aujourd’hui, pour une raison encore de moi-même ignorée, j’ai beaucoup de peine à atterir et à aligner deux idées. Je ne me suis pas levée comme d’habitude, je n’ai pas eu mes deux cafés et en descendant avec le train qui m’amenait à la “grande” ville je me suis laissé kidnapper par le journal du jour (je sais, on dit un quotidien) qui traînait par là avec son lot de nouvelles fraîches ou faisandées... celui-là même que d’ordinaire j’évite de lire.

Une tornade par-ci, un nuage de cendres par-là, un nouveau scandale politique (quand “ils” ne peuvent pas les “descendre” avec des écoutes “illégales”, “ils” leur trouvent des crimes sexuels)... rien que du banal en fait, mon état d’impuissance demeurant permanent. Finalement j’ai raison de m’abstenir le reste du temps. Je suis sûre que je me suis évité bien des états dépressifs, voire même un burn-out du cerveau ! (j’irai confirmer la chose mercredi soir).

Pour en revenir à cette histoire d’herbe, tout ce qui précède est une raison de plus pour aller rendre visite aux Femmes du 6ème étage (j’adore Lucchini et vous ?) histoire de me rappeler mes vingt ans et ma petite chambre de bonne square de la Convention... et ensuite, et bien je partirai silencieusement à la recherche de mon âme.... quelque chose me dit que j’ai bien pu la laisser là-haut; qui sait ?

Bon  films!
Christina

   
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