Editos

Edito - 16 mars 2009

Les échos de l’entracte…

  • Un thé s'il vous plaît...
  • Vise un peu celui-là : "Le Visiteur"
  • Des squatters, arabe et noir, un professeur d'économie blanc … à mon avis, on va parler d'accueil cette fois !
  • D'accueil ?
  • Oui; après avoir diabolisé tous ceux qui écrivaient de droite à gauche et parlaient de gauche à droite, le cinéma US semblerait  vouloir prendre le contre-pied et donner dans l'antithèse.
  • Je ne sais pas; si cela se trouve ils veulent juste rester lucides et autocritiques maintenant qu'ils ont commencé à comprendre certaines choses...
  • Tu crois qu'ils ne comprenaient pas ? Un sucre ou deux dans ton thé ?
  • Juste un, merci.
  • Pour ce film là, à première vue, il semblerait que c'est une histoire de vide à remplir.
  • Et ils le font passer par la musique, c'est fort ! Quand les mots sont dépassés c'est plus facile d'être vrai.
  • L'intéressant aussi sera d'avoir aussi un point de vue anglo-saxon sur la culture islamique différent de certains délires paranoïaques…
  • A propos de délire;  le film de notre compatriote, Dominique de Rivaz m'a tout l'air d'en parler  "propre en ordre" tu ne trouves pas ?
  • Tu veux dire "Life for Sale"  ?
  • Oui, "Vie à vendre" c'est une traduction bien approximative d'ailleurs, si tu considères le titre original : "Luftbusiness" tu auras Luft = air = pneuma, ce qui signifie  "esprit" en grec et qui donne tout de suite une couleur moins mercantile...
  • Tout à fait, et imagine comment aurait réagi le professeur d'économie du film précédent face à trois SDF qui vendent  leur jeunesse, leur vieillesse et  leur âme, en clair leur essence, pour survivre ?
  • Encore que vendre de l'essence en Amérique...
  • Dis donc, tu es doué pour le mélange des genres toi !
  • Tu ne trouves pas que, dans le fond, ces histoires là sont assez semblables et qu'on nous y parle d'accueil et de désespoir à tous les niveaux : les squatters, le squatté, les vendeurs et l'acheteur ?
  • De désespoir, de vacuité mais d'essentiel aussi …
  • Je serais surtout curieux de savoir ce qui peut motiver un acheteur pour ce genre de "marchandise"... Qu'est-ce que ça peut bien lui apporter ?
  • Impossible d'éclairer magiquement ta lanterne cette fois… et puis je me pose trop de questions sur ma manière de réagir si j'avais soudain un "blanc" sur tout un mur de ma vie !
  • Tu achèterais de la peinture...
  • Ce n'est pas drôle ! D'ailleurs le film n'a pas l'air de se terminer dans la joie et la bonne humeur... ce qui est bien normal connaissant la nature humaine; ça m'étonnerait quand j'y pense que l'acheteur soit là pour "racheter" ses vendeurs… tu ferais quoi, toi, de ces emplettes ?
  • Oh ça, à la limite j'en ferai un livre… surtout sur le procédé, mais si tu veux en savoir plus : demande le à l'autrice - comme dit le petit Robert - puisqu'elle sera là !
  • Quelle chance, encore une séance culturelle interactive !
  • Ça veut dire qu'il y aura aussi à manger alors ?
  • Je veux mon neveu… et tout ça nous mettra du vent dans les voiles !
  • Ça sonne, on y retourne ?
Les deux du rang du milieu

Edito - 9 mars 2009

Les échos de l’entracte…

  • Tu viens ? J'aime bien boire mon café en regardant les affiches ! Regarde celle-là : "Le code a changé", on dirait que c'est un film comme tu les aimes, Français, léger, drôle, spirituel…
  • Léger ?
  • Mais oui, un repas entre amis… à part le soufflé, je ne vois pas ce qui pourrait être lourd !
  • Tu ris, mais si on creuse un peu, on voit que tous ces gens essaient de faire bonne figure et de simuler quelqu'un qu'ils ne sont pas, simplement pour correspondre à une image sociale… on peut se demander ce qu'il y a de sincère là-dedans !
  • A propos de rapports faussés… tu prends du sucre dans ton café ?
  • Oui, merci… mais justement; l'histoire semble dire que le code, donc l'ensemble des petites lois tacites qui régit ce genre de comportement a changé, ça nous promet un joli méli-mélo non ? Imagine le vertige d'un être humain sortant des conventions...
  • Je serai curieux de voir ce qu'elle va en faire Madame Thomson… et l'autre film que raconte-t-il ?
  • "Les Noces Rebelles"? Il nous montrerait plutôt l'inverse…
  • Un bel oxymore alors ? Je veux dire : le fait de se marier étant déjà une rébellion …
  • Que voilà une ellipse vertigineuse !
  • Sérieusement… tu crois vraiment que c'est possible le quotidien ET l'épanouissement personnel ? Et le rêve américain alors ? Il supporterait la médiocrité ? ça me semble bien antinomique !
  • Peut-être, mais conserver des rapports authentiques tout en s'épanouissant ensemble, ce n'est pas forcément avec un plan de carrière personnel qu'on y arrive…
  • Avec des projets communs alors ?
  • Ce serait effectivement l'idéal… on voit bien que chaque fois que des individus ont des carrières séparées, leurs chemins ont tendance à se séparer aussi…
  • Surtout une fois que le masque naturel de la séduction est tombé et que les brosses à dents sont bien collées ensemble !
  • Et si l'image de moi que me renvoie l'autre n'est plus la même… est-ce que ma motivation pour rester avec lui sera encore assez grande ?
  • Pour moi c'est bien là que la véritable aventure commence ! Et tu en connais toi qui ont réussi ce tour de force de projets de vie communs ?
  • Il y a de belles réussites, regarde Michel et Rosalinde Deville par exemple…
  • Bien sûr, et puis aussi Roger Hanin et Christine Gouze-Rénal, Frédérique Hébrard et Louis Velle....
  • Laurel et Hardy...
  • Sans compter l'épicier du coin et sa femme qui ne sont pas célèbres mais tout aussi méritants !
  • Pour en revenir à nos héros des Noces rebelles…
  • Tu sais quoi ? Moi, ça m'aurait bien plu qu'après Titanic ils nous montrent par exemple comment "elle" a reconstruit sa vie, juste avec le souvenir de son amour…
  • Oui, moi aussi, ça m'aurait plu, mais, à mon avis, le thème choisi, si on ne se perd pas en comparaisons, n'en demeure pas moins passionnant, je ne pense pas qu'ils nous donnera la migraine !
  • A propos de migraine, chère rebelle… ça fait combien de temps qu'on est en noces, toi et moi ?
  • Bientôt quinze ans pourquoi ?
  • Tu as pensé à notre anniversaire de mariage ?
  • Ça sonne, on y retourne ?
Les deux du rang du milieu

Edito - 2 mars 2009

Les échos de l’entracte…

  • Que la lumière soit ! tu prendras bien quelque  chose ?
  • Oui ! Viens, on va en profiter pour regarder ce que nous promettent les prochaines semaines…
  • D’accord, tu as pris le programme ? Voyons un peu. Une chose est sûre : on va avoir du blé à moudre.
  • Ça menace d’être passionnant ; rien que le premier déjà : « Sept vies » regarde-moi cette affiche, ça ne te rappelle pas quelqu’un ?
  • Si ! La Grande Amérique en costard !
  • Je lis le synopsis. C’est assez frappant : un noir américain, riche et puissant, qui culpabilise et tente de se racheter une bonne conscience… tu crois que ça aurait un rapport avec la nouvelle administration post Bush ? Sait-on jamais et c’est un italien qui en parle !
  • Un européen qui montre un américain qui se rachète… ça aussi ça va faire du blé, mais au box office cette fois ! Vont-ils réussir à rentabiliser un « mea-culpa » ? ça ne m'étonnerait qu'à moitié !
  • Oui, je me réjouis de voir ce qu’ils vont en faire, c’est quoi la deuxième proposition ?
  • Voyons voir... cette fois c’est quelqu’un de chez nous et qui vient nous rendre visite en plus !
  • Chouette ! J’aime bien ces soirées interactives, sans compter qu'on est pas nourris "que" intellectuellement, il y a toujours quelque chose de bon à se mettre sous la dent…
  • Tu crois que ce sera de la cuisine chinoise cette fois ? Ils jouent avec des baguettes sur l’affiche !
  • Pour la cuisine, je ne peux pas le dire, mais d’après ce que je lis, ce film-là, c’est encore une histoire de chute et de rédemption, de pouvoir… et de tricherie ! C’est décidément un thème d’actualité ; le mensonge ne serait-il bientôt plus une preuve d’intelligence supérieure ? Va falloir trouver autre chose...
  • Faire travailler nos neurones peut-être… dis donc, puisque nous sommes si fort pour parler d’intelligence... as-tu pensé à relever les titres pour transmettre nos impressions aux amis d’une manière un peu plus précise ?
  • Bien sûr, il leur suffit de cliquer sur « programme » juste en haut à gauche de l’écran. Et toi ? puisqu’on parle de tricherie… c’était pas ton tour de payer les cafés ?
  • Ça sonne, on y retourne ?
Les deux du rang du milieu

Edito - 19 janvier 2009

Très cher public,

Les moments inoubliables vécus en 2008 lors de notre dixième année d’exploitation, le soutien sans faille de nos partenaires ainsi que le nombre d’entrées en constante et significative progression, nous incitent à poursuivre nos efforts. En conséquence, de grandes surprises nous attendent au Royal tout au long de cette nouvelle année!

En effet, de nombreux cinéastes viendront nous «rencontrer» : Frédéric Gonseth, Frédéric Baillif, Lionel Baier, Dominique de Rivaz et  Denis Rabaglia ont déjà rendez-vous… Et tout bientôt, un week-end spécial Bollywood, une soirée Chilienne, sans oublier tous ces films étonnants, touchants, drôles ou bouleversants programmés ces prochains temps…

A rajouter à cela, notre nouveau lieu d’accueil et notre nouveau site Internet… 2009 sera, sans aucun doute, une nouvelle année de plaisir et de découverte! A bientôt, au Royal, et que vive le cinéma!

Adeline Stern

La campagne fait son cinéma

A Sainte-Croix, commune perchée au balcon du Jura vaudois, le Cinéma Royal est une institution. «En 1988, la famille qui exploitait cette salle depuis trente-six ans a fait valoir son droit à la retraite. Comme personne ne voulait que le cinéma ferme, une coopérative, Mon Ciné, a été créée. Tous les habitants ont pu souscrire des parts sociales! Avec l’aide de la Loterie Romande et de la commune, le bâtiment a été racheté. Les emprunts bancaires assainis. Ainsi, le projecteur ne s’est jamais arrêté», raconte Adeline Stern. Elle est désormais l’exploitante des lieux après avoir présidé la coopérative pendant cinq ans.
Dès le départ, la nouvelle équipe tente le tout pour le tout. «Nous avons décidé de passer deux films par semaine: un film grand public et une œuvre plus exigeante. Ainsi, nous avons forgé notre culture cinématographique en même temps que celle de tout le village.» Défi réussi puisque le nombre d’entrées a plus que doublé en dix ans.
Aujourd’hui, les 12'000 spectateurs qui assistent chaque année aux projections du Cinéma Royal viennent de toute la Suisse romande. Ici, pas besoin de se battre pour trouver une place de parc. De plus, le tarif des entrées est raisonnable: 13 francs prix plein, 10 francs prix réduit. Mais plus encore, ce qui fait la différence, ce sont les événements organisés régulièrement. «On ne vient pas ici voir un film comme on visualiserait un DVD chez soi. Nos soirées sont aussi l’occasion de rencontrer des acteurs de la scène cinématographique, de partager ses sentiments à l’issue de la projection ou de prolonger la séance par un concert.» Le Cinéma Royal est devenu un vrai centre culturel, grâce au travail des caissiers, projectionnistes et placeurs mais aussi au soutien des spectateurs sainte-crix. Adeline Stern s’en réjouit: «On a tablé sur un public curieux et exigeant, par essence fidèle, contrairement au grand public, qui lui, ne l’est pas.»

Terre&Nature | Marjorie Siegrist

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Pascal Couchepin fête les dix ans du cinéma Royal

L'histoire veut que Pascal Couchepin n'ait pas hésité une seconde lorsque l'invitation de la coopérative qui exploite le cinéma Royal de Sainte-Croix lui est parvenue. Le président de la Confédération a aussitôt accepté cette carte blanche cinématographique et choisi Un homme doit mourir, de Jules Dassin (1956), adapté d'un roman de Nicos Kazantzakis. Un film sur l'intolérance dont l'histoire se passe en Grèce au début des années 1920.

24Heures | ISABELLE BIOLLEY

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Les films comme outil pédagogique

«Le cinéma ne sert pas seulement à donner du plaisir, mais il fait aussi grandir, évoluer, devenir moins con.» C'est à cette mission pédagogique qu'Adeline Stern se consacre depuis plus d'une décennie. Ainsi, elle a rejoint la Lanterne magique, un ciné-club pour enfants, en 1995, où elle a animé théâtralement les séances, avant de s'investir davantage dans le sujet en rejoignant la section pédagogique dont elle est aujourd'hui la responsable

24Heures | THOMAS VON ALLMEN

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