Editos

Programme complet du mois de juin 2017

 

Mardi 30 mai

20h Les Gardiens de la Galaxie vol. 2 (3D)

Mercredi 31 mai 

20h Le procès du siècle (VOst) 

Jeudi 1er juin 

20h Alien : Covenant

Vendredi 2 juin 

20h30 L’Amant double (Coup de cœur !)

22h30 Get Out (VOst) (Les Vendredis de l’Horreur)

Samedi 3 juin 

17h Spectacle d’Hypnose – Byron Leon

18h Get Out (VOst)

20h30 Alien : Covenant

Dimanche 4 juin 

18h L’Amant double

20h30 A German Life (VOst) (à découvrir !)

Lundi 5 juin 

18h A German Life (VOst)

20h30 Le procès du siècle (VOst)

 

Mercredi 7 juin 

20h Marie-Francine

Jeudi 8 juin 

20h Pirates des Caraïbes 5 – La Vengeance de Salazar (3D)

Vendredi 9 juin 

20h30 Pirates des Caraïbes 5 – La Vengeance de Salazar (3D)

Samedi 10 juin 

16h L’âme du Tigre

18h Marie-Francine

20h30 Pirates des Caraïbes 5 – La Vengeance de Salazar (3D)

Dimanche 11 juin 

15h Pirates des Caraïbes 5 – La Vengeance de Salazar (3D)

Soirée spéciale

18h Bounty (En présence du réalisateur)

19h45 Cuisine Fusion

20h30 L’âme du Tigre (En présence du réalisateur)

 

Mercredi 14 juin 

16h La Lanterne Magique – Le Petit Monde des Borrowers

20h Bounty (reprise)

Jeudi 15 juin 

20h Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur (3D)

Vendredi 16 juin 

20h30 Sous le même toit

Samedi 17 juin 

18h Bounty (reprise)

20h30 Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur (3D)

Dimanche 18 juin 

18h Les voyages extraordinaires d’Ella Maillart 

(En présence du réalisateur)

20h30 Sous le même toit

 

Mercredi 21 juin 

20h Les voyages extraordinaires d’Ella Maillart (reprise)

Jeudi 22 juin 

20h La Momie (3D)

Vendredi 23 juin 

20h30 La Momie (3D)

Samedi 24 juin 

16h Le grand méchant renard et autres contes

18h Les fantômes d’Ismaël

20h30 La Momie (3D)

Dimanche 25 juin 

Événement Spécial Sahara Occidental

11h Life is Waiting (VOst) (suivi d’une discussion)

12h30 Buffet de mezzé

16h Le grand méchant renard et autres contes

18h Les voyages extraordinaires d’Ella Maillart (reprise) 

 20h30 Les fantômes d’Ismaël


Programme complet du mois de mai 2017

Mercredi 3 mai 

20h A Good Wife (VOst) (à découvrir !)

Jeudi 4 mai 

20h La Cité Perdue de Z

Vendredi 5 mai 

20h30 Alan Roura – L’aventure au bout du rêve (en sa présence)

Samedi 6 mai 

16h La Jeune Fille et son Aigle

18h Court (en présence du réalisateur)

20h30 La Cité Perdue de Z

Dimanche 7 mai 

15h La Jeune Fille et son Aigle

17h30 La Cité Perdue de Z

20h30 A Good Wife (VOst)

 

Mercredi 10 mai 

16h La Lanterne Magique – Kiki la petite sorcière

20h L’Opéra de Paris (reprise)

Jeudi 11 mai 

20h Life – Origine Inconnue

Vendredi 12 mai 

RELÂCHE

Samedi 13 mai 16h Boule et Bill 2

18h L’Opéra de Paris (reprise)

20h30 The Birth of a Nation (VOst)

Dimanche 14 mai 

15h Boule et Bill 2

17h30 Life – Origine Inconnue

20h30 The Birth of a Nation (VOst)

 

Mercredi 17 mai 

20h Split

Jeudi 18 mai 

20h Les Gardiens de la Galaxie vol. 2 (3D)

Vendredi 19 mai 

20h30 C’est beau la vie quand on y pense

22h Split (Les vendredis de l’horreur !)

Samedi 20 mai 

16h Boule et Bill 2

18h La Propera Pell (VOst) (coup de cœur !)

20h30 Les Gardiens de la Galaxie vol. 2 (3D)

Dimanche 21 mai 

11h Sentinelles des troupeaux (en présence du réalisateur)

15h Les Gardiens de la Galaxie vol. 2 (3D)

17h30 C’est beau la vie quand on y pense

20h30 La Propera Pell (VOst)

 

Mercredi 24 mai 

20h Le Songe du Luthier (en présence du réalisateur)

Jeudi 25 mai 

20h Braquage à l’ancienne

Vendredi 26 mai 

20h30 Django

Samedi 27 mai 

16h Le songe du Luthier

18h Noces (VOst)

20h30 Braquage à l’ancienne

Dimanche 28 mai 

11h L’Éveil à la permaculture (Mouvement Transition)

12h30 Brunch participatif

15h Boule et Bill 2

17h30 Django

20h30 Noces (VOst)

 


Un siècle… différent

En lisant ce matin les synopsis des prochains films qui vous seront proposés dans votre cinéma favori, j’ai été frappée par ce mot qui revient sans cesse : « différent ». Et, mémoire rétroactive aidant, je me suis rendu compte qu’à une époque où l’original peine à émerger, où la blasitude règne en maître, où toutes les créations les plus importantes, tant destructrices que novatrices semblaient avoir été d’ores et déjà découvertes, ce mot ressortait néanmoins de plus en plus en souvent un peu partout (films, livres, autres média).

Aimer différemment : L’histoire de l’amour, Le coeur en braille, éduquer différemment : Captain Fantastic, Primaire, survivre différemment : Après la tempête, pardonner différemment : Miséricorde, s’ouvrir à l’autre différemment : Fuocoammare, et tout cela sans parler d’autre chose que de cinéma… S’accumulent ainsi des milliards de gouttes d’eau dans la mer de l’indifférence, du consumérisme à outrance, au milieu des décombres de cette troisième guerre mondiale qui ne veut pas dire son nom (économique) mais qui a fait tant de victimes déjà… Des milliards de gouttes d’eau qui s’érigent lentement mais sûrement en tsunami, qui finira bien un jour par submerger ce monde dont on ne veut plus… J’aime cette résistance, cette révolution silencieuse, en marge des joueurs d’échec ou de monopoly qui manipulent leurs pions sur le grand échiquier planétaire… passez votre tour ! allez en prison sans repasser par la case départ ! J’aime cette résistance et voir mes colocaterriens sortir du rang, et, patiemment, obstinément, opiniâtrement, résolument, défaire les liens de leurs servitudes… Un monde meilleur est en train d’émerger, Anne, ma sœur Anne le vois-tu venir ?

Bonne année à tous et…

Bons films !

Christina


Noël au Balcon (du Jura…)

Qu’est-ce que tu veux pour ton petit noël, me dit mon cher et tendre par-dessus la salade de carottes finement râpée ? Je regarde à la ronde autour de moi ; je suis bien seule dans la pièce… moi ? Euh… ben… faut que je réfléchisse, dis-je en vitesse avant de sortir le « rien » qui me saute à la langue. C’est vrai que je pourrais m’en offrir des choses avec toutes ces offres mirobolantes que je reçois chaque jour dans ma boîte mail, sur ma tablette et sur mon téléphone portable… en cliquant sur « non » ou « non merci » (l’option « va te faire voir » n’étant pas encore banalisée) je me dis chaque fois que j’économise des fortunes, et je comptabilise… Aujourd’hui par exemple, j’ai économisé une voiture à 22’000 frs, hier un grand écran à 2’000 frs, avant hier un robot ménager à 4’000 frs… je me sens incroyablement riche de tout ce dont je n’ai pas besoin… Jouissif aussi le plaisir de contourner l’offre et de la trouver d’occasion (si je veux) ailleurs. Avez-vous remarqué que cette année, les commerçants sont tellement aux abois qu’ils proposent même (je l’ai vu sur les manchettes des journaux) de n’offrir que des cadeaux de seconde main ? Tu pousses le bouchon un peu loin Maurice…

Noël… chaque année c’est la grande bagarre de ceux qui sont pour et ceux qui sont contre… La litanie culpabilisante (noooon, pas du foie gras quand on voit comment ces pauvres bêtes sont traitées !) qui reprendra telle quelle à Pâques (noooon, pas de lapin en chocolat, tu as vu combien ils le font au kilo ?), bref, tout ça pour dire que moi, j’aime bien Noël, pour la raison suivante (comme dirait ma belle-mère), que en cette période de frénésie fiévreuse, j’ai l’impression, pendant de très courts instants ponctuels, que « quelque chose » flotte dans l’air qui ressemble à de l’amour et à un désir de bonne volonté…

Bon, soyons sérieux, pour mon petit noël, je voudrais… que l’équipe soudée du Cinéma Royal – que je remercie au passage pour le travail immense accompli pendant l’année – ne change pas d’un iota… Que notre adorable gérante, Adeline Stern, continue à nous trouver des films géniaux, à nous proposer des événements hors du commun, et à partager régulièrement bon petits plats et verres de l’amitié, bref, tout ce qui fait du Cinéma Royal de Sainte-Croix un endroit hors du commun. Et je sais ce que je dis, la grande voyageuse que je suis n’ayant jamais vu l’équivalent sur aucun des autres continents. Cette fin d’année, comme toutes les autres depuis que je vis ici (donc depuis longtemps), il y aura une sélection de films pour tous les goûts. Depuis l’impressionnant et très intelligent Sully, jusqu’à Aquarius, en passant par Le confessioniLouise en Hiver et même une Star Wars Story (demandez le programme !).

En fait, moi, pour mon petit noël, ce que je voudrais c’est tout simple c’est… du temps, entre autres pour aller voir tout ça, voilà ! Alors, joyeuses fêtes à tous, bonne et heureuse année 2017 et…

Bons films !

Christina


Jamais plus…

Never say never again (Jamais plus jamais)

Jamais dire jamais (Fievel et le nouveau monde)

60 ans… le bel âge. Je me suis réveillée avec un beau matin. Et tout à coup j’ai pris conscience que, voilà, il y a des choses, des buts, des objectifs, que je ne pourrai plus jamais atteindre. Oh je sais bien que des supermans et des superwomans vont toujours trouver le moyen de dire : « quand on veut on peut » mais ceux qui ont passé leur bac, fait des études de médecin, un brevet de pilote de ligne, etc. après cette date fatidique, ne sont quand même pas pléthore. Chercher du travail, en trouver, commencer une carrière, que nenni, fini tout ça ! Éventuellement continuer à écrire des livres, ou des éditos ? Bref, si on n’a pas une passion, des envies de voyages (pour autant qu’on ait les moyens et la santé !) des hobbys chronophages, une famille aux nombreux petits enfants ou vieillards à accompagner ; les activités, passé un certain cap, se réduisent comme peau de chagrin. J’en connais deux ou trois qui ont oublié de nourrir quelques intérêts collatéraux pendant leur vie active et qui se retrouvent bien démunis à l’hiver de leur vie. Je frémis à l’idée de ces chaises roulantes alignées dans les établissements médicaux sociaux sur lesquelles reposent des vies entières qui se regardent désormais en chiens de faïence sans même pouvoir partager un bon film ou le récit d’un bon bouquin. J’espère bien, quant à moi, avoir jusqu’au bout toute ma tête et pouvoir savourer encore et toujours de belles images, de grandes idées et de jolies créations… Garder en moi les meilleurs moments de tous ces films qui ont jalonné ma vie, qui m’ont permis de réfléchir, choquée, bouleversée, amusée ou simplement distraite… toutes ces époques depuis le « Fantôme de l’Opéra » jusqu’à « Sonate d’automne » en passant par « Abyss », « 2001, l’Odyssée de l’Espace » et « Les oiseaux »… À chaque génération ses génies et ses chocs culturels. Ce qui est merveilleux dans tout cela c’est qu’avec le cinéma on peut cumuler toutes les époques, et donc toutes les générations et toutes les cultures, vivre plusieurs vies… on ne s’ennuie jamais !

Je vous souhaite un bel hiver

Plein de bons films !

Christina

 


Récoltes et vendanges…

Après un été aussi riche en événements, montagnes russes entre chagrins et joies, turbulences et paix, côtés pile et côtés face de notre destin commun d’êtres humains vulnérables, activités sportives et farniente (de : « ne rien faire ») fraîcheurs et canicules, voici venu le temps du doux enfoncement dans le cocon automnal juste avant de savourer la tombée des premiers flocons ludiques, joyeuses prémices de feux de cheminée, marrons chauds et crêpes Suzette…

Mais avant toutes ces promesses qui seront tenues (ou pas), et sur ces douces considérations bucoliques, voyons ce que l’Amie Adeline nous a apporté dans son sac magique… On commence avec un film qui rend heureux – Toni Erdmann – et dedans une question : C’est quoi le bonheur ? Je vous laisse répondre. Est-ce que le bonheur est obligatoire ? Depuis quand le bonheur existe-t-il ? Êtes-vous heureux, chers cinéphiles Ste-Crix ? Quand vous aurez répondu à tout ceci, vous aurez le droit de savourer, seuls ou accompagnés, le Sans limites de Star Trek, Les 7 déesses indiennes en colère (un nouveau bollywood ?) et, finalement mais pas enfin… Peter et Elliot le dragon en 3D s’il vous plaît et ça sera tout pour le premier week-end de cette série… Dès le 15 du mois (aïe, le budget !) on essayera de garder son sang froid avec Nerve, joueur ou voyeur ? Je sens que ça va plaire à pas mal de vidéo-fans… On enchaîne sur le dernier film de François Ozon, Frantz, avec l’excellent Pierre Niney. À noter sur vos agendas le 2ème festival international de l’accordéon avec son petit concert de clôture dimanche 18 septembre à 19h30… il sera suivi par le film Des musiciens déviants à 20h30, un documentaire passionnant sur l’accordéon justement, qui l’eût cru ?

Entre le 22 et le 25 septembre ça va bouger au Royal, avec un Ben Hur sans Charlton Heston cette fois pour les fans de péplum… allons-nous y perdre au change ? Allez savoir. Maggie a un plan pour suivre, un tout vieux mais néanmoins excellent film de 2015 qui répondra, côté adulte à la problématique souvent posée par les aînés de vos enfants : est-ce qu’on peut renvoyer le petit frère, la petite sœur, d’où il/elle vient si on n’est pas satisfait ? À découvrir avec un plaisir immense et une joie non dissimulée (que nous ne dissimulerons donc pas) le 24 septembre (l’été sera fini !) l’Économie du couple, le petit dernier de Joachim Lafosse… Deux phrases révélatrices prononcées par Marthe Keller : « Autrefois on savait réparer… aujourd’hui, plus de désir, on jette… » je suis assez d’accord (à quoi bon de si belles déchetteries sinon ? Non, sérieux, c’est un peu triste).

Le dernier week-end de septembre apportera encore sa moisson de belles toiles… Kubo et l’armure magique en ouverture le jeudi, Tinou, un petit bijou bernois avec plein de bons acteurs de chez nous, basé sur un rêve réel que, comme moi, vous allez juste a-do-rer ! Difficile de choisir enfin entre Un Paese Di Calabria, une sorte de conte de fée sur les réfugiés qui pourrait en remontrer à plus d’un… et Moka tourné à Lausanne et environs par le talentueux Frédéric Mermoud avec Emmanuelle Devos et Nathalie Baye, un suspense, je vous dis pas ! Ah, et surtout revenez dimanche soir 2 octobre… Tinou sera projeté à nouveau en présence de son réalisateur, un monsieur fascinant ! Et d’ici là…

Bon films !

Christina


Le secret du bonheur…

Pour une fois je vais faire ma Baronne Nadine de R. Vous savez, celle qui donne des leçons de bonnes manières dans le journal de la Migros. Enfin, donnait, parce que c'est vrai que ça fait un bail que je ne l'ai plus croisée. Bref, je me suis laissé dire que certains médias avaient renoncé à publier les photos des attentats terroristes. Pour ne pas leur faire de la pub disent-ils avec raison. Je suis contente qu'ils aient enfin fini par réagir. Pour ma part, ne plus les lire depuis si longtemps a beaucoup œuvré pour ma zénitude. C'est le meilleur antidépresseur que je connaisse… Mais ce n'est pas le seul secret du bonheur non, non, non… il y a aussi : Ne pas regarder dans l'assiette des autres, être reconnaissant de ce que l'on a, ne pas avoir peur d'être heureux et toute cette sorte de choses dont fait partie aussi la joie de découvrir de nouveaux films. Eh oui, ne pas lire les mauvaises nouvelles dans les médias nous laisse bien plus de temps pour regarder les belles choses sur grand écran… Et pendant qu'Adeline rissole en cuisson lente sur la Piazza de Locarno pour nous choisir les belles toiles de ces prochains mois, nous allons investir le Royal et nous régaler de ses derniers choix.

Comme chaque été, pendant ce mois d'août qui s'annonce torride, quatre soirées spéciales : Britannique pour commencer avec Love & Friendship un petit bijou qui nous fera ressortir notre porcelaine de chine pour un lapsang souchong d'accompagnement, et Florence Foster Jenkins, version Frearsienne de Marguerite, qui était déjà fort bien tournée avec une Catherine Frot très convaincante. J'ai hâte de pouvoir apprécier le jeu de Madame Streep. On continuera avec la Soirée spéciale Un ailleurs meilleur ? Et deux témoignages édifiants. Stefan Sweig, adieu l’Europe dont j'ai déjà entrevu le scénario prometteur en BD (vous aussi peut-être ?) et Dans les forêts de Sibérie tiré du livre du même nom de Sylvain Tesson mais joué cette fois par Raphael Personnaz (que j'avais découvert avec enchantement dans Au bonheur des ogres). Suivra la Soirée spéciale Famille, je vous aime ! Avec Juillet Août jolie petite satire de notre époque et C'est quoi cette famille ?! Qui nous présentera une nouvelle version de la famille recomposée… peut-être quelques pistes utiles ? Allez savoir. Et enfin dernière Soirée spéciale cinéma italien avec Bella et perduta, conte inspiré d'une histoire vraie (j'adore !) et Folles de joie notre coup de coeur du mois, parodie sur la liberté et l'amour rafraîchissante… n'oubliez pas que chaque soirée spéciale est agrémentée d'un repas tout aussi spécial concocté par une équipe motivée et très inspirée.

Comme toujours il y en aura pour tous les goûts et les enfants ne seront pas oubliés (Insaisissables 2, Le Monde de Dory, L'âge de glace, Jason Bourne, Comme des Bêtes, Ma vie de chat…), mais je voudrais mettre l'accent sur deux films qui seront présentés en présence du réalisateur : Chasselas Forever de Florian Burion avec dégustation pour suivre (amateurs bienvenus !) et Le Fils de Joseph de Eugène Green qui promet d'être un petit bijou à nul autre pareil… Je vous souhaite une belle suite d'été et,

Bons films !

Christina


J’aime le cinéma Royal parce que…
 
Je viens de lire ce livre édifiant : « La cuisinière », retenez bien ce nom parce que nous allons certainement voir le film qu’ils en auront tiré un de ces jours. À ce propos, lors de mes récentes pérégrinations en librairies, j’ai été épatée par le nombre incroyable de livres tirés de films ou de films tirés de livres… on ne sait plus très bien. Vous l’avez vu aussi ? Quoi qu’il en soit « La cuisinière » est une biographie (dont on trouve un documentaire passionnant sur Youtube) au sujet de la première porteuse saine de Typhus diagnostiquée (aux alentours de 1906) à New York (USA).

J’aime le cinéma Royal parce que… chaque mois on nous propose des films à thème, intéressants, passionnants, intelligents… bon, des autres aussi hein, Retour chez ma mère, Camping 3Tarzan ou Débarquement immédiat, il en faut pour tous les goûts et tous les âges, se distraire et faire tourner « la baraque », les vacances ont commencé, nous sommes bien d’accord… Il n’empêche, c’est bien au Royal que se trouve la plus grande concentration de sujets captivants. Comme Jean Troillet par exemple, cet aventurier sympathique, ou encore Black qui évoque la jeunesse en perdition. On y montre aussi l’Outsider et je lis Ferdinand et les iconoclastes de Valérie Tong Cuong qui décrit le même genre de « course en avant » sans complaisance.

J’aime le cinéma Royal parce que… j’y prends régulièrement de formidables leçons de vie… Avec un film de Solveig Anspach, comme l’Effet aquatique, mais également avec Ma Ma qui me montrent tout ce qu’on peut faire par amour, ou encore un documentaire comme Merci Patron ! ou El Olivo qui démontrent qu’on peut faire bouger les choses avec un peu de subtilité et beaucoup d’habileté.

J’aime le cinéma Royal parce que… il me fait voyager, en Islande chez un Géant timide dont je pressens que ce sera une histoire qui finira bien parce que ça ne peut juste pas être autrement. Parce qu’il me fait voyager dans les égouts, dans le désert et même sur mars avec Above and Below, parce qu’il m’apprendra tout sur la politique canadienne avec Guibord s’en va-t-en-guerre… tout ça sans bouger de mon royal fauteuil…

J’aime le cinéma Royal parce que… il propose de si jolis films pleins de poésie, comme La tortue rouge, film d’animation et coup de cœur du mois, Le Bon Gros Géant et aussi Rosalie Blum, qui donnent encore plus envie d’aimer, d’offrir des fleurs et d’embrasser qui vous voulez…

Alors, à tous, je souhaite un merveilleux été, plein de découvertes, de poésie et surtout… d’Amour !

Bons films !

Christina


À l’heure du croissant… chaud

Pas étonnant que j’aie des frustrations… ma vie est un peu chamboulée ces derniers temps. Problèmes de santé, départ prochain de fils cadet pour l’autre bout du monde, et légers différents avec fille aînée. Mais il y a quand même des bonnes nouvelles, mon dernier ordinateur ayant déclaré forfait, j’en entame un tout neuf pour cet édito… Une bombe, je ne vous dis que ça ! Et du coup, tout le reste va suivre, le moral en premier. Après tout je ne suis pas la seule à avoir des problèmes avec ma fille n’est-ce pas ? Vous en verrez quelque chose avec Julieta sublime portrait de femme (et de mère) de Pierre Almodovar ainsi que dans À peine j’ouvre les yeux… notre coup de cœur du mois et premier film de Leyla Bouzid. « Un printemps arabe à elle toute seule » dit-on et j’ai bien l’impression qu’ « on » a raison. C’est le premier film sur lequel vous ouvrirez les yeux pour ce prochain mois de cinéma à nouveau riche et multiple. Le deuxième film est une reprise, Dalton Trumbo, on sortira des conflits mères-filles pour entrer dans ceux d’un grand malade qui n’a rien trouvé de mieux que de prendre des acteurs en otage dans une guerre entre deux super-puissances. Mais qu’est-ce que ça veut dire super-puissance au juste ? Et est-ce qu’on en est sorti de cette guerre-là ? qu’elle soit froide ou économique ? J’en doute. Heureusement que les images de Ratchet et Clank ainsi que celles d’Angry Birds nous changeront les idées en nous parlant de joie de vivre, d’engagement et de courage… Dimanche soyez tous là pour le Ciné-brunch Transition. Avec un peu de chance il va pleuvoir et vous ne serez pas à la plage (quelque chose me dit que je vais me faire souffler dans les bronches…), non, sérieux, il y va de notre conscience écologique, de notre avenir et de celui de nos enfants… et je pense qu’Alex Mayenfisch le réalisateur de ce Besoin pressant, vous le dira bien mieux que moi. En plus, c’est tourné au bord du Léman avec un bon accent vaudois, cool !

Mardi 31 mai, rediffusion de Demain, dernière chance pour ceux qui l’ont raté, à vos agendas donc ! Et pour continuer dans le domaine art, culture, écologie, documentaires et conférences, la promesse de moments très intenses ce mois encore, par ordre d’entrée en scène : le vernissage de l’Exposition d’Andréas Gritsch le 3 juin, le 100ème anniversaire du parti socialiste de Ste-Croix le 5 juin, une Conférence sur le dépistage du cancer du sein le 8 juin, une Conférence sur l’antimilitarisme en Turquie par une grande spécialiste de la question, Aurélie Stern pour ne pas la nommer, conférence qui sera suivie d’un buffet de cuisine turque ainsi que du film Abluka, suivra le 16 juin un documentaire de Sébastien Devrient Jean Troillet, toujours aventurier, en présence du protagoniste, et enfin, le 26, un documentaire de João Pedro Placido Volta à terra. Les sportifs ne seront pas oubliés non plus avec trois Matchs de championnats d’Europe au programme, les 11, 15 et 19 juin (ça en jette non, sur grand écran ?). On terminera le cycle en apothéose le 24 juin avec la Fête des réfugiés lors de laquelle sera présenté Le Kid de Charlie Chaplin.

La tête me tourne et l’envie de tout faire, de tout voir, m’habite quand je vois le choix immense de propositions… Entre Warcraft : Le commencementL’étage du dessousRobinson CrusoéCafé Society (le dernier Woody Allen !), Ma Loute (Luchini), Un homme à la hauteurAlice : de l’autre côté du miroirX-Men Apocalypse, et enfin… L’état contre Fritz Bauer. C’est pas encore demain qu’on fera maigre au cinéma de Sainte-Croix, hein dites !

Bons films ! 

Christina


Vertiges existentiels…

Je finissais le visionnage de Truth l’autre soir, et je me disais qu’il y a des expériences – tout perdre juste pour prouver qu’un personnage important (selon quels critères ?) a menti -, que je ne voudrais vivre pour rien au monde. C’est déjà si difficile de se retrouver, petits humanoïdes vulnérables, dans une société que nous n’avons pas choisie, avec des pro-ou-anta-gonistes dont nous dépendons ou qui dépendent de nous, mais dans laquelle, quoi qu’il en soit, nous ne contrôlons rien… Nous avons souvent bien du mérite d’aller jusqu’au bout de nos tâches (oui c’est juste le circonflexe sur le a, arrêtez de nous mettre des taches de sauce à tout bout de champ !) et de nos existences. C’est vrai que, contradictoirement, nous nous y accrochons à notre vie, même si elle finit mal… il faut croire que ses beaux côtés : coucher de soleil à Maubeuge, naissance du petit sixième, flocons de neige en mai… valent, eux, vraiment la peine d’être vécus… enfin, ça dépend de l’état d’esprit de chacun n’est-il pas ?

En conséquence, ce week-end, ne manquez pas Spotlight qui jette un éclairage tout aussi impitoyable que Truth sur nos dérives. Vous ferez passer ce léger goût d’amertume avec Le Chasseur et la Reine des glaces et notamment avec un mémorable couscous (surtout si c’est Adeline qui le fait) entre deux films sympas et attendrissants, Good Luck Algeria et La Vache. Dimanche 1er mai à 11h, un thème d’actualité vous sera proposé avec Le revenu de base, et à 17h30 Claire Simon vous présentera elle-même son film Le bois dont les rêves sont faits. Une expérience étonnante tournée au bois de Vincennes à la lisière de Paris.

La première semaine de mai balancera entre sujets lourds : Room, le 8 mai – une histoire de courage et de résilience, l’occasion de sortir votre maman pour sa fête… –, Zvizdan-Soleil de plomb – l’amour et ses multiples facettes –, Médecin de campagne – comment supporter la mort à venir ? – et légers : Le (nouveau) livre de la jungle dont on dit le plus grand bien ainsi que Adopte un veuf qui est une idée de base intéressante sauf s’il s’agit de remplacer une sainte, mes consœurs comprendront… La deuxième semaine de mai verra fleurir Captain America : Civil War suivi de Les Ogres, notre coup de cœur, une petite merveille autobiographique et du Dernier jour d’Ytzhak Rabin, un documentaire fascinant, qui nous apprendra tout ce qu’on veut bien nous faire savoir… mais c’est au moins ça.

Entre le 18 et le 22 mai, la neige aura fondu (peut-être), nous pourrons mettre nos pneus d’été pour amener les enfants à la Lanterne magique (avant-dernière séance de l’année si je ne m’abuse, pensez à prévoir votre inscription pour l’an prochain !) voir James ou la pêche géante même si c’est un peu tôt dans la saison des pêches ! Week-end un peu spécial avec Quand on a dix-sept ans le jeudi – Kacey Mottet Klein qu’on retrouvera avec plaisir – un film qui rappellera aux Sainte-Crix certains petits problèmes locaux. Votre cinéma préféré fera relâche le vendredi 20 mai mais vous vous enfoncerez de nouveau avec plaisir dans ses jolis fauteuils bleus le samedi 21 pour savourer Ratchet et Clank puis Welcome to Iceland, en présence de Félix Tissi son réalisateur, une comédie grinçante de vérités… Sera aussi présenté le dernier film d’Anne Fontaine, Les innocentes, un drame historique basé sur le beau sujet de la transcendance. Une nouvelle fois, un mois riche en découvertes… un immense merci à Adeline et à TOUS ceux qui travaillent dur derrière le rideau rouge pour notre plus grand plaisir !

Bons films !

Christina


Sans-titre…

Pour des raisons personnelles qui ne regardent que moi et que je suis seule à partager bien qu’elles concernent tout le monde tout en étant totalement dépendantes de ma volonté, je ne suis pas en mesure de vous présenter mon édito en ce joyeux mois d’avril. Par conséquent, il ne m’est pas possible de vous inciter à ne surtout pas manquer le coup de cœur du mois, à savoir The Assassin qui nous vient tout droit de Taïwan et qui ne raconte pas l’histoire d’une heureuse ménagère aux petits soins pour son mari et ses quatre enfants. Je ne vous dirai pas non plus que pendant longtemps, l’inculte ignare, mais non hilare, que j’étais a pensé que Taïwan était situé sur un R.O.C. Et comment faisaient-ils donc pour tourner de si beaux films sur ce grand rocher ? Bien sûr, je ne vous inciterai pas non plus à vous précipiter à la Migros la semaine prochaine pour vous extasier devant Kung Fu Panda, la peluche du siècle, ou Batman versus Superman, encore et toujours eux, ni même Free to run (puisque maintenant il paraît que ce n’est plus défendu) et Au-delà des montagnes, où sans doute l’herbe est plus verte… puisque vous savez parfaitement que c’est au Cinéma Royal que ces films se joueront… vous trouverez d’ailleurs tous les détails chez votre pharmacien préféré de la rue Neuve. 

Est-ce que je vais penser à oublier de vous dire que le 14 avril, il y aura La Révolution chez Les Visiteurs ? Et que vous aurez ainsi l’occasion de revoir ces bonnes vieilles bouilles de craquouille et corniquedouille ? À moins qu’il ne s’agisse de Jacquouille et Godefroy… Il y a fort à parier que vous ne serez pas au courant que le vendredi 15 avril Le Miracle de Tekir sera projeté en présence de sa réalisatrice roumaine Ruxandra Zenide. Une fois de plus ce ne sera pas un film futile ni superficiel mais bien un conte extraordinairement fécond… je n’en dirai pas moins. J’omettrai évidemment de vous raconter que cette même semaine seront projetés, dans la même salle et sous les mêmes lambris dorés et rénovés (honte à vous qui n’avez pas vu que votre cinéma avait été repeint récemment par notre génial bricoleur j’ai nommé Claude Massard, secondé parfois-voire-souvent par votre gérante, Adeline Stern !) deux autres films qui ne sauraient vous laisser indifférents, à savoir : Le Fantôme de Canterville, qui ne s’appelle pas Casper, et qui présume d’une soirée légèrement plus mouvementée qu’une partie de gin rummy (quoique) ainsi que De l’autre côté de la mer, du Suisse Pierre Maillard qui nous parlera à la foi de rédemption et de l’Albanie. 

Entre le 20 et le 26 avril, je ne pourrai pas vous cacher que vous allez, petits et grands, vivre une semaine incroyablement dense qui débutera avec la lanterne magique présentant Crin Blanc et le ballon rouge, aucun rapport avec Rin-tin-tin et les tuniques vertes… Qui continuera avec Gods of Egypt qui, faut-il le préciser, n’aura rien à voir avec des esclaves finlandais. Qui poursuivra avec une séance spéciale enfants (parents profitez-en pour aller festoyer !) sur les Contes des sables d’or, en aucun cas soporifiques, avec en clôture de dimanche une Conférence de Lucien Willemin sur l’énergie grise qui requerra toutes les petits cellules grises elles aussi du groupe Transition sans oublier les vôtres. Avec, comme toujours un brunch participatif gratuit… 

Du 24 au 26 avril LES TOILES EN FÊTE… Un maelström de saveurs visuelles avec Le Fantôme de Canterville que vous reverrez avec grand plaisir, suivi par Nice People le lendemain, un documentaire suédois passionnant qui n’évoquera pourtant aucun smorgasbord, dommage c’était bien bon aussi… et encore, et surtout, trois (3) Avant-Premières (notez les majuscules !), je cite : Dalton Trumbo, Adopte un veuf et Eddie de Eagle. Une fois de plus un choix judicieux que je ne vous oblige pas à négliger ! 

Bons films !

Christina


© 2017 Cinéma Royal de Ste-Croix