Edito

Edito - 15 février 2010

Lundi, 15 Février 2010 10:17

Loup y es-tu ?

Un jour où l'autre on finit tous par remarquer que le temps n'a pas la même valeur qu'on soit dans sa chambre à coucher, son salon ou sur son ordinateur. Maman !!!!! Quand est-ce qu'on mange ????? Dans cinq minutes... Eh ! Mais ça brûle !!! Oups, désolée... je n'ai pourtant fait que baisser les yeux sur mon clavier. Il y a quelque chose qui fait que chaque fois que j'effectue ce geste - baisser les yeux sur le clavier pour taper quelque chose, relever les yeux sur l'horloge située en haut à droite de mon écran - il y a une heure pile (ou face) qui passe. Au point que quand j'ai besoin que le temps passe plus vite, pour une raison x-y-z, je le refais et ça marche !!! Essayez juste un coup pour voir ! C'est magique ! En attendant je ne compte plus le nombre de fois où le repas brûle... ni le nombre de fois où mon cher et tendre enlève la casserole du feu juste à temps (quand il n'est pas lui aussi bloqué devant son ordinateur). En fait, il nous faudrait à tous les deux une bonne fée qui s'occuperait de ce genre de détails pour que nous puissions travailler tranquille. Élémentaire mon cher Watson...

Tranquille... le mot clé. Jusqu'où faut-il aller de nos jours pour être tranquille ? Souvent je me dis que même au fond des steppes de la Taïga... il se trouvera quelque chose ou quelqu'un pour me gâcher Ma Paix... Oh et puis c'est trop loin et bien trop froid, non, j'ai mon compte de neige ici... finalement tranquille, je peux aussi bien l'être enfermée-dedans de... moi. Ce qui n'empêchera jamais personne de fantasmer sur "L'enfant des neiges", par exemple, en attendant d'aller voir le dernier film du même Nicolas VANIER, pour ne pas le nommer : Loup.

Quand je recherche cette paix intérieure (que d'aucun nommeront aussi: sérénité), j'aime à me remémorer le long parcours de cette enfant-là. Les espaces immenses et immaculés - oh! le beau cliché ! - la construction de la cabane en rondins et last but not least (ou le contraire, j'ai oublié), le levain qui fermente en attendant d'être mûr pour la fabrication du pain. Monsieur Nougaro nous chantait, il n'y pas  si longtemps encore: "j'aime les mains d'une femme dans la farine.... la la la ... mes mains sur sa poitrine...". Plénitude  évocatrice de la Vie et de l'Amour. Vous avez dit BONHEUR ?


Les deux du rang du milieu
Celle qui fantasme
   

Edito - 8 février 2010

Lundi, 08 Février 2010 10:03

Les échos de l'entracte

 

A propos de Max,

Pour tout dire, je ne savais pas très bien comment commencer l'édito d'aujourd'hui. J'avais très envie d'en faire un parce que le dernier datait d'il y a quinze jours, mais c'est les vacances, les enfants sont partis skier et la maison est vide. Et je me sentais vide moi aussi.

Et puis hier soir, j'ai lu le synopsis de Max et les Maximonstres et j'ai tourné ça dans ma tête toute la nuit. Ce n'est déjà pas facile d'être une adulte, alors vous pensez; une enfant ! Mais avec beaucoup d'efforts j'y suis parvenue. J'ai revécu toutes mes terreurs au même âge que Max, toutes ces questions sur mon avenir, toutes ces angoisses sur la précarité de la vie quand j'ai pris conscience qu'elle allait s'arrêter un jour et que je ne savais pas comment ça serait.

Et comme j'ai détesté ma mère alors pour m'avoir mise dans cette inextricable situation !  Oh oui, comme je l'ai détestée, cette empêcheuse d'avancer en rond, de tourner droit.

Au point d'ailleurs que quand j'ai eu 13 ans je l'ai même faite mourir... dans ma tête.

Parce que je me sentais prête. Prête à revêtir ma tenue de louve et à traverser la steppe pour rejoindre la meute...

...et épouser son chef.


Les deux du rang du milieu.
Celle qui s'interroge

   

Edito - 27 janvier 2010

Mercredi, 27 Janvier 2010 15:20

Les échos de l'entracte

 

A la poursuite d'un idéal
A la recherche du temps perdu...
A la madeleine rêvée de Marcel,
A la Madeleine incertaine du grand Jacques...

Je ne croyais en rien, même ça je n'y crois plus...

Un idéal ?
Heureux celui qui en trouve un. J'en connais (au moins un) de ces idéalistes dont l'idéal est de permettre à d'autres de réaliser le leur...
Ma mère disait : "il y a les idéaux et puis il y a ce que la Vie fera de toi... c'est pas toi qui décide". Et ce n'est pas le père de mes enfants qui la contredira.

Il est vrai que si j'ai caressé (!?) et abandonné beaucoup d'idéaux, je ne ferai sans doute jamais partie de la petite famille de ceux qui n'en poursuivent qu'un seul, et lui restent fidèles.

Et alors ?

Combien de "happy few" naissent avec un idéal au berceau ?
Combien de fourmis laborieuses sacrifiées sur l'autel d'un seul idéaliste ?
Combien d'idéalistes broyés par l'impitoyable machinerie des fourmis laborieuses ?

Comme dirait notre ami Georges (Brassens) : "... mourir pour des idées, d'accord mais de mort len-en-en-en-te.

Les deux du rang du milieu
Celle du milieu qui est le plus au centre

   

Edito - 18 janvier 2010

Lundi, 18 Janvier 2010 11:50

Les échos de l'entracte

 

Certaines expressions ont un pouvoir évocateur sûr. Ainsi «avoir une araignée au plafond» mâtiné de «araignée du soir : espoir - araignée du matin : chagrin» et voici, on ne peut mieux décrits, le mélancolique et le lunatique !

Qu'en est-il de ce «pou dans la tête» intitulant le film réalisé par Anne Crété ? Je ne vais certes pas déflorer la trame du récit de l'exploît de Donat Guignard : il faut donc trouver une autre entrée. Je vais, pour ce faire, vous narrer l'histoire de la puce de laboratoire (comme elle n'est pas de moi, je prie pour qu'elle soit du domaine public, ne désirant pas exposer mes commanditaires à la vindicte copyrightienne). Cette puce -savante- fut soumise à une expérience scientifique de haut-vol. A chacune des fois où il lui était ordonné de sauter, elle devait s'exécuter. Au premier ordre : pas de problème ; elle fit un saut prodigieux de puissance et de retenue. Avant de prononcer le second ordre, on lui arracha une patte. Elle sauta bravement malgré tout. On lui ôta une seconde patte, mais son courage ne faiblit point : elle bondit dès qu'on lui en intima l'ordre. Il en alla ainsi jusqu'à ce qu'il ne lui reste qu'une patte de puce unijambiste. «Saute !» . Croyez-moi, elle sauta. On se décida, mi-surpris, mi-amusé, à la priver de son ultime patte. L'ordre de sauter tonna encore une fois. Elle demeura immobile. «SAUTE !!» lui rugît-on. Pas de réaction. Rien. On s'autorisa donc à savamment conclure qu'une puce, privée de toutes ses pattes, devenait sourde (on n'osa émettre l'hypothèse subversive de son éventuelle et soudaine insubordination).

Cette histoire suffira je pense à proposer une définition approximative du "pou dans la tête". On se gardera de faire se côtoyer le pou et les fourmis anars - le monde souffre suffisamment de l'instrumentalisation de toutes ces misères qui n'ont même plus la force de hurler - d'ailleurs, Monsieur Guignard n'aurait certes pas accepté de peindre l'emblême des anarchistes sur son vaisseau. Non, plus précisément, avoir un pou dans la tête serait bel et bien le propre de ces opiniâtres génies qui ont su l'être, ignorant que cela leur était interdit.
Poil au permis.
Et bonne séance.

Ceux du rang du milieu
Celui qui ne sait plus s'il était assis à gauche ou à droite mais prend place tout de même près de sa Belle.

   
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