Editos

Programme complet du 1er au 24 décembre 2021

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Programme complet du 2 au 28 novembre 2021

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Programme complet du 6 au 31 octobre 2021

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Programme complet du 4 au 29 août 2021

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Programme complet du 6 juillet au 1er août 2021

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Programme complet du 2 juin au 4 juillet 2021

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Programme complet du 5 au 30 mai 2021

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Les bons plans «cinéma» du Royal #07

Une feuille de route, du cinéma indépendant américain et un brin de magie 

Ouf, mercredi passé, le Conseil fédéral a enfin daigné communiquer à la culture agonisante mais reconnaissante une feuille de route. Partant, si l’on évite le redoutable effet «yo-yo» lié à toute épidémie, notre bien-aimé Royal devrait rouvrir officiellement ses portes le jeudi 1 avril… Mais le conditionnel reste hélas de mise! D’ici là, nous vous suggérons de prendre votre mal en patience en consultant nos bons plans «cinéma».

Vive le cinéma indépendant américain

Depuis des décennies, le cinéma indépendant américain fait rempart aux menées souvent insipides de l’hydre hollywoodienne. Les films dits «indies» se définissent non seulement en termes de production, libérée des grands studios, mais surtout par leur indifférence au mainstream, leurs points de vue marqués et leur refus du conformisme. Par le biais de l’indispensable filmothèque du Royal (cinemaroyal.cinefile.ch), nous vous invitons à en voir ou revoir quatre fleurons.

«Paterson» de Jim Jarmusch

De «Stranger than Paradise» à «Broken Flowers», en passant par «Dead Man», Jim Jarmusch a développé un style à nul autre pareil, mélange contemplatif entre sensibilité américaine et culture cinéphile européenne. Tournant peu, l’auteur de «Down By Law»» nous gratifie aujourd’hui du merveilleux «Paterson» (2016), titré à la fois en référence à son personnage, à une ville du New Jersey et au poème de William Carlos Williams… A Paterson, un chauffeur de bus prénommé Paterson (Adam Driver) mène une vie tranquille avec Laura (Golshifteh Farahani) et leur bouledogue Marvin. Inspiré par son amour pour son amie, sa ville et ses habitants, il noircit les pages d’un carnet secret… En résulte une exaltation bouleversante du quotidien par la poésie!

PATERSON Filmcoopi

«Take Shelter» de Jeff Nichols

Le cinéaste américain indépendant Jeff Nichols décrit dans «Take Shelter» («Trouver refuge», 2011) l’emprise croissante de la folie sur un bon père de famille, qui travaille dans une entreprise de forage. Victime de cauchemars récurrents, Curtis La Forche (Michael Shannon) est obsédé par l’idée qu’une tornade va s’abattre sur les siens. Il s’évertue à protéger sa femme Samantha (Jessica Chastain) et sa petite fille sourde-muette (Tova Stewart), jusqu’à se ruiner pour leur construire un abri souterrain dans le jardin de sa maison… Avec un art saisissant de la mise en scène, le cinéaste distille le soupçon sur la réalité qu’il donne à voir au spectateur, en l’enfermant peu à peu dans la paranoïa de son personnage… Impressionnant!

TAKESHELTER Elite

«Nebraska» d’Alexandre Payne

Avec «Nebraska» (2013), Alexander Payne a confirmé avec tout son talent pour les comédies douces-amères et décalées… Persuadé qu’il a gagné un million de dollars suite à un hypothétique tirage au sort par correspondance, Woody Grant, un vieillard à la raison vacillante, veut à tout prix se rendre à Lincoln, dans le Nebraska, pour y toucher son lot. Têtu, il multiplie les fugues, au désespoir de sa femme qui souhaiterait le placer dans un home. Devant son obstination, son fils, un vendeur de hi-fi pas très futé, accepte de le conduire à destination, histoire de lui prouver qu’il a été abusé par une publicité aguichante. Durant le voyage le fiston s’efforce de renouer avec ce père qui n’aura été que déceptions… Dans le rôle du vieillard buté, l’acteur Bruce Dern est tout simplement inoubliable.

NEBRASKA Elite

«Inside Llewyn Davis» d’Ethan et Joël Coen

Terminons avec la fratrie phare du cinéma indépendant étasunien, les frères Coen et l’un de leurs films parmi les plus émouvants, «Inside Llewyn Davis» (2013) qui constitue une chronique éblouissante et pince-sans-rire de l’échec. S’inspirant de la biographie d’un chanteur de folk peu chanceux, les deux Coen imaginent quelques jours de sa piètre existence, pendant l’hiver 1961. Après avoir chanté dans un club, Llewyn Davis (Oscar Isaac) se fait tabasser par un inconnu. Au matin, on le retrouve sur le sofa d’un vieux couple qui l’héberge provisoirement, très admiratif de son disque dont les invendus s’accumulent… A leur manière inégalable, les deux frangins flèchent ce naufrage existentiel qui finit par tourner en boucle… En très grands cinéastes qu’ils sont, les Coen réussissent l’exploit de nous rendre leur lamentable personnage constamment attachant… Du grand art! 

INSIDELLEWYNDAVIS Elite

La magie pour tous et toutes

Maints parents se demandent comment leurs enfants qui ne sont pas (encore membres) de La Lanterne Magique peuvent accéder aux séances en ligne qu’elle organise en attendant que les salles rallument leurs écran. Rien n’est plus facile. Il suffit de se rendre sur le site Internet de La Lanterne (www.lanterne-magique.org) et de s’inscrire via un formulaire. Pour un prix très modeste, chacun aura dès lors accès aux séances en ligne puis aux projections en salles dès que cela sera possible. Jusqu’au 9 mars, il est ainsi possible de découvrir en famille le sublime et émouvant «Arrietty : le petit monde des chapardeurs», un film d’animation dont le scénario est signé Miyazaki. 

Lanterne Magique : ARRIETTY (VOD)

SERIE FRA

Vincent Adatte

 


Les bons plans «cinéma» du Royal #04

Films suisses primés et coléoptères héroïques

Résistons à la morosité engendrée par la fermeture prolongée de nos lieux culturels, dont notre cher cinéma. Comment? En revoyant trois films lauréats du Prix suisse du cinéma via la plate-forme VOD du Royal ou en découvrant en famille un film bourdonnant d’insectes très magique… Tels sont nos bon plans «cinéma» de la semaine.

Les films nominés aux «oscars» du cinéma suisse

Lundi passé, le verdict des nominations au prestigieux Prix Suisse du cinéma (nos Oscars à nous) est tombé. Comme ailleurs, les professionnel·le·s de la branche cinématographique ont été appelé·e·s à nominer les films les plus réussis de l’année 2020, regroupés dans douze catégories, dont celles du «Meilleur film de fiction», du «Meilleur film documentaires», du «Meilleur court-métrage», de la «Meilleure actrice» ou du «Meilleur scénario», pour n’en citer que quelques-unes. 

Parmi les cinq films retenus dans la catégorie fiction, soulignons que trois d’entre eux ont été récemment projetés au Royal, en présence de leurs réalisateur·trices. Il s’agit de «Schwesterlein» de Stéphanie Chuat et Véronique Reymond, «Mare» d’Andrea Štaka et de «Platzspitzbaby» de Pierre Monnard. Preuve en est que le Royal a du flair en matière de promotion du meilleur du cinéma suisse!

Le vote est désormais ouvert pour désigner, parmi les œuvres qui ont été nominées, lesquelles gagneront les Quartz tant convoités. En attendant le 26 mars prochain, date à laquelle sera dévoilé le palmarès final, nous vous invitons à voir ou revoir trois films récemment distingués par le Prix du cinéma suisse. 

Quartz de la meilleure fiction en 2020, «Le milieu de l’horizon» de Delphine décrit de façon admirable la fin du temps de l’enfance qui coïncide avec celle du monde paysan traditionnel. Primé dans la même catégorie en 2019, l’impressionnant «Ceux qui travaillent» d’Antoine Russbach décrit de façon magistrale la dérive morale d’un cadre supérieur d’une entreprise de fret maritime, joué à la perfection par Olivier Gourmet. 

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Élu à juste titre meilleur documentaire la même année, «Chris The Swiss» d’Anja Kofmel mêle de façon magistrale dessins animés, prises de vues réelles et images d’archives pour retracer le destin tragique d’un jeune journaliste suisse, est retrouvé mort en Croatie, assassiné dans des circonstances troubles.   

T’es pas encore Royal?

Rappelons qu’il est toujours possible d’acquérir un merveilleux sésame cinématographique sous la forme de la carte «T’es Royal!». Pour mémoire, celle-ci donnera un accès illimité pendant six mois à tous les films programmés par le Royal dès la réouverture de ce dernier. Il vous en coûtera 120frs, un prix somme toute modique si l’on est un·e cinéphile assidu·e! De plus, votre achat constituera un signe de soutien fort, gage d’un redémarrage à succès pour le cinéma de tous les Sainte-Crix !  De même, si vous avez acheté des bons WelQome dans le but de soutenir notre salle, il vous faut commander leur carte à l'adresse tesroyal@cinemaroyal.ch, en y joignant vos bons et en indiquant le nom et prénom du bénéficiaire, ainsi qu’une adresse d’envoi. 

Ça bourdonne en ligne

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Pour pallier autant que faire se peut la fermeture des salles, La Lanterne Magique propose dorénavant des séances en ligne. Jusqu’au 9 février, en utilisant le code «secret» qui leur a été communiqué par voie postale, tous les membres de ce club de cinéma unique en son genre peuvent découvrir en famille «Minuscule: Les Mandibules du bout du monde» dont les stars sont des coccinelles. Cette «projection» est précédée d’une introduction au film jouée par des comédiennes et comédiens. Dès le 10 février, ils auront le loisir de découvrir un autre film par le même biais. A souligner que les enfants qui ne sont pas membres du club peuvent y adhérer en tout temps, via le site www.lanterne-magique.org et ce, pour un prix très modeste. Ils auront dès lors accès aux séances en ligne puis aux projections en salles, cela dès le moment où La Lanterne sera autorisée à reprendre le chemin des cinémas.

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Vincent Adatte


© 2021 Cinéma Royal de Ste-Croix