Edito
Edito - 22 février 2011
Mardi, 22 Février 2011 14:13
Size the day
Ou Carpe Diem ou Vivre l’instant... appelez ça comme vous voulez...
Si je commence ainsi c'est parce ce que c'est ce que j'ai immédiatement ressenti en lisant le synopsis du dernier S. Coppola. Je cite : se casser le bras, être obligé à un repos forcé, prendre conscience de ce que l’on vit, a vécu, vivra.
On nous le dit et nous le répète, sur tous les tons, sur toutes les ondes. Il n’y a pas une pinute à merdre. Il faut, vous entendez, IL FAUT : vivre, saisir l’instant, être heureux, penser à soi, à nous, à eux, encore et encore.
Et pourtant, chaque fois je retombe dans les mêmes pièges, je cours à la poursuite de je ne sais quel inaccessible objectif, je place la barre à une hauteur de laquelle je ne peux pas ne pas tomber sans un gros “allo maman bobo”.
Et pourtant, je sais bien qu’un jour je verserai des larmes de sang pour toutes les fois où j'ai dit: "j’ai pas l’temps”, mais là, il sera trop tard, le dernier métro sera parti.
Tant pis, j’assume et je continue, le chiffon à la main avec dans la tête cette ritournelle de ? Michel Fugain ? : “Qu’est-ce qu’on attend pour faire la fête ???? Qu’est-ce qu’on attend pour être heu-reux ???? la la la lère.
Le premier qui donne la Raiponce a gagné une place de ciné.
Royale évidemment...
Bons films!
Christina
Edito - 14 février 2011
Lundi, 14 Février 2011 09:18
Prendre conscience du vide, et donner un sens au reste...
Quand je lis des mots comme : “donner un sens à sa vie” - on parle du film “le Frelon vert” - cela soulève toujours chez moi des milliers de questions. Faut-il vraiment “donner” un sens à sa vie ? Comment savoir si on donne le bon sens ? Quand on se trompe de sens parfois on s’en rend cruellement compte... mais comment trouver du sens là où il n’y en a pas forcément ? Et si on se fourvoie dans un sens unique ? Pire: un sens interdit ? Est-ce une simple question de bons sens que de chercher une direction ? Est-ce qu’on peut prendre des leçons de sens sans laisser des centaines de francs sur le divan d’un psy ? Et si on a le sens inné ? Au secours ! Appelez l’a-sens-ceur !
Bref, parfois je repense à mon copain Jack l’Eventreur, je le revois encore, levant les yeux de dessus sa dernière victime et me disant, le sourire en coin : “Je fais ce que j’ai à faire; un point c’est tout!”. Alors, cessant de me masturber la cervelle, en bonne céréale killer que je suis, je m’en suis retournée à mon bol de flocons de maïs.
D’aucune pourrait trouver que tout cela n’a aucun sens. Qu’elle se rassure. J’arrête de tourner autour du pot... mais quand vous irez voir Nowhere Boy ce week-end, dites-vous bien que comparée à la Maman et à la Tante de M. Lennon, je fais encore preuve d’une santé d’esprit remarquable!
Bons films !
Christina
Edito - 01 février 2011
Mardi, 01 Février 2011 09:18
De l’importance du premier amour...
Et en regard de ces “petits soucis” bien trop souvent méprisés, il y a ce que les adultes sont devenus. D'aucun ont su garder cette capacité de s’indigner, de se révolter, de se battre pour les causes qu’ils estiment justes. Je suis juste en train de terminer “La Couleur des Sentiments”, un livre qui raconte les conditions de vie des domestiques noires dans le Mississippi des années 60. Là aussi, la “classe dominante” s’exprime de multiples façons. Mais là encore, il y avait ceux qui, bravant tous les interdits ont su rester humains (souvent au risque de bouleverser leur vie de blancs bien nantis) ... et les autres.
Quelque chose me dit que Monsieur Colla va nous faire une brillante démonstration - au travers de ses “Protestations” - des échecs, mais peut-être aussi de quelques réussites, de ceux qui essaient de changer le monde !
Et en plus il y aura des tas de bonnes choses à manger !
Bon films !
Christina
Edito25012011
Mardi, 25 Janvier 2011 11:08
Le nom des gens... J’avais plein d’idées ce matin... pensez donc, un titre pareil. Le Nom, Nommer. C’est tellement important. Si mes souvenirs d’enfant de choeur sont bons, il semblerait que c’est Dieu lui-même en personne qui a dit à l’humain de nommer toutes les merveilles qu’il a mises à sa disposition. Les animaux terrestres, les poissons, les plantes etc. Je me disais qu’au vu de tout ce qui reste encore aujourd’hui - en dépit de toutes les espèces disparues - ça avait dû leur faire un sacré boulot aux premiers humains quand même ! L’idée n’en était pas moins judicieuse. Le meilleur moyen de se souvenir, de “mettre au monde”, de rendre visible, n’est-il pas de donner un nom bien précis, une appellation (contrôlée ou non), une étiquette, un label, appelez cela comme voulez ? Un pré est et reste un bête pré tout vert plein d’herbe tant que vous ne saurez pas y différencier le monde qui l’habite. C’est l’homme de ma vie, aux tout débuts de nos amours, qui m’a appris à distinguer le gracile ail des ours, le tenace gaillet, l’odorante aspérule, le trèfle rouge, l’achillée millefeuille qui porte si bien son nom et même la salsepareille si appréciée de nos amis les schtroumpfs (quel plaisir quand j’ai compris qu’elle existait vraiment !). J’ai vite reconnu la majestueuse reine des prés au bord des rivières et le millepertuis-anti-déprime sur les bords des talus. J’ai soigné mes rhumes avec le tussilage et la pulmonaire et fait des sirops efficaces avec les bourgeons des sapins. Ceci dit, tant qu’à nommer... il ne faut pas oublier tout de même que certaines choses peuvent avoir de très jolis noms et être toxiques. Que ce soit Michel Leclerc avec “Le nom des gens” ou Jean-François Amiguet avec “Sauvage”, quelque chose me dit qu’on en saura plus sur le sujet à la fin du week-end. Bon films ! Christina

