Editos

La campagne fait son cinéma

A Sainte-Croix, commune perchée au balcon du Jura vaudois, le Cinéma Royal est une institution. «En 1988, la famille qui exploitait cette salle depuis trente-six ans a fait valoir son droit à la retraite. Comme personne ne voulait que le cinéma ferme, une coopérative, Mon Ciné, a été créée. Tous les habitants ont pu souscrire des parts sociales! Avec l’aide de la Loterie Romande et de la commune, le bâtiment a été racheté. Les emprunts bancaires assainis. Ainsi, le projecteur ne s’est jamais arrêté», raconte Adeline Stern. Elle est désormais l’exploitante des lieux après avoir présidé la coopérative pendant cinq ans.
Dès le départ, la nouvelle équipe tente le tout pour le tout. «Nous avons décidé de passer deux films par semaine: un film grand public et une œuvre plus exigeante. Ainsi, nous avons forgé notre culture cinématographique en même temps que celle de tout le village.» Défi réussi puisque le nombre d’entrées a plus que doublé en dix ans.
Aujourd’hui, les 12'000 spectateurs qui assistent chaque année aux projections du Cinéma Royal viennent de toute la Suisse romande. Ici, pas besoin de se battre pour trouver une place de parc. De plus, le tarif des entrées est raisonnable: 13 francs prix plein, 10 francs prix réduit. Mais plus encore, ce qui fait la différence, ce sont les événements organisés régulièrement. «On ne vient pas ici voir un film comme on visualiserait un DVD chez soi. Nos soirées sont aussi l’occasion de rencontrer des acteurs de la scène cinématographique, de partager ses sentiments à l’issue de la projection ou de prolonger la séance par un concert.» Le Cinéma Royal est devenu un vrai centre culturel, grâce au travail des caissiers, projectionnistes et placeurs mais aussi au soutien des spectateurs sainte-crix. Adeline Stern s’en réjouit: «On a tablé sur un public curieux et exigeant, par essence fidèle, contrairement au grand public, qui lui, ne l’est pas.»

Terre&Nature | Marjorie Siegrist

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Pascal Couchepin fête les dix ans du cinéma Royal

L'histoire veut que Pascal Couchepin n'ait pas hésité une seconde lorsque l'invitation de la coopérative qui exploite le cinéma Royal de Sainte-Croix lui est parvenue. Le président de la Confédération a aussitôt accepté cette carte blanche cinématographique et choisi Un homme doit mourir, de Jules Dassin (1956), adapté d'un roman de Nicos Kazantzakis. Un film sur l'intolérance dont l'histoire se passe en Grèce au début des années 1920.

24Heures | ISABELLE BIOLLEY

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Les films comme outil pédagogique

«Le cinéma ne sert pas seulement à donner du plaisir, mais il fait aussi grandir, évoluer, devenir moins con.» C'est à cette mission pédagogique qu'Adeline Stern se consacre depuis plus d'une décennie. Ainsi, elle a rejoint la Lanterne magique, un ciné-club pour enfants, en 1995, où elle a animé théâtralement les séances, avant de s'investir davantage dans le sujet en rejoignant la section pédagogique dont elle est aujourd'hui la responsable

24Heures | THOMAS VON ALLMEN

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