Edito
Edito - 23 mars 2011
Mercredi, 23 Mars 2011 07:04
Au-delà de cette limite...
...votre ticket n’est plus valable.
C’est tout bête comme formule, mais à y bien réfléchir, ça me donne la chair de poule. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir devenir si mon ticket n’est plus valable ? Et QUI contrôle tout ça ? Pourtant ce n’est pas faute d’en avoir lu des livres sur Marilyn et sur l’au-delà aussi d’ailleurs : Raymond Moody, Elisabeth Kübler-Ross-alias Marthe Keller et tous les autres. Je suppose que, tout comme pour quelques milliards d’individus, y croire m’a aidé à supporter les coups durs de cette vie. Une chose est sûre avec l’au-delà, c’est que nous avons tout loisir de l’imaginer à notre guise. Bien sûr les livres idoines ne sont pas avares de pistes; mais même en les suivant on se rend vite compte qu’elles laissent une sacrée (!?) place à l’imaginaire. Le dessin est tracé, le coloriage reste nôtre. Selon nos convictions personnelles, politiques ou religieuses...
Pour ma part, j’ai toujours aimé cette idée que mon esprit demeurerait intact après ma mort. Ainsi, devenue petite étincelle, goutte d’énergie d’amour, je pourrai, telle la fée clochette, vaquer de planète en planète, d’époque en époque. Et, nec plus ultra, poursuivant ma rêverie, je me disais aussi que quand je serai dans cet état, toutes les réponses à mes questions terrestres me seraient données, et alors là, oui là, je saurai enfin si Marilyn a été assassinée... ou pas.
Bons films!
Christina
Edito - 15 mars 2011
Mardi, 15 Mars 2011 09:12
Il est plus facile pour un chameau...
Oui, oui, je sais... je devrais aller voter (j’allais dire “un peu plus souvent” mais ça serait hypocrite parce que je n’y vais plus jamais, alors j’assume!)... Je devrais ajouter ma goutte d’eau à ce puits sans fond, faire semblant que ma “faible voix” compte dans cette grande escroquerie risible (voire nuisible) qu’est la soi-disant démocratie à la sauce actuelle. Je garde comme dirait Michel Collucci : “Le parti d’en rire”. Il y a déjà bien assez de raisons de pleurer quand on considère tous ces fonctionnaires frustrés mais néanmoins plénipotentiaires, planqués derrière leurs guichets, usant et abusant de leur droit d’interdire les frontières à tel ou tel individu.
Je passe sur le simple scandale de l’existence des frontières. Si on m’avait posé la question , oui, celle-là (les frontières sont-elles nécessaires?), et si j’avais été voter, et si ma voix avait été prise en compte... des frontières il n’y en aurait pas plus que de beurre en branche... Mais, comme dit mon Jeannot chéri : “Si-mé-on est un couillon !”. Bref, passe encore le scandale des frontières disais-je, mais qu’en plus on se permette de faire perpétuellement planer la terreur sur les pauvres immigrés qui n’ont pas pu s’offrir le sésame vers une vie moins cruelle et ont enfreint nos lois iniques dans le seul but de leur survie, voilà une révolte mienne qui n’est pas prêt de se calmer. D'autant que tout le monde sait très bien que sans eux pour faire le sale boulot...
Ça c’était pour “Illégal”. Me vient ensuite une autre question : dans Les chemins de la liberté, ces hommes qui ont parcouru 10’000 kilomètres dans les conditions que nous allons découvrir ce week-end, je me demande la tête qu’ils auraient faite si un brave douanier bien de chez nous les avait attendus à la frontière et demandé : “vos papiers sont en règle? Vous avez pensé à apporter votre contrat de travail ?”.
Bon films et bon débat !
Christina
Edito - 9 mars 2011
Mercredi, 09 Mars 2011 08:08
Vertige à l’italienne
Je ne sais pas par quoi commencer... le programme de cette fin de semaine est si riche (comme les pâtes aux oeufs Panzani vous vous souvenez?) que je n’ai que l’embarras du choix. En fait, pas tout à fait puisque le thème général reste le même, aussi vieux que le monde depuis qu’il y a des pommes, à savoir : L’AMOUR!
Il y a l’amour (peut-on dire autrement?) de tout un peuple pour un président du conseil qui abuse manifestement de lui. Or, bon an mal an, celui-ci arrive à se faire réélire et à leur en mettre plein la vue. A moins qu’il ne leur en mette plein la vue pour se faire réélire? Je pense que les explications de Madame Guzzanti sauront nous convaincre et nous instruire avec son “Draquila”.
Il y a l’amour de deux êtres qui arrivent à dépasser leur différences et à s’aimer au-delà de celles-ci. Mon intuition féminine (journée de la femme oblige!) me dit que “La solitude des nombres premiers” fera partie de ces petits bijoux qui savent nous redonner foi en l’humanité. Par les temps qui courent (vite) ce n’est pas souvent!
Il y a cet “Amore” très particulier qui “passe par l’estomac” et qui, à mon sens, est à double détente. Je m’explique : ma mère disait : “si tu veux garder ton homme, fais-lui une cuisine tellement bonne qu’il n’aura jamais envie de partir”. Et là, ça m'interpelle de plusieurs manières. D’une part, j’ai souvent rencontré des hommes qui m’ont très bien nourrie (ce qui ne m’a pas empêchée de partir le moment venu) et d’autre part j’ai été taxée “d’assassin” par l’un de ces hommes qui m’avait vu venir... en effet : beurre, crème, lard, gâteaux à gogo... cholestérol, accident vasculaire cérébral, infarctus, le crime parfait en somme. Bon, j’admets qu’il faut de la patience mais enfin, c’est quand même moins cher qu’un divorce non? Quoique... au prix actuel des funérailles...
Changeons de sujet. En survolant les bandes-annonces j’ai surpris cette phrase au passage : “Pourquoi a-t-on besoin d’aimer? Etre aimé est plus simple et ne fait pas souffrir”. Voilà de quoi réfléchir un peu. Peut-être que le week-end prochain apportera la réponse? En attendant, qu’est ce qu’on mange ce soir? De la Pizza? Avanti !
Bon films !
Christina
Edito - 1 mars 2011
Mardi, 01 Mars 2011 07:46
De l’exploitation de l’homme par l’homme...
Je ne vais pas parler de celle de la femme par l’homme, je sens que je soulèverais un tollé général ! Mais quand je relis le synopsis de notre cher Vincent Adatte sur La Vénus Noire, le dernier Abdellatif Kechiche, je ne peux m’empêcher de sentir monter en moi un sentiment de révolte. Vous vous rendez compte ? Etre fille d’un berger Bochiman et d’une mère Khoïkhoï! - rien que ces noms font rêver - et se retrouver exhibée tel un animal de foire dans des gourbis crasseux et sur des scènes sordides... J’ai repensé au musée des horreurs de Tampa, Floride, avec ces crânes bicéphales dans leurs bocaux de formol. Qu’est-ce qui me pousse, moi, soi-disant humaine, à aller regarder ce genre de spectacle ? Je ne peux pas prétendre à une grande curiosité scientifique, alors ? Je pourrais tenter une esquive en disant que j'irai voir le film de M. Kechiche parce que je viens d’acheter la bande dessinée d'icelui et que, du coup, j’ai eu envie de savoir ce qu’il en a fait. Comme quand on va voir un film tiré d’un livre qu’on a beaucoup aimé. Avec, bien sûr, le risque que le film soit différent du livre, mais bon, cela peut aussi ouvrir quelques portes ou pistes de réflexion non ? C’est bien à ça que sert le cinéma je trouve. A ré-flé-chir (ou pas). Même dans des films qui sont faits uniquement pour se distraire on trouve moyen de s’enrichir la moindre. J’en veux pour preuve le cas type de “Rien à déclarer”. Comment s’entendre quand on se déteste, comment travailler ensemble quand même et surtout, et ça, ça nous touche plus particulièrement: comment fonctionne une douane volante vue de l'intérieur ??? A mon avis ça doit pas être triste avec des douaniers franco-belges et les ceusses de l’Auberson vont pouvoir en prendre de la graine... de mulet bien sûr!
Bon films !
Christina


