Editos

Edito - 28 janvier 2014

 

Tout ce que j'aime !

Les liens du sang où ceux du coeur ? Mon chéri va de nouveau me dire que je "fais dans le social". C'est vrai, c'est chez moi une vocation contrariée. Hier je pestais de ne pas pouvoir entrer dans des films moyennement, voire très, violents et aujourd'hui je ne sais plus où donner de la tête tant ceux qui nous sont proposés me semblent humains. Peut-être qu'après voir chanté sous la pluie, mercredi à la Lanterne Magique j'aurai les idées plus claires ? Allez savoir… Et s'il fallait justement ne pas avoir les idées trop claires pour accéder totalement à Baguette Magique ? le film de Frédéric Gonseth qui sera présenté ce même soir à 19h30 en présence du réalisateur dans le cadre de l'Association Générale Gens des Hauts Pays. Le peu que j'en ai apprécié grâce à la bande annonce est tellement prometteur. Je vois déjà la soirée de rêve se profiler à l'horizon ! Imaginez : un immense manège, un dresseur magicien, un chef de Choeur charismatique, des chanteurs extraordinaires et des chevaux en liberté !

Petit changement de registre le lendemain soir avec La vie rêvée de Walter Mitty. Le film incontournable pour tous ceux qui ont l'habitude de se céconnecter de temps en temps de leur routine et de se lâcher dans un imaginaire débridé. Je sens qu'on va nous donner des idées et des ailes, un vrai feu d'artifice ! Heureusement d'ailleurs parce que le lendemain soir, Philomena sera un film nettement plus sérieux (et plus social) même si tout aussi captivant. A une époque où il n'est plus si scandaleux de voir des adolescentes enceintes, ça va nous faire tout drôle de replonger dans l'enfer des Magdalenes Sisters (Peter Mullan - 2001). Une chose reste immuable cependant, on ne parle toujours pas des pères.  A croire qu'elles ont toutes fait leur bébé toutes seules. Vous dites ? Problème de déni ? Je vois.

Opéra Passion avec La Dame du Lac de Rossini sur un livret de Tottola d'après un poème de Walter Scott. Dont je viens d'apprendre que, outre le fait qu'il soit l'auteur d'Ivanhoé, il est né le même jour que moi (et que Napoléon !) et que c'est à lui qu'on doit le retour du tartan et du kilt dont le port et l'usage avaient été interdits par une loi du Parlement anglais de 1746. Vous voyez ce que ça donne quand on empêche un homme de porter sa jupe ?  Ceci dit, j'aime vraiment beaucoup Giacomo Rossini. Je me réjouis de voir La Dona del Lago et j'espère que j'aurai autant de plaisir qu'à l'écoute de son Guillaume Tell.

Si comme moi, votre mère vous a élevées en scandant : Jamais le premier soir (si tu veux qu'il t'épouse), lisez bien ce qui suit : selon la réalisatrice, Mélissa Drigeard, le titre du film ne doit rien au hasard. Au contraire : "C’est fou, cet acharnement à vouloir faire du bonheur une équation ! Je pense au contraire que la bonne méthode pour être heureux c’est surtout de ne pas en avoir (de méthode). A l’évidence, tout le monde se plante. C’est ça qui est drôle ! D’ailleurs le titre Jamais le premier soir est un clin d’oeil moqueur : il reprend l’une de ces premières règles absurdes que l’on trouve au chapitre « Amour » dans les ouvrages d’épanouissement personnel."  Voilà qui remet bien l'église au milieu du village !

Revenons-en au social avec Ne m'oublie pas. Elle était engagée, elle avait fait de la politique, elle avait une sacré personnalité et voilà que tout fout le camp, il s'en est rendu compte le jour où elle a carrément oublié les cadeaux et le repas de Noël... C'est l'hommage magnifique d'un fils à sa mère, une façon intelligente de contrer une maladie impitoyable, de garder la mémoire. Nous resterons au coeur de l'humain encore avec cet autre film tout aussi poignant dont j'ai repris le commentaire suivant que je trouve autosuffisant : «Le thème de L’escale est celui des désillusions. C’est un film sur des gens qui essaient de s’extraire de leur condition et d’avoir prise sur leur destin» explique Kaveh Bakhtiati, son réalisateur, précisant encore: «Jamais je n'aurais imaginé, avant de partager leur quotidien, à quel point  ils (les émmigrés) étaient plus courageux et entreprenants que je ne l’avais jamais été. Il y une force contagieuse en eux, qu’on retrouve dans les yeux des survivants ou des miraculés». Et de ceux qui n'ont rien à perdre aussi non ? Nous nous réjouissons de le voir et aussi de rencontrer Monsieur Bakhtiari !

Le dernier chef d'oeuvre de Miyazaki (qui vient de nous annoncer qu'il prend sa retraite à 72 ans), Le Vent se lève,  nous sera proposé dimanche à 15 h et à ce que je vois, il n'est pas seulement destiné aux enfants. Venez nombreux voir ce film magnifique, le seul film de Miyazaki qui est tiré d'une histoire vraie (si mes sources sont justes !) La semaine suivante sera tout aussi intéressantes avec, pour commencer, le jeudi 13 février, un film de Steve McQueen (II) 12 Years a slave. Un film fascinant quand on pense que tout cela est parti d'un affreux malentendu, naître libre dans un état libre et se faire enlever et vendre (est-ce que c'est vraiment fini ce temps-là ? pas si sûr…) Yves Saint Laurent nous sera proposé vendredi pour la St Valentin. Ça tombe bien, rares sont ceux qui n'ont pas aimé ses créations. Avec en plus l'occasion de revoir Guillaume Gallienne, le joli cadeau que voilà ! Samedi (et dimanche), un coup de coeur : Henri, de notre amie Belge Yolande Moreau qu'on ne présente plus ! D'après ce que j'en ai entrevu, on dirait bien que nous allons faire un immense plongeon dans son univers très spécial d'émotion et de poésie…

Bons Films !
Christina


Edito - 6 janvier 2014

 

Et des films sur la toile...

Lundi 6 janvier. Holà…. voilà qui nous rapproche dangereusement de l'été.

Il y a comme ça des choses qui ne changent jamais. Les américains nous submergent de block-busters, les Suisses nous font de magnifiques films engagés et/ou documentaires, les Coréens (Nord et Sud) un cinéma d'auteur à questionnement poético-philosophique, les Britanniques, les Orientaux et les Australiens retravaillent leur histoire, les Sud-Américains partent à la découverte du monde et de ses espoirs.

Chacun à sa manière poursuit sa route. Vers la Liberté, comme Nelson Mandela, vers la survie et la paix sociale, comme Suzanne, vers les fantasmes d'égalité comme Angélique, à la recherche de ses origines comme Loulou, vers le dépassement de ses limites comme Robert Redford dans All is lost, vers un désir de justice et d'évolution, comme Fred Hausamman dans Bouge ! Vers la réalisation de ses Rêves d'or, vers notre édification historique avec Mary, Queen of Scots, vers une fresque futuriste destinée à nous faire prendre une certaine conscience avec Snowpierce et enfin, vers une recherche d'honnêteté politique avec Le cinquième pouvoir voire d'égalité des droits avec La marche.

Nous aurons aussi la chance de recevoir au moins deux réalisateurs de talent, tels Fred Hausammann le 9 janvier et Thomas Imbach le 11 janvier. Avec aussi une découverte (Rêves d'or), une avant-première (Mary, Queen of Scots) et un  coup de coeur (Snowpiercer), voilà un mois de janvier bien riche en événements !

Je nous souhaite à tous de bien en profiter !

Bons films !
Christina


Edito - 26 décembre 2013

 

Une porte qui s'ouvre…

Voilà deux films que je savoure coup sur coup (en privé) et qui se terminent sur une image d'Espoir. Une porte sur le point de s'ouvrir. Deux films qui ne me laissent pas, une fois de plus, dans mes chaussures lourdes de boue terrestre, juste présente et impuissante.

Il reste bien des choses que je ne comprends pas, certes. Par exemple, comment nos jeunes peuvent, à la fois, apprécier Hunger games et avoir envie de servir auprès des plus démunis. Je m'explique, partout autour de moi, je les entends qui veulent changer le monde, pour le meilleur et pour longtemps. Ils y croient. Vraiment. Nous l'avons tous fait au même âge, me direz-vous. Peut-être. Mais depuis, on m'a tellement rabattu les oreilles, en langage tautologique, redondant, rabâché, ressassé, déçu, désolé, amer, frustré, j'en ai tellement lu… sur tous ces jeunes qui, tous ces jeunes dont, tous ces jeunes que et surtout tous ces jeunes qui ne pas, n'ont plus, et j'en passe, que je suis tombée de très haut depuis mon piédestal de vieille qui n'a pas mieux réussi, et qui, même si elle a fait ce qu'elle a pu,  a pu peu et pour cause… Alors que pendant ce temps là, l'une est partie en Turquie et dans les montagnes d’Afghanistan (ou du Pakistan ?) pour essayer de comprendre et pour rendre compte. L'autre a filé en Haïti donner un coup de main pour réparer les colères naturelles. Une troisième a passé six mois sur un bateau-bibliothèque pour partager dans le tiers monde. D'aucun servent à tous les carrefours et sous toutes les bannières. Peu importent lesquelles du moment qu'ils servent. Ils sont là, ils sont présents, ils sont partout, ils sont notre avenir et la lumière de notre planète (et la nique à la minorité qui a choisi un autre chemin).

Mais ne vous méprenez pas pour autant. Nos jeunes sont sans doute Sur la terre des dinosaures depuis peu, mais ils apprécieront tout de même d'aller voir le Hobbit, puis ils se regarderont dans Le miroir magique, ensuite ils compatiront avec Belle et Sébastien, et pour finir ils croiront à fond au Baiser d'Amour de la Reine des Neiges tout en s'insurgeant sur les injustices de 100% Cashemire.  Et tout cela en comptant sur vous pour leur apporter leur Lunchbox en temps et en heure bien entendu ! Fasse le ciel qu'ils ne deviennent jamais des Loups à Wall Street, même si c'est un Casse-tête chinois de nos jours d'inventer sa vie autrement.

Avant de clore cette dernière chronique de l'année 2013, j'ai très envie d'envoyer un IMMENSE MERCI à toute l'équipe du ROYAL. A Adeline, à Sébastien, à Claude, à Sarah, à Dominique, à Chloé, à Nicolas, à P.A., sans oublier Vincent et tous ceux qui travaillent dans l'ombre (c'est presque mieux au ciné !) pour notre plus grand bonheur, et nous offrent, année après année de quoi rire, de quoi pleurer, de quoi réfléchir et de quoi rêver. Merci aussi à tous les amateurs de films qui font l'effort de se déplacer pour donner au Grand Écran sa raison d'être et permettent que perdure la magie des salles obscures.

A tous un très joyeux Noël et de belles fêtes de fin d'année !

Christina


Edito - 9 decembre 2013

 

Comme une pluie d'images sur la toile...

Et on commence cette petite quinzaine en fanfare avec le plus classique de tous les ballets : Casse­ Noisettes pour ne pas le nommer. Une musique qu'on se rappelle par coeur et qu'on se surprend à siffloter au détour d'une bonne douche. J'ai vu que le programme de la saison prochaine promet d'être absolument magnifique. Cendrillon, La Dame du Lac, Alice au pays des merveilles, Il trittico, le Lac des Cygnes et Nabucco. Réjouissez-vous! Jeudi 12 et Vendredi 13 (encore !) nous aurons droit au deuxième volet de Hunger Games. La célèbre trilogie dont tous les bénéfices seront reversés à la Fondation en Faveur des Adolescents Obèses. N'oubliez pas d'apporter vos salades pour l'entracte! Samedi et dimanche, nous naviguerons En Solitaire avec un de mes acteurs préférés, François Cluzet (Le dernier pour la route), et je ne dois pas être la seule à aimer, puisque ce film est parenthésé en coup de coeur ! Ça sera un événement mal de mer à ce qu'il paraît. Accroche­toi Adeline ! Alors, je vous le dis tout de suite, contre le mal des transports, terre, mer ou les deux, un seul remède : Le Gingembre. Vous prenez du gingembre frais... non, le mieux c'est que vous me demandiez  la recette par mail. Christi­-yen­-na-­point.­com, tout le monde connaît. Sur la mer toujours, on change de héros et on passe à Tom Hanks (Ah! inoubliable Apollo 13) dans Capitaine Phillips, tiré d'une histoire vraie de nouveau. En fait, est-ce qu'on est un vrai héros quand on se met soi-même dans la mélasse quitte à détourner les puissants de ce monde pour nous en sortir ? Moi, j'appelle ça autrement. Enfin, je serai curieuse de voir comment le réalisateur va nous justifier ça. Vous connaissez l'histoire de Fleupeuteu le réalisateur ? Non, bon, tant pis, ça sera pour la prochaine fois... Retour aux valeurs sûres dimanche à 15 heures avec Il était une forêt, de Luc Jacquet. Un de ces films qui vous redonne confiance dans la Vie à défaut de dans la civilisation. Jeudi 19 décembre, vous sera présenté Blood Ties de Guillaume Canet. C'est un remake très bien lifté parait­-il. Vous vous souvenez de cette histoire de deux frères antagonistes ? Non, pas Cain et Abel ! Pas non plus Esaü et Jacob, même si nous sommes en pleine saison de lentilles. Non, il s'agit ici d'un policier et d'un  truand, mais chuut, on vous attend jeudi. Samedi et Dimanche, nous marcherons Sur le chemin de l'école, de Pascal Plisson, documentaire passionnant s'il en est, et, The Immigrant, samedi et dimanche aussi, va nous replonger dans l'atmosphère sinistre d'Ellis Island. Je ne voudrais pas dire de bêtises, mais ça ressemble fort à un camp de réfugiés, comme on en trouve un peu partout dans le monde désormais. Est­-ce qu'il y en avait d'autres avant celui­-là, ou est-­ce  que c'était le premier ? Il va falloir que je re-­ouvre mes livres d'histoire. Bref, dans le film, La pauvre petiote est séparée de sa soeur et se trouve obligée de faire des choses que la décence m'interdit de nommer ici... quand Griffith rencontre Zola, ils se partagent l'Orange de Noël...

... Mais ce n'est pas encore le moment, même si j'en connais qui sont très pressés d'arriver au 23 !
Bons Films !
Christina


Edito - 29 novembre 2013

 

 

Bien au chaud dans un cocon Royal

Ce soir et demain soir, Thor : Le monde des ténèbres. Je me disais comme ça… quand je vois tout ce que doivent accomplir les jeunes gens des sagas actuelles pour gagner leurs galons de héros (et le pain qui va avec), je ne m'étonne plus que nos jeunes à nous s'ennuient ferme. Pas de combat inter-galactique, pas moyen de sauver la terre et les neufs mondes d'un mystérieux ennemi qui convoite l'univers tout entier (et croyez moi, dès qu'on a tourné à gauche après la Lune, c'est grand l'univers) et j'en passe et des plus terrifiantes… Bref, aller chercher le lait à 6 ans, entre chien et loup, se retrouver face à un "gros" et "vrai" chien aboyeur au détour d'un chemin de campagne,  à la limite, ça fait juste rire non ? Et que dire aussi de Pipe qui, avec sa première AVS va enfin pouvoir s'offrir le boguet de ses rêves ? Qui se souvient de ses tentatives maladroites sous le regard mi-incrédule, mi-paniqué de Luigi ? Après toutes ces batailles épiques (là je reviens à Thor, mais pas sans raison), pour autant que vous vous en sortiez vivant, avec ou sans Nathalie Portman, vous vouliez de la bonne vieille poésie (pourquoi est-ce qu'on associe toujours "bonne" et "vieille" aux choses sympa ?) vous allez en avoir. Et pas que les Petites Fugues, il y aura aussi un excellent documentaire de Monsieur Yersin, Tableau Noir, après une conférence d'Eric Walther et avant : Et au milieu coule le Doubs, dimanche matin. J'ai l'impression qu'il y aura un joli partage d'émotions, au Jeudi 12, pendant le super-brunch qui suivra la projection, pas vous ? Moi j'adore les histoires qui se passent là où j'habite et dans lesquelles je peux reconnaître les arbres,  les physionomies… et les boguets !

La semaine suivante, changement d'ambiance avec Inside Llewyn Davis. Quoique. A seconde vue ça me semble assez poétique aussi. Pour ceux qui aiment les chats. Et, à part moi, ils sont nombreux, je sais. Et puis de toute façon, un Joël et Ethan Cohen ça ne se rate pas, point barre. Et entre le 5 et le 11 décembre, il va s'en passer des choses au Royal ! Après Inside Llewyn Davis et son chat, Trigon fêtera ses 25 ans (marrant avec toutes rides je lui aurais donné plus !). Du coup, samedi soir nous verrons When I saw you (si j'ose dire). J'ai essayé de trouver une bande annonce, histoire de me faire une idée, mais rien à faire. Au Royal, nous sommes tellement en avance sur tout le monde que nous montrons les films avant même que les bandes-annonces sortent ! A lire le résumé, je sens que ça va me plaire. La nuit passée j'ai été très émue par le film I am a slave, dans lequel on montre un père qui marche pendant des jours et des semaines pour retrouver sa fille, et là, c'est un petit garçon qui va se lancer dans sa quête. Quand l'Être refuse la dictature il est capable de sacrés miracles non ? Un peu plus tard dans la soirée, Workers, qui n'aurait pas déplu à Ricardo Darin (même si l'Argentine est un peu loin de Tijuana) revisitera pour nous le monde des pauvres errants de ce monde. Et dire qu'il y a eu une période dans ma vie où j'étais sûre et certaine que je pourrai toujours aller partout quand je sera grande parce que je ne savais même pas que les frontières existaient ! Dimanche 8 décembre, nous allons commencer par  nous instruire, avec le superbe documentaire de Luc Jacquet Il était une forêt, qui se jouera en "matinée" (je n'ai jamais compris pourquoi on appelait "matinée" trois heures de l'après-midi!) à 15 h. Rien que le début de l'annonce sur Allociné : Pour la première fois une forêt tropicale va naître sous nos yeux… ça semble fantastique et donne vraiment envie de voir la suite ! Dendrologues amateurs à vos marques ! On continuera ce beau dimanche avec The Orator. Encore un film trop jeune pour avoir une bande-annonce. Mais bon, à ce que j'ai cru comprendre, il s'agirait de ne pas faire dépendre la capacité de tchatche de la taille de l'individu. Ce qu'ils ne savent pas chez Trigon, c'est que nous, à Ste-Croix, c'est une erreur que nous ne commettons plus, n'est-ce pas Adeline ? Le week-end se terminera sur un événement encore plus fort que tout : Un épisode dans la vie d'un cueilleur de fer… et là il y a d'autant moins de bande annonce que le film ne sortira qu'en février 2014. Quand je vous dis que nous sommes les plus forts à Ste Croix hein ? Merci qui ? Merci Adeline ! Et que tout cela ne vous empêche pas de vous casser (censuré),  d'aller voir le Casse Noisette (c'est marrant ils le mettent au singulier ?!) de Monsieur Piotr Illitch Tchaïkovski mercredi 11 décembre ! Soyez nombreux, ça va chauffer !

Bons films
Christina


Edito - 5 novembre 2013

 

 

C'est jeudi, c'est Gravity !

La 3D pour dix francs la place ! Qui dit mieux ? J'ai l'impression que Monsieur Cuaron nous a réalisé là un des (encore) rares films cultes du 21ème siècle. Il y a un siècle les suissesses étaient loin d'avoir le droit de vote (ça c'est au moins une information dont je suis sûre !) et maintenant voilà qu'avec des petites lunettes magiques elles peuvent aller dans l'espace comme tout un chacun. ...Il était crucial, à nos yeux, que le personnage central soit une femme, car on se disait qu'il y avait un lien vital entre sa présence maternelle et la Terre... nous confie Monsieur Cuaron. On dirait bien qu'il a tout compris non ? J'ai lu Au bonheur des ogres il y a un temps que la décence m'interdit de mentionner ici ! Enfin, très longtemps, on va dire. Et pourtant je n'ai pas oublié l'essentiel. Si ma mémoire est bonne. C'est bien dans ce livre-là que les héros ne sortent plus de leur lit pendant toute une année après être tombés (dedans) amoureux ? Ça m'avait marquée ça… Un rêve qui sera mis en images vendredi soir. Dimanche à 14h nos chères têtes blondes - parmi celles qui ne l'ont pas encore vu - et je suis sûre qu'il y en a - applaudiront Planes en 3D - j'espère que les lunettes ne seront pas trop grandes - alors que leurs parents, eux,  se prépareront à savourer L'Expérience Blocher, sans lunettes, mais avec un droit de réponse et un verre amical en compagnie de Monsieur Jean-Stéphane Bron. Un rendez-vous à ne pas manquer ! De même que celui de la Lanterne magique mercredi 13 novembre. Les fauteuils seront encore chauds à 19h30 pour l'Opéra-Passion : Adriana Lecouvreur. Comme je ne connais cet opéra ni des lèvres ni des dents, je suis allée me renseigner chez Tonton Wicky. Après trente pages sur Adriana Karembeu (oups, wrong planet !) j'ai enfin trouvé celle qui m'intéresse et Tonton me dit : Adriana Lecouvreur est un opéra en quatre actes, musique de Francesco Cilea, livret de Arturo Colautti, d'après la pièce d'Eugène Scribe, Adrienne Lecouvreur. Vous en savez plus ? Moi non plus. Alors, j'ai creusé un peu et j'ai lu : Le sujet est puisé dans la rivalité, historiquement authentique, qui opposa la Princesse de Bouillon et la fameuse actrice Adrienne Lecouvreur, célébrée par Voltaire. C'est quand même chouette de s'instruire vous ne trouvez pas ? Jeudi 14, pour me reposer - tant d'instruction c'est éprouvant ! -  je viendrai voir le dernier Luc Besson : Malavita. La maffia revisitée au camembert, ça doit valoir son quota de crème double. Deux séances de Turbo en 3D ce week-end du 13 au 17. Vendredi soir - pour ceux qui ont la permission de 11 heures - et dimanche après midi pour tous les autres. On va enfin pouvoir mettre la pression pour qu'ils finissent leurs asssiettes hé hé… J'ai quand même dans l'idée que tout ce joli monde sera de nouveau au rendez-vous, en compagnie des parents cette fois, pour savourer L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet (3D). Que voilà une incursion fantastique, dans l'univers de Jean-Pierre Jeunet, qui me paraît bien prometteuse. Metallica Through Never, encore et toujours en trois dimensions, est un documentaire fictionnel qui nous sera présenté samedi soir, comme tout bon documentaire fictionnel qui se respecte. J'écris n'importe quoi ? Vous ne le penserez plus quand je vous aurai précisé que ce "docu" là parle de hard rock, d'une mission énigmatique et d'un mystérieux chevalier masqué. Voilà qui explique tout ! Ou pas. Quant à la  semaine du 21 au 24 novembre, non seulement elle nous rapproche dangereusement de Noël, mais en plus elle nous promet quelques superbes moments… A commencer avec Left Foot Right Foot, l'événement du week-end, présenté par son réalisateur et qui va passionner tous ceux (dont moi !) qui s'intéressent aux laissés pour compte de notre société. Vendredi et samedi nous ferons la connaissance d'Attila Marcel. Le dernier Chomet… Ma parole ! tous les meilleurs réalisateurs ont sorti leurs films en même temps cet automne ! M'est avis que l'heure d'hiver leur convient mieux à eux aussi ! En attendant : Attila, je ne te manquerai pas ! (les autres non plus d'ailleurs). Attention, pour ceux qui l'auraient zappé, Adeline a la gentillesse de nous repasser Les garçons et Guillaume, à table ! A ne plus rater cette fois !

Bon films
Christina


Edito - 9 octobre 2013

 

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle…
Nos souvenirs à la petite cuillère...

J'ai le vertige quand je lis que Le Majordome a traversé huit présidences américaines pendant les trente glorieuses (1950-1980), et qu'il a travaillé dur pour se faire sa place au soleil, après avoir fui, en 1926, la ségrégation américaine imposée aux noirs, depuis 1896 jusqu'à la fin des années soixante. Comment ils nous disent ça sur Wiki ? Séparés mais égaux (la ségrégation pour les nuls). Imaginons…Voyons le contexte…  En Angleterre on fabrique la première locomotive à vapeur en 1804. A peine onze ans après avoir décapité Louis XVI (16 pour ceux qui n'ont pas les chiffres romains sur leur téléphone !) En 1890 l'avion est inventé et, en 1895, le cinéma. Le dernier Tsar de toutes les Russies a été assassiné dans sa cave avec toute sa famille (et trois domestiques ce que je trouve particulièrement injuste !) en 1918 (environ, ils ne sont pas tous d'accord sur la date) tout de suite après le premier génocide arménien de 1915-1916 ("ils" ne veulent surtout rien savoir sur cette date-là non plus !). On a beau montrer nos frimousses sur Facebook depuis 2004, j'ai presque l'impression que notre monde est bien tranquille en comparaison. Quoique…

Secrets de tournage : Réaliser un film sur sa vie et celle de ses parents constitue la parfaite occasion de mettre en scène sa famille : "La Danza de la Realidad n’est pas seulement un film mais aussi une forme de guérison familiale, puisque trois de mes fils jouent dedans. Je retourne à la source de mon enfance, dans le lieu même où j’ai grandi, pour me réinventer", explique Alejandro Jodorowsky, précisant également que son épouse Pascale Montandon prend part au projet en tant que costumière. Est-ce qu'elle leur fait la cuisine aussi ? Ah! les bonnes soupes de maman sur le tournage !  Train de nuit pour Lisbonne… Jérémy Irons, Bruno Ganz, Lena Olin, Mélanie Laurent, Charlotte Rampling… Que des têtes d'affiche pour une histoire superbe qu'il ne faut surtout pas laisser passer. Moi, je fonce à la librairie Clin d'Oeil pour commander le livre de Pascal Mercier.

Allo Tonton… pourquoi tu tousses plus ? Vous avez, bien entendu - vous êtes tous si jeunes - oublié cette célèbre réplique de Fernand Raynaud. Je viens de voir que vous pouvez l'écouter sur Youcylindre pour pas un rond. Tout ça pour vous dire que Les Millers - une famille en herbe c'est un peu la même chose. Sur l'air de "Comment adapter intelligemment une situation à ses besoins".

La vie d'Adèle par contre, ne donne pas dans la manipulation, quelle qu'elle soit. Et s'il s'agit d'amour, celui-ci ne souffre d'aucune compromission. Les deux superbes égéries de la Palme d'Or ont vraiment bien travaillé… à vous d'apprécier !

Restons Zen, un autre film que je me réjouis de voir, c'est Ilo Ilo… ça fait un moment que je l'avais repéré  (tout comme le dernier Sylvain Chomet - Attila Marcel -  que je me réjouis de voir aussi le moment venu). Évidemment les biographies c'est mon point faible, qu'elles viennent du fin fond du Valais (Moi, Adeline Accoucheuse), de Suisse-Allemande profonde (Dum und Dick) ou du sommet du Fuji-Yama, la vie des autres me passionne toujours autant. Et là, avec ce tout mignon petit japonnais je sens que je vais avoir mon quota d'émotions.

Je survole en vitesse les Planes, qui, soit dit en passant, m'a l'air d'un film d'animation tout ce qu'il y de plus sympa. J'ai craqué pour le graphisme, que voilà un Disney fidèle à lui-même ! Qui ne saurait manquer de plaire à vos enfants dimanche après-midi et qui vous assurera, à vous, si vous ne restez pas, au moins deux heures de bonheur… chuuuut ! (finalement on devrait doubler les prix pour ce genre de séances).

Dimanche soir pour ceux qui l'auraient raté, il y a de nouveau Ilo Ilo… c'est toujours en Asie, c'est toujours en couleurs, mais attention… c'est l'horaire d'hiver ! Vous serez sûrs qu'il est 21 h mais en fait il ne sera que vingt heures… Tadaaaaam ! Elle est pas belle la vie ?

Pas besoin de sortir pour Halloween cette année (d'ailleurs il n'y a plus de promo sur les draps de lit), avec Prisoners jeudi 31 octobre, ça sera de l'action, de la réaction et les frissons longs des violons de l'automne… brrrr il souffle comme un petit air de Cemetery, Stephen King ne doit pas être loin… je sens qu'il va me falloir un grand pot de Miele vendredi, pour adoucir tout ça. Ou pas. On dirait bien que c'est un film qui fait vraiment réfléchir une fois de plus. Et chez nous, depuis que l'euthanasie est légalisée (sous certaines conditions) à quoi en sommes-nous ? Je constate qu'il s'agit de nouveau d'un film de femme (vous avez vu ? depuis quelques temps elles sont vraiment partout ! Et quel talent !) qui va faire mouche ! Et pour finir cette série en beauté, qui c'est qui va faire battre nos petits coeurs sensibles samedi et dimanche ? C'est Diana… eh oui… Je me suis laissé dire que Naomi Watts avait peur de ne pas être à la hauteur… c'est ce qu'on va voir et ça m'étonnerait beaucoup !

Bon films !
Christina


Edito - 25 septembre 2013

 

 

Un ouragan ? Un Tsunami ? Non, le Royal tout simplement...

De l'action, encore de l'action ce week-end. Un héros laconique et nyctalope (restons polis !) qui joue "en extérieurs". Riddick pour ne pas le nommer. C'est marrant, pendant si longtemps on a importé des Martiens sous toutes les formes sur la terre et depuis quelque temps, c'est nos héros qui envahissent Mars, ou Jupiter, ou Saturne va savoir. Il faut croire que les tempêtes martiennes - ou jupitériennes ou saturniennes, va savoir - remplacent avantageusement nos riquiqui tsunamis non ? A votre avis, est-ce que tout ça n'est pas un message codé pour faire comprendre à certains qu'ils pourraient laisser la Syrie tranquille et aller s'ébattre sur une autre planète ?

De l'action encore, mais rythmée différemment cette fois. Grigris, raconte le metteur en scène est "un peu danseur, un peu photographe, un peu réparateur de radios – bref, il est dans la débrouillardise et dans la survie, ce qui l'oblige à bouger. Chez lui, bouger devient une forme de nécessité. Et la musique essaie de raconter cette réalité-là et de rendre compte de la vie de ces petits artistes de la vie quotidienne."

Gabrielle. De quel droit interdire une vie amoureuse et sexuelle aux handicapés ? Oui, bon, d'accord, mais aux handicapés légers alors ? Et on détermine comment le degré de handicap où un être a droit à l'amour ? C'est quoi l'Eugénisme ? Toutes ces questions et bien d'autres encore, vous pourrez les poser aux responsables de l'Insième Vaud qui viendront partager ce film et le débat qui suivra avec nous, soyez présents au rendez-vous !

Après une rediffusion du Volcan la semaine suivante, et avant la nuit du court métrage, nous participerons à un autre événément : Les grandes ondes. Je me réjouis d'avoir l'occasion de faire la connaissance du réalisateur Lionel Baier et de passer une soirée à la fois hilarante et instructive…

Et bien sûr, quoi que vous fassiez le reste du temps, vous vous devez d'être là le :

 

Samedi 5 octobre 2013 pour la 11ème édition de
LA NUIT DU COURT MÉTRAGE

 

18h00    Best of Switzerland
20h30    Italians do it better
22h15    Vincent, c'est ton homme !
23h30    D'une chambre à l'autre

J'ai hésité à vous détailler le contenu de chaque opus, mais non, je n'en ferai rien. D'abord, il y a plein de programmes complets un peu partout et ensuite, VENEZ, VENEZ, VENEZ. Venez tous ! Venez nombreux ! Comme chaque année, vous ne serez pas déçus, c'est bien ce dont je suis sûre !

On essayera de se remettre de ce week-end exceptionnel la semaine suivante et grâce à Rush, ça devrait pouvoir se faire. A voir, et surtout à entendre, l'enthousiasme exubérant de Sébastien, comment ne pas céder à l'appel ? De toute façon, même si moi, j'ai passé l'âge des vroom-vroom,  j'ai un petit faible pour Ron Howard dont j'ai suivi quasi toute la carrière depuis Happy Days jusqu'à ce jour. Et dire que ça fait 38 ans qu'il est marié à la même femme ! (j'allais dire "fidèle" mais au fond, je n'en sais rien pas vrai ?). Bref, n'oublions pas le principal : après la séance de samedi soir, nous engagerons le débat avec des pilotes de rallyes venus exprès pour l'occasion et prendrons l'apéritif avec eux. Mais attention ! Juste un hein !

Pour ceux qui, comme moi, n'ont pas eu la chance de pouvoir assister à la Fête du Cinéma dans son intégralité, l'occasion va se présenter, vendredi 11 et dimanche 13 octobre (18 ans de mariage pour votre servante !) de redécouvrir Blue Jasmine et de découvrir Alabama Monroe. Blue Jasmine étant le dernier Woody Allen (donc de l'or en barre) et Alabama Monroe : the broken circle un nouveau petit bijou de ce cinéma belge qui n'en finit pas de monter…

Bons films !
Christina


Edito - 12 septembre 2013

 

Et vive la fête !!!
… du cinéma !

On prend les même et on recommence… ça veut dire, beaucoup d'action, un peu de réflexion, une dose de trouille, une grosse pincée de rigolade et un nappage d'émotions sweet and sour.

On commence avec Red 2 - ce soir et samedi soir - et j'espère que les fauteuils resteront en place parce que là… ça va déménager ! J'espère aussi qu'il me restera autant d'énergie quand j'aurai l'âge des protagonistes. Oups ! J'ai bien peur d'avoir déjà l'âge de certains… On change de registre vendredi 13 (n'oubliez pas votre loto !) et dimanche soir avec un film - Your sister's sister - qui navigue entre rire et larmes, on appelle ça la dérive des sentiments, joli non ? Un autre genre de dérive, samedi et dimanche avec Jeune et jolie de notre ami François Ozon. J'ai regardé les bandes annonces comme d'habitude… je ne sais pas trop quoi dire pour ce film. Et apparemment c'est bien ce que voulais Monsieur Ozon, nous laisser déterminer par nous-mêmes les leçons que nous tirerons de son film. I shan't possibliy comment...

Le week-end suivant, tous aux taquets comme dirait ma fille… c'est le moment ou jamais de faire preuve de votre intérêt, que dis-je votre passion, pour votre cinéma préféré ! Adeline vous a concocté, pour l'occasion, un programme fantastique avec seulement six avant-première et un coup de coeur. Ça démarre très fort, jeudi 19, avec My sweet Pepperland où nous aurons le plaisir de retrouver dans un très beau film, la superbe actrice de Syngué Sabour.  Un pseudo western au parfum d'actualité… Violette, vendredi soir… Ça me fait penser que si je continue à étudier les filmographies des acteurs et tout ce qui a été dit et publié sur tous les films que nous présentons ici, je ne suis pas prête d'avoir fini mon souper moi… Alors pour Violette, que "Simone" surnommait "la femme laide" vous saurez simplement que vous ne serez pas déçu du voyage ! Autre voyage, au pays des vraies valeurs encore, avec Omar ou l'éternelle question de l'engagement, puis, après un délicieux souper-buffet, nous serons d'attaque pour savourer le délicieux Les garçons et Guillaume à table ! histoire de passer une soirée hilarante. Rions tant que nous le pouvons encore n'est-ce pas ? La soirée festive se terminera après le film de 22h30 L'inconnu du lac. Alain Guiraudie a décidé de changer ou plutôt de faire évoluer son rapport à la sexualité dans L’Inconnu du Lac : "Il était peut-être temps pour moi de représenter les choses de l’amour… Pas l’amour pour rire, l’amour amitié comme je l’ai souvent fait… Mais l’amour passion. Je voulais m’y confronter réellement, d’une manière différente, en faisant se côtoyer, au sein de mêmes séquences, à la fois l’émotion amoureuse et l’obscénité du sexe, sans opposer, comme on le fait souvent, la noblesse des sentiments d’un côté, et le fonctionnement trivial des organes de l’autre", explique le cinéaste. Nous voilà prévenus… Le lendemain dimanche la fête continuera avec Le Volcan (essayez vous de prononcer le titre qu'il y a sur le programme en bon islandais !). Excellents Valérie Bonneton et Dany Boon, rires garantis et en plus, pas besoin de prévoir d'aspégic… Et la fête se terminera en beauté avec Blue Jasmine. J'ai encore en mémoire la vision d'un Brando triomphant en marcel (si vous ne savez pas ce que c'est, demandez à Vincent, c'est lui le spécialiste des mots compliqués !) dans Un tramway nommé désir… je me réjouis de voir ce que Woody en a fait !

Le dernier week-end de cette série nous nous verrons proposer Riddick pour l'action décoiffante, Grigris pour la leçon de vie et l'exotisme émouvant et Gabrielle, l'événément, pour la leçon d'amour et de tolérance… Avec un programme pareil, tout ce qu'il me reste à dire c'est:

Bons films ! Belle fête !
Christina


Edito - 22 août 2013

 

Souriez, vous êtes filmés !

J'aime beaucoup, beaucoup, Mads Mikkelsen, je le confesse, son air mystérieux m'impressionne et finalement c'est vrai que parfois - tant que certain(e)s ne parlent pas - on peut leur accorder tout le crédit qu'on veut… seulement je ne vois toujours qu'une seule facette d'icelui: la plus sérieuse. Et j'ai bien peur que dans son nouveau film, je n'en voie pas beaucoup plus. Il a de très beaux yeux, écartés juste ce qu'il faut, un nez droit, aquilin dit-on, et une belle frange qui lui balaie un front moins bas (plus le front est haut plus il y a de la place pour les neurones) que celui de la plupart des américains (et pour cause, il vient du Nord!). Or moi, j'aimerais bien avoir une chance de le voir - au moins une fois - sourire sinon rire. Je suis sûre qu'il a un très beau rire ! Y a-t-il encore quelque part un réalisateur qui pourrait lui proposer un rôle un peu moins sérieux que celui de Michael Kohlhaas, que je lui voie les dents et pas juste celles de ses chevaux, qu'il ne m'a pas donnés d'ailleurs ?

Pour son film, sérieux aussi, Diaz - Un crime d'Etat, Daniele Vicari s'est positionné en tant que citoyen pour raconter l'histoire des violences de l'école de la Diaz, qu'il juge être le point de départ de la crise que connaît aujourd'hui l'Italie : "Cela remet aussi en question ce vieux cliché selon lequel certains faits ne peuvent se produire que sous un régime autoritaire", déclare le réalisateur, soucieux de faire réagir l'opinion : "C’est pour ces raisons que j’ai tout de suite eu envie de regarder ces événements en face, sans détour, et de tenter d’en comprendre les fondements car ils me concernent, et qu’ils font partie de ma vie", termine-t-il. C'est bien, très bien, de se souvenir, et pourtant, après l'Algérie (1961) Tien-An-Men (1989) et Tahrir (2013) pour ne parler que de certaines, combien d'autres tragédies, combien d'autres films encore pour que ça change ?

Incarné à l'écran par Johnny Depp, le guerrier indien de Lone Ranger se fait appeler "Tonto" ; un mot qui en espagnol signifie "stupide, bête, idiot" et qui a donc posé quelques problèmes pour la future exploitation du film dans les pays hispanophones. Ainsi, le nom est devenu "Toro", taureau en espagnol, on l'aura compris. En réalité, le nom de Tonto viendrait à l'origine de l'ojibwé, une langue amérindienne, voulant dire "celui qui est sauvage". On a encore appris quelque chose woué… et notre Toto à nous, il est comment ?

Le producteur Stuart Forrest raconte que l'idée de départ de son film consistait à imaginer ce qui se passerait si tous les oiseaux peuplant la vallée du fleuve Zambèze décidaient de construire une ville africaine : "Tout ce que nous avons utilisé pour créer l’univers animé de Drôles D’oiseaux trouve sa source dans le monde naturel de la vallée du fleuve Zambèze. Les faucons pèlerins sont les créatures les plus rapides de la planète (...). Les engoulevents ont réellement une extraordinaire capacité de vision dans l’obscurité. Et les tisserins construisent des nids incroyables, uniquement avec leurs becs et leurs griffes..."

Les thèmes abordés dans Elysium font écho au monde actuel. Le film de Neill Blomkamp a un sous-texte politique, puisqu'il traite des disparités qui existent entre ceux qui ont tout et ceux qui n'ont rien. Elysium est également "un film sur l'environnement et la façon dont nous traitons notre planète." Encore un soir où nous ne nous coucherons pas idiots, qui dit mieux ?

Être un enfant de criminel de guerre, que dis-je, de héros national... Suivant de quel côté on se place par rapport à l'idée qu'on s'en fait. Je me suis toujours demandé ce qu'on pouvait ressentir de l'intérieur et s'il était supportable ce poids de la culpabilité, plus que celui de l'incommensurable sentiment d'injustice que l'on doit forcément éprouver face au simple fait d'être né de l'autre côté. Si tu gagnes tu es un héros. Si tu perds tu es un criminel et les mêmes actes, les mêmes pensées seront jugées noires ou blanches selon le camp dans lequel on se trouve. L'enfant, lui, n'a rien demandé, n'est même pas conscient des enjeux et passera sa vie à payer le "fruit" de son éducation. Vous avez dit bizarre ? Allez voir Lore, samedi 31 août ou dimanche 1er septembre.

Dans Kick Ass 2, il est question - entre autre - de Justice Forever, un organisme chargé de motiver les super-héros. C'est marrant, ça me donne envie de créer plein d'organismes du genre. Celui pour motiver les super-parents, celui pour motiver les super-ménagères de plus de cinquante ans etc. etc. Ecrivez-moi j'attends vos propositions !

Et puis et puis, pour faire court… l'éditorialiste est paresseuse en ce mois d'août trop beau pour rester devant son écran :

Jobs. Il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Va falloir aller voir ce film pour se déterminer. I couln't possibly comment.

Grand Central. Il surveille les radiations… elle irradie sa surveillance, ils sont tous les deux radieux.

Les journées du patrimoine. Portes ouvertes et présentations des tous premiers films cinématographiques. Tout tout tout, vous saurez tout sur le ROYAL ! Une journée qui s'annonce grandiose ! Alors à tout bientôt et en attendant,

Bon films !
Christina


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