Edito
Edito - 19 avril 2010
Lundi, 19 Avril 2010 08:27
De la part du doute...Je ne sais pas, non, vraiment pas... je suis tiraillée entre l'envie de disserter sur les crises de doutes d'un artiste, un vrai, comme dans Nine; sur les multiples facettes d'une éducation sentimentale pas forcément vue par Flaubert et, in extenso, sur mes perpétuels doutes concernant mes choix de vie voire mes capacités.
Quand je vis des choses comme celles de l'autre soir, je me pose la question : est-ce que j'ai bien fait ? Sous entendu : de ne pas faire carrière, de ne pas épouser un millionnaire, de ne pas devenir capitaliste, ou escroc ou boursicotteuse ou gérante de casino à Las Vegas (mon rêve!) ou Robin(e) des Bois ou géniale inventrice...
Je m'explique. Nous assistions la semaine dernière aux assemblées générales de la Coopérative Mon Ciné et des Amis du Royal. Et là, bien installée dans un fauteuil moelleux, je me suis laissé dire que dans les 4 années à venir, un complément de 50'000 francs serait à trouver pour finir de financer l'installation numérique du cinéma, installation indispensable si nous voulons continuer à exister...
Là.
Comme ça.
Cinquante mille francs.
Une somme.
Une paille!.
Je me sens frustrée. Je ne les ai pas. Enfin, pas cette semaine. Pas sur moi.
Ô comme je regrette mon détachement vis à vis des choses de l'argent. Mon inconséquence face aux économies. Aux bas de laine. Aux petites fortunes dans les ruisseaux qui font les grandes rivières tant va la cruche à l'eau... Je n'ai même pas une maison à hypothéquer, sans ça je le ferai, parole ! Je ne peux même plus vendre des morceaux de la lune, c'est déjà fait. Qu'aurais-je d'autre à vendre ? Mes gribouillis de peintre amateur ? Mes textes ? Honnêtement, sur un plan strictement financier, je ne vaux rien.
Que dalle.
Nada.
Et sur le plan humain ? Peut-être, en cherchant bien, mais... est-ce monnayable? J'ai cru comprendre que même les âmes ne rapportaient plus. Le diable aussi est à découvert à force de les acheter !
Argent, sujet flou, sujet tabou. Ciel mes bijoux ! Je n'en ai pas non plus. Hormis ceux de famille, mais ce n'est même pas moi qui les porte.
Alors comment ? Comment ? Comment ?
Trouver des fonds pour faire survivre notre Cinéma Royal préféré ?
Je n'ai pas de pétrole, je n'ai pas d'idées (mais j'en cherche et vous aussi ?), je n'ai pas de relations qui ont le bras long... mais sans ma dose hebdomadaire de nourriture onirique, émotionnelle, spirituelle et intellectuelle...
... elle est beaucoup moins belle la vie, non ?
Christina
En attendant (de trouver une solution), profitez-en pour faire des économies - que vous pourrez toujours nous reverser - avec l'offre Travys : Le retour à Yverdon gratuit si vous faites tamponner votre aller simple au cinéma, en prenant votre place qui, elle aussi, sera à prix réduit !
Edito - 12 avril 2010
Lundi, 12 Avril 2010 08:44
Un choc titanesque... et plein d'étincelles !Oui, enfin je crois, mais c'est mal parti pour... Je suis épuisée !
Pour tout vous dire "Le choc de titans" n'est pas - vous l'aurez compris à son titre - un film de tout repos. Je ne sais pas quel est le collègue qui a écrit la légende de base, mais je peux vous dire que ces gens-là étaient de vrais solides.
Voyez ce qui arrive à ce pauvre garçon (Persée) qui n'a pu s'empêcher d'émettre un vagissement alors qu'il faisait ses dents. On l'enferme dans un coffre avec sa môman (Danaé) pendant que son papa (Zeus) était au boulot et hop, on les jette à la mer. Heureusement qu'à cette époque-là la mer n'était pas encore si grande et qu'il y avait des îles habitées partout. Comme il avait son garde-manger avec lui, si j'ose dire, la traversée n'a pas été si pénible, elle ne l'a même pas tué. Echoué sur une île il a aussitôt été recueilli par un gentil pêcheur (sans doute parce que sa maman était belle) et ce furent les débuts de la famille recomposée. Il continue sa croissance à peu près normalement mais dès qu'il est assez grand on lui demande (comme une faveur) d'aller tuer un monstre (la Gorgone-méduse) dont la chevelure est faite de serpents et dont le regard pétrifie tous ceux qu'il touche (sauf lui!).
Hermès (qui ne faisait pas encore dans les sacs) et sa copine Athéna (qui faisait déjà dans le traffic d'armes) lui ont donné un coup de pouce, grâce à quoi il s'en est sorti entier encore une fois. Il rentre chez lui en faisant un petit détour par l'Ethiopie pour acheter du nard pour maman et voilà qu'il rencontre Andromède qui se retrouve dans de sales draps à cause de Cassiopée, sa maman à elle, un peu trop bavarde. N'écoutant que son courage, il prend son épée magique, la délivre des méchants et l'épouse. Ils rentrent enfin à la maison pour le fameux repos du guerrier et paf! voilà qu'il doit encore se venger du roi de l'île (Polydectès) celui-là même qui l'avait éloigné en mission pour avoir la paix pour séduire sa (toujours belle) maman.
Comme son île est devenue trop petite (deux belles femmes d'un coup ça prend de la place surtout avec le bébé à venir) il a déménagé sur celle d'à côté. Un jour, en participant à des jeux sociaux organisés par le roi du coin, il tue accidentellement son grand-père (Acrisios) comme l'avait bien dit l'oracle du tout début de l'histoire (dont je n'ai pas parlé pour garder le suspense).
Et tout ça, un lundi matin avant 8 heures, ça ne vous fatigue pas vous ?
Christina
et n'oubliez pas...
...l'offre Travys : le retour à Yverdon gratuit si vous faites tamponner votre billet "aller" au Royal avec en prime une réduction du prix de la place (le super-deal du siècle jusqu'à fin septembre!).
Edito - 6 avril 2010
Mardi, 06 Avril 2010 08:40
Ode à l'amourLe soleil de ce matin joue avec quelques trillions de grains de poussière à travers la vitre. Je n'ose pas l'ouvrir car je sais que le froid du dehors détruira l'illusion de chaleur printanière que je suis en train de nourrir. En avril, ne te découvre pas d'un fil, en mai enlève ce qu'il te plaît... ça me fait penser à tous ces doctes dictons dictés par la sagesse (?!) populaire et parfois même par ma mère. J'en veux pour preuve : "ma fille, sache que l'homme que tu aimeras, jamais (tu) ne devras essayer de changer" ou encore "ma fille, sache que le prince charmant n'existe pas, tout ce qu'on dit dans les films c'est bidon".
Ainsi armée pour la vie je suis partie récolter les fruits post-soixante-huitards semés par mes aînées. Bien sûr, comme maman m'avait dit que le prince charmant n'existait pas, je suis allée à sa rencontre... y'a pas de raison! Et je l'ai trouvé, moi! L'ennui c'est qu'il avait quelques petits problèmes d'identité. A force de lui avoir dit qu'il ne valait rien, qu'il ne savait rien, qu'il était nul et non avenu, il avait fini par s'abstenir et rendre sa couronne. Et pendant longtemps il s'était caché (sous la forme d'une grenouille, mais ça, maman ne me l'a pas dit).
Ensuite, pour corroborer le fait qu'un homme ne change jamais, il est devenu : "le nouveau mâle", "le nouvel homme", "le nouveau père", "responsable". Il est ressorti de son étang pour se rapprocher de sa princesse qui l'attendait patiemment, les deux bras dans l'eau savonneuse. Alors; muant à son tour, la princesse est devenue reinette ce qui, comme chacun sait, est une marque de grenouille et ENSEMBLE, le prince grenouille et sa reinette ont mis les coudées franches dans les bouchées doubles (non, c'est le contraire!) pour COLLABORER à la bonne marche d'un monde meilleur*.
Elle est pas belle la vie ?
Christina
*Avec plein de petits tétards, mais ça, c'est une autre histoire.
A propos de tétards... N'oubliez pas l'offre Travys : le retour à Yverdon gratuit si vous faites tamponner votre billet "aller" au Royal avec en prime une réduction du prix de la place. Elle pas belle ? et caetera...
Edito - 29 mars 2010
Lundi, 29 Mars 2010 10:54
Travys au pays des merveilles...
... avec, dans le rôle titre notre chère compagnie de transports régionaux et, dans le rôle de "la merveille", notre bien-aimée salle de cinéma ! Vous saurez donc, chère et cher cinéphile, que depuis le 1er avril - et ceci pendant 6 mois - si vous prenez un billet de train simple course depuis Yverdon-les-Bains, les samedi et dimanche dès 16 h, pour rejoindre votre cinéma Royal préféré, il vous suffira de faire tamponner ledit billet à la caisse dudit cinéma pour que le retour en train vous soit OFFERT !
Et ce n'est pas tout puisque pour vous récompenser de votre fidélité :
le ROYAL réduit le montant de votre billet d'entrée qui passe ainsi de 14 à 12 frs
Ma calculatrice solaire étant en vacances de pluie - profitons-en pour aller au cinéma ! - je ne vous donnerai pas céans le montant astronomique de votre économie et me contenterai de commenter : elle est pas belle la vie ?
Moi, je dirais bien : "elle est Royale la vie" mais j'aurais peur de faire un peu lourd!
Je m'appuyerai donc plus volontiers sur le film qui va passer ce fameux premier avril, le dernier Tim Burton: "Alice au pays des merveilles". A ce propos, je n'ai pas encore étudié la distribution et je me demande si Mr. Burton y aura fait jouer sa compagne, la sublimissime Helena Bonham Carter ? Justement, nous en parlions l'autre dimanche à table, entre le gigot et le St-Honoré de chez Taillaule (oui, vraiment fameux le St-Honoré ! merci pour le tuyau !). Nous parlions du dernier Nanny McPHee d'Emma Thompson, qui fut la femme de Kenneth Brannagh juste avant que Ms Bonham-Carter n'entre dans la danse. Si ma mémoire est bonne ces deux-là se sont rencontrés (et aimés !) sur le tournage de Frankenstein - du même Kenneth Brannagh - puis, continuant sa carrière aux USA, la belle Helena aurait terminé sa course dans les bras du beau Tim.
Par un effet pervers d'empathie, je me suis dit, tout à coup, que je ne suis pas bien sûre que j'aurais aimé qu'une obscure petite éditorialiste, helvétiquement confédérée, publie ainsi mon parcours amoureux sur la place. Bien sûr, cela n'aurait pas lieu d'être; mais imaginez une seule seconde qu'on fasse de même avec le parcours de l'éditorialiste en question... j'en frémis retrospectivement !
Passons comme chat sur braise et changeons vite de sujet.
Quelque chose me dit que ce week-end je risque bien d'aller voir les deux films proposés. Qu'est devenue Giulia et pourquoi disparaître le jour de son anniversaire ? J'ai toujours aimé ce vertige délicieux que je ressens quand je ne suis pas là où je suis supposée être. Quand personne ne sait où je suis et qu'il pourrait se passer des heures avant que l'on constate ma disparition...
Est-ce que je leur ai dit que les aimais ?
Christina


