Editos

Edito - 31 janvier 2013

 

 

Un mois de cinéma plein de promesses

Je ne sais de nouveau plus où donner de la tête pour mon édito tant le choix est riche. Merci à notre programmatrice de charme! Première personnalité féminine du Canton, osons le dire! (sans aucun parti pris comme d'habitude).

Lanterne magique cet après-midi avec l'homme qui rétrécit. J'en parle, malgré mon (léger) retard pour poster ce texte, car je me suis surprise à rire toute seule, tout à l'heure, en pensant que mes week-ends seraient un tantinet plus légers en corvées lessives si mes adorables bambins rétrécissaient aussi! Marrante également cette anecdote lue sur AlloCiné : Lee Child, l'auteur de la saga "Jack Reacher" a confié que le nom de son personnage, "Reacher", lui vient d'une expérience personnelle assez insolite. En effet, l'auteur est très grand et souvent, quand il fait ses courses au supermarché ou à l'épicerie, des personnes lui demandent d'"atteindre" ("to reach" en anglais) pour eux le haut des étagères afin de prendre un produit inaccessible. Sa femme lui disait que si ses bouquins ne se vendaient pas, il pourrait toujours être "reacher" dans un supermarché. Je me demande si ça rapporte autant? J'ai  lu aussi que si la première partie du film Tabou avait été tournée en suivant le scénario, la seconde en revanche, a laissé  une grande place à l’improvisation des acteurs. J'ai appris encore que toutes les peintures présentes dans Renoir ont été réalisées par   Guy Ribes, célèbre faussaire qui imitait le style des plus grands maîtres de la peinture comme Chagall, Picasso ou Matisse. Il fut condamné en 2004 à trois ans de prison et contacté par Gilles Bourdos à sa libération. Voilà une reconversion plutôt réussie! Quant au film Une estonienne à Paris, le réalisateur estonien Ilmst Raag explique que l'histoire est inspirée de celle de sa propre mère : "Ma mère était déprimée et perdue jusqu’à ce qu’on lui propose d’aller à Paris pour s’occuper d’une vieille dame estonienne très riche. A son retour, elle était transformée." Personne ne nous dit, par contre, si les deux vieilles dames avaient le même caractère... J'ai lu encore, que Tom Savini, qui campe Chaney dans Django Unchained, est principalement connu pour sa carrière de maquilleurs effets spéciaux. Surnommé "Le parrain du gore", Tom est un collaborateur fidèle de George A. Romero pour qui il a signé les effets spéciaux du Jour des morts-vivants et de La nuit des morts-vivants entre autres... Le film Au-delà des Collines, s’inspire de faits réels. En effet, Cristian Mungiu se souvient qu’en 2005, une jeune nonne était morte suite à un exorcisme dans un couvent en Moldavie. Le prêtre, qui l'avait séquestrée et privée d'eau et de nourriture, avait été condamné par la justice à 7 ans de prison et excommunié de l'église orthodoxe. Cet évènement ayant fait la une des journaux, la pratique de l'exorcisme a été interdite par la suite. Interdite? oui mais... Que dire de plus sur War Witch (Rebelle) que tout ce qui a déjà été tellement bien dit? Nous en apprendrons un peu plus sur le destin des enfants-soldats... au travers de cette jeune actrice de talent, Rachel Mwanza, plusieurs fois récompensée pour sa magnifique performance. Tout comme la fascinante Quvenzhané Wallis découverte dans Les Bêtes du Sud Sauvage, Rachel aurait été approchée dans la rue par le réalisateur qui, bien sûr, ne tarit pas d'éloges à son sujet! Avant de se lancer dans l’aventure de Chasing Mavericks, l'acteur et producteur Gérard Butler ne connaissait que les rudiments du surf. Il s’est donc entraîné pendant plusieurs mois avec des surfeurs professionnels afin de rattraper son niveau. Ça ne l'a pas empêché d'avoir un accident pendant le tournage au cours duquel il a bien failli laisser sa peau (c'est pas un beau cliché de cinéma ça? et pourtant c'est du vrai de live!) Pour convaincre John Lasseter que Le Monde de Nemo pouvait être le nouveau projet des studios Pixar, Andrew Stanton lui a préparé une salle pleine à craquer d'éléments de développement visuel et fait une présentation complète de plus d'une heure, au terme de laquelle Lasseter lui a simplement répondu qu'il avait été convaincu dès que le mot "poisson" avait été prononcé. Honnêtement, j'aurais pas aimé! Si de nombreux critiques ont cru voir un rapport entre l'histoire de The Master et celle de Ron Hubbard, le fondateur de la Scientologie, ce n'est pas le cas de Paul Thomas Anderson qui prétend avoir eu une approche psychologique et non pas sociologique... Par contre, l'église de Scientologie a vu, elle, trop de ressemblance entre ce film et la naissance de son mouvement. CQFD?

Quand je vous disais que le mois de février serait plein de promesses!

Bons films!
Christina


Edito - 10 janvier 2013

 

Dans la douceur de janvier...

Heureusement que le temps change dès demain; il fait presque trop chaud pour aller au cinéma, vous ne trouvez pas ? Et ça serait bien dommage au vu du programme passionnant qui nous attend ces prochaines semaines. Manifestement, Thérèse Desqueyroux ne connaît pas, elle, le secret du contentement. Et elle risque de se retrouver bien seule pour avoir rêvé trop haut. Pourtant c'est bon de rêver, quand c'est à bon escient. Avec L'odyssée de Pi, les occasions de rêver ne vont pas manquer. Imaginez... L'entière conception du film a duré cinq ans et demi, dont un an, juste pour la préparation. Imaginez... Rien que pour reconstituer numériquement la fourrure du Tigre, il aura fallu mobiliser 15 personnes pour concevoir les dix millions de poils du fauve. Et je ne parle pas des autres décors ! Après l'avoir vu, ce film, et la tête encore pleine d'étoiles... nous serons conviés à une Soirée Spéciale Cinéma Kurde. Le réalisateur - Sami Solmaz - nous présentera son film Témoignages de guerre et sera disponible pour répondre à nos questions. Suivra un succulent buffet puis nous terminerons la soirée avec Bahoz - La tempête - septième fiction de Monsieur Kazim Öz. Nous verrons si, comme le magicien quasi-éponyme, il nous donnera des clés sur la manière de changer le monde.

Le week-end suivant nous proposera un très sympathique mélange des genres. Une comédie dramatique : De l'autre côté du périph pour bien finir la semaine; un film à prise directe sur nos consciences : La Chasse, qui nous rendra juste mûrs à point pour apprécier le magnifique Samsara qui suivra. Un film à regarder comme un rêve. Ou comme une prière, c'est selon. Et au milieu de toutes ces expériences, Les mondes de Ralph. Ou comment faire dérailler le monde dès qu'on ose sortir des sentiers battus. Un film qui va plaire à tous les amateurs de jeux vidéos (mais pas que). Je me suis laissé dire, à propos de ce film, que le travail le plus difficile a été de rendre la nourriture, présente dans les différents univers, appétissante et délicieuse. Et aussi qu'on compte 188 personnages différents (pour 40 à 60 dans les autres films de ce genre) et 70 décors (au lieu de 25 environ et en général).

Sans m'empêcher de vivre ce que j'ai à vivre entre-temps... J'avoue que j'attends avec impatience la fin du mois. Et pas pour les raisons habituelles, non, mais pour enfin voir L'homme qui rit, et aussi Les Bêtes du Sud Sauvage en commençant, jeudi 24,  par le très intéressant Trois frères à la carte de Silvia Häselbarth. Je suis toujours profondément touchée chaque fois que j'ai l'occasion de toucher du doigt (ou de l'oeil!) la part lumineuse de mes contemporains. Et lumière il y aura encore, sur les traces de Hushpuppy, partie à la redécouverte de sa mère, au milieu des bêtes du sud sauvage... Et lumière il y aura toujours dans le film de Jean-Pierre Améris. La beauté est l'élément fort de son film et il nous déclare à ce sujet : "C'est l'aveugle qui voit la beauté". Selon Victor Hugo, auteur de l'Homme qui rit; "Ce n'est pas le regard objectif, c'est l'âme qui doit voir la vraie beauté".

Bonne Année !
Bon films !
christina


Edito - 25 décembre 2012

Télécharger le programme du 10 au 27 janvier 2013

 


 

Vivre Noël autrement...

Échec et mat ! Chaque année je me dis que je vais essayer de vivre un Noël inoubliable de bonté, de gentillesse, de partage, d'amour donné inconditionnellement. Chaque année je me rends compte de ma faillible humanité.

Heureusement qu'il y a eu, au cours de l'année, des films qui m'ont fait rêver parfois, avancer quelquefois, grandir peut-être. Un peu. En tout cas des films où, pendant le court instant (1 h 30 environ ?) où je les ai regardés, je me suis dit : "Oui, c'est bien, c'est beau, c'est vrai"  et ça m'a donné envie de devenir meilleure.

Bien sûr il y a Noël. Jésus. Marie et Joseph. L'âne et le boeuf. La crèche et toutes ces jolies choses. Si c'était vrai chantait Jacques Brel (j'ai failli écrire Jacques Bref, comme quoi... je suis un peu influencée ces jours). Mais bien sûr que c'est vrai et j'y crois dur comme fer. Seulement il y a le temps qui passe et il y a la mémoire et les deux qui ne vont pas très bien ensemble. Parfois. Alors, quand je repense à Extrêmement fort et incroyablement près, Hanezu, Ceci n'est pas un film, Amour, Amador... qui sont autant de petits cailloux-souvenirs blancs sur le chemin de mon année... quand je repense à toutes ces femmes, à tous ces hommes, qui se battent, qui se rebellent, qui nous ouvrent les portes de l'espoir, qui distribuent de l'amour, du rire, des émotions... quand je reçois tout cela en pleines mirettes, franco de port et sans emballage, oui, tous ces cadeaux de la Vie... alors je me dis que l'humain n'est peut-être pas si mauvais que ça, après tout.

Noël c'est aussi un moment tout particulier de reconnaissance et de remerciements. Il y a toujours cet instant de grâce où le simple fait de chercher à faire plaisir à l'autre me remplit de l'amour que je lui donne. Du coup j'ai envie de dire MERCI à la terre entière et, sur cette page, en particulier à ceux qui sont les artisans de mes joies hebdomadaires.

MERCI donc, cette année encore, à Adeline, Vincent, Nicolas, P.-A, Sébastien, Claude, Dominique, Paul, Anne, et tous ceux que je côtoie sans les connaître et qui oeuvrent, en coulisses, pour nous faire rêver, réfléchir, rire, pleurer, aimer, frissonner et... manger ! MERCI pour le partage de votre passion. MERCI pour cet immense travail semaine après semaine, MERCI pour cet engagement, cet investissement de vos personnes et de vos énergies !

Je m'en vais de ce pas télégraphier à Stockholm pour exiger la nobélisastion du Royal ou tout au moins son homolagation en tant qu'institution d'utilité publique ! En attendant, j'espère que vous avez tous voté pour Adeline, notre personnalité vaudoise la plus méritante de 2012 !  Il va sans dire que je ne suis pas de parti pris ! (mon numéro ccp est au verso de cette page...).

Vous aurez remarqué le silence assourdissant de cet édito en ce qui concerne sa partie purement cinématographique ! C'est parce que je sais que vous trouverez sur ce site, soigneusement installées par Nicolas, toutes les informations concernant les films présentés pendant ces fêtes. Pour ma part, je me réjouis déjà de savourer (entre autres) "All you need is love" de Susan Bier, No more honey de Markus Imhoof, Tango libre (le coup de coeur) de Frédéric Fonteyne (avec Sergi Lopez!), Populaire (sûrement un autre coup de coeur) de Régis Roinsard et bien sûr, Ernest et Célestine, de Benjamin Renner, la dernière petite merveille de ces fêtes 2012.

Et puisque, manifestement, la fin du monde n'est pas pour tout de suite, puisque, définitivement, nous sommes condamnés à passer encore quelques belles heures de détente tous ensemble, je vous (nous) souhaite à tous de magnifiques fêtes et une bonne et heureuse année 2013 !

Bon films!
christina


Edito - 5 décembre 2012

 

Cinéma nostalgie...

De Jean-Jacques Rouseau avec Ma nouvelle Héloïse, à Stars 80, en passant par The Sapphires (en avant première!), quelle jolie promenade dans "Le bon vieux temps" on nous propose au Royal pour cette période de pré-Noël! En espérant que les Mayas nous fichent la paix comme disait l'autre et/ou que la météorite tombe ailleurs! Au fait, si elle tombait sur la lune, qu'est-ce que ça changerait pour nous? A part nous permettre de visionner un nouveau film catastrophe dans un an? Il paraît qu'en France voisine, on va ouvrir les bâtiments inoccupés aux SDF pour qu'ils puissent passer l'hiver au chaud. Est-ce qu'ils vont faire la même chose ici avec tous les palaces déserts de la rivière vaudoise? En attendant ne manquez surtout pas ce rendez-vous avec Monsieur Reusser et son actrice principale! C'est ce soir à 20 h!

Quand on lit le synopsis de Vincent Adatte sur Skyfall, on a presque envie de sortir nos mouchoirs... Effectivement quel spectaculaire Bond en avant que cette tombée de (haut)-ciel ! Pauvre Danny Boy avec tous ces méchants qui lui veulent du mal ! Tant pis, moi c'est pour Judi Dench que je viens cette fois. Samedi, le Film sur l'Union Instrumentale de Ste Croix sera suivi d'un (comme toujours) somptueux buffet! A vos binious et... à vos fourchettes! Ce que j'ai appris sur les potins-de-la-toile à propos des Sapphires, c'est que c'est le premier film pour lequel on a obtenu l'autorisation de tourner sur la guerre du Vietnam et à Ho-Chi-Ming Ville depuis dix ans! Certaines remises en question ont du mal à se faire on dirait. Ça va être chaud et c'est tant mieux, parce que juste après nous aurons tout le temps de nous rafraîchir devant Hiver Nomade et les aventures de Carole et Pascal  avec leurs huit cent moutons. Quand je regardais par la fenêtre tout à l'heure, je ne pouvais m'empêcher de me dire qu'ils étaient drôlement courageux. Bon, huit cent moutons ça réchauffe, on est bien d'accord, mais s'ils prennent toute la place sous la bâche on fait comment hein? Et pour chanter Figaro-ci, Figaro-là et pom et pom et pom et poooom sous la douche, ça ne soit pas être évident dans le Gros de Vaud! Attention, ça sera mercredi 12 à 19h30 Les Noces de Figaro, à ne manquer sous aucun prétexte! Et ceux qui souhaitent qu'on monte le son ne doivent pas hésiter à le dire surtout ! L'équipe du Royal est là pour vous rendre la vie confortable!

Si je continue à bavarder comme ça, je n'aurai pas fini mon édito avant demain matin (dans un quart d'heure en fait). Alors je vais prendre des raccourcis; Frankenweenie; j'en ai déjà parlé la dernière fois, Les recommandations de M. Kuka aussi, j'espère qu'il vous a plu autant qu'à moi? J'ai eu un aperçu des Enfants loups Ame & Yuki, mais j'avoue que je ne saurais mieux en parler qu'Adeline dans son synopsis. Elle en connaît un rayon sur l'amour inconditionnel, la réflexion profonde et les notions de choix! Tout est dit! Pour ceux qui ont un tout petit peu de peine à s'organiser; je pense qu'ils seront très vite rassurés et édifiés devant A glorious mess. Je ne rajoute rien... la coupe est pleine!

Il aura fallu un an aux six sociétés spécialisées dans les effets spéciaux pour créer l'impressionnante séquence de dix minutes du premier raz de marée de The impossible. J'ai lu quelque part que nous n'avions pas juste affaire à un film de survie, non, le film soulèverait également la question de savoir pour qui on veut survivre et de quelle manière;  vous voilà prévenus... Certains d'ailleurs ne se posent plus la question si on en croit l'excellent documentaire de Michel Christen: Chronique d'une mort oubliée. Voilà qui va nous aider à porter un autre regard sur tous les solitaires qui nous entourent, dont certains que nous connaissons bien. Mais... les regardons-nous vraiment? Et pas seulement à Noël? Le réalisateur sera présent aussi et il pourra peut-être nous dire si quelque chose a changé depuis le film.

Je me réjouis de voir le résultat du travail de Monsieur Affleck pour son film Argo. Je me suis laissé dire qu'il tenait tant à ce que ses acteurs revivent ce que leurs personnages avaient vécu, qu'il les a enfermés pendant une semaine dans l'immeuble qui servirait d'ambassade, sur le lieu du tournage. Il les a obligés à porter leurs "costumes" et les a coupés du monde en les privant de tout téléphone, ordinateur, tablettes et autre support dont le nom commence par i...

Bon films !
Christina


Edito - 14 novembre 2012

Télécharger le programme du 5 au 23 décembre 2012


Sans titre...

Ô le doux mélange... je viens de visionner un excellent documentaire de la BBC qui me parle de tous les produits chimiques qui se baladent dans (et à) mon corps défendant, qui bousillent mes neurones, mes hormones, qui jouent avec mes équilibres divers en la matière... et le premier film que je voudrais présenter, Sâdhu, parle d'un Saint Homme, en recherche d'ascèse et de vérité, qui a vécu huit ans dans une grotte et qui cherche toujours un sens à sa vie. J'allais titrer mon édito "Planète schizophrène" pour montrer que notre mère la terre a bien plusieurs personnalités... et Tata Wicky me dit que cela n'a rien à voir. La schizophrénie largement utilisée à tort et à travers, dans le cinéma entre autres, pour l'expliquer, n'est pas du tout synonyme de personnalités multiples. A suivre...

Pour ne pas vous retrouver démuni face à certains termes utilisés dans le film Looper (vendredi soir), voici un petit lexique pour briller en société : en premier lieu, un Looper est un tueur de seconde zone qui travaille pour la mafia du futur. Ses victimes sont envoyées à son époque et il est chargé de se débarrasser de leur cadavre. On croisera également des personnages appelés les portes-flingues ; ce sont des gangsters beaucoup mieux entraînés et chevronnés. Ils détestent les Loopers qu'ils considèrent comme des incompétents. On entendra ensuite parler de Métapsychiques. En 2040, environ 15% de la population a développé des facultés métapsychiques. Il ne s'agit pas d'un réel pouvoir mais plutôt d'un don banal et peu utile, qui sert surtout à frimer. Enfin, les Loopers utilisent une arme spéciale pour tuer leurs victimes ; cette arme, appelée mousqueton, s'avère pratique pour des tueurs peu doués comme les Loopers car elle permet de tuer une cible facilement à une distance de seulement quelques mètres. Intéressant non ?

Dans un registre un peu différent, mais toujours sur le thème de la bagarre, nous aurons le plaisir d'en prendre plein les yeux et les oreilles avec Les Troyens dimanche matin. Mon inculture est grande dans le domaine de l'opéra; je suis donc allée voir de quoi il s'agissait. Les premières lignes annoncent la couleur. Cassandre attend... on nous apprend que d'une part elle est dotée du don de prophétie et que d'autre part elle subit la malédiction de ne jamais être crue... ça me rappelle quelque chose, mais quoi ?

Ne manquez surtout pas la Soirée Espagnole de dimanche (18) soir! Lecture de poésie, chants espagnols, buffet qui ne pourra qu'être extraordinaire (on sera encore sur les photos n'est-ce pas Adeline?) et le film Amador en coup de coeur. Je ne vous en dis pas plus, ce film est un nouveau petit bijou !

Le week-end suivant, après la deuxième partie des Révélation de Twilight, Nous aurons droit à une autre pépite cinématographique: Les recommandations de Monsieur Kuka, une petite merveille du genre, qui redonne du sens au rire... et qui sera suivi par Courage, un film dramatique aux remises en question nombreuses. Le dimanche 25, aura lieu une soirée Femmes dans le Monde avec un repas proposé par le Zonta Club. Il sera suivi du film Forbidden voices (Voix interdites) et parlera encore une fois de courage mais dans un autre domaine cette fois. Et Novembre se terminera en beauté avec Frankenweenie, de notre cinéaste préféré Tim Burton... J'ai eu beau dévorer le casting, je n'y ai pas trouvé sa blonde, la magnifique Elena Bonham-Carter. Un bébé pour Noël ? Quoi qu'il en soit, le film sera fantastique et tout à fait digne de Mary Shelley d'après le peu que j'en ai vu. Pour The end of time, il faudra nous contenter du seul synopsis de Vincent Adatte. Mais tout y est dit ! Mesdames, ne venez pas seules, ce film va, à coup sûr, passionner vos maris, vos amants et tous ceux qui aimeraient l'être !
Un plan parfait que ce film éponyme... à savourer avant le brunch au Jeudi 12 (réservez, c'est plus sûr!), j'ai comme l'impression que la belle Diane Kruger n'est pas la seule à subir une "maléditionne"...

Bon Films!
Christina


Edito - 23 octobre 2012

Télécharger le programme du 15 novembre au 2 décembre 2012


Et vive La Nuit du Court Métrage !

J'hésitais à faire un texte entier simplement avec la distribution de ce mois dont quasiment tous les titres sont évocateurs. Mais j'ai peur de me ramasser une veste. Tranquille! me suis-je donc dit, de toutes façons, on n'a encore rien vu. Rions un peu en attendant; bien au chaud dans la maison. Tant qu'il y a des contes autour de minuit et qu'on reste dans le secret des fées...

Non, ça ne va pas du tout! Et ça ne veut rien dire... alors même que j'avais relevé deux ou trois choses intéressantes au sujet des films que nous allons pouvoir déguster en ce milieu d'automne, entre deux morceaux de tarte à la courge. Le point phare en sera, bien entendu, LA NUIT DU COURT MÉTRAGE! Je me réjouis déjà de découvrir les merveilles qui nous y seront proposées !
Mais avant cela, nous apprécions notre chance...  En effet, le second jour du tournage de Resident Evil, une plateforme s'est effondrée sur le plateau. Résultat; seize blessés, heureusement pas trop graves et un léger retard. Après ça, on ne pourra plus dire que les acteurs ne se "donnent" pas à fond pour nous !

J'ai remarqué aussi que ce même week-end nous aurons droit à un très joli  mélange des genres. Entre le très ludique (mais pas que) Astérix et Obélix, le très joli (mais pas que) conte de Kirikou, le très actif Resident Evil mais aussi le très profondément instructif (en présence du réalisateur!) Une veste bien tranquille. L'autisme est un continent à soi tout seul et j'ai comme l'impression que nous sommes loin d'en avoir fait le tour! Monsieur Giger va nous donner la possibilité d'en savoir un peu plus.

J'aime définitivement bien le principe du film Elle s'appelle Ruby... Je doute que ça fonctionne pareil à la maison, mais j'ai bien envie d'essayer pour voir... En regardant la bande-annonce de Vous n'avez encore rien vu, j'ai été fascinée par le regard des acteurs. J'ai hâte de confirmer mon à priori positif en la matière, juste avant la Nuit du Court Métrage aux "accroches" plus alléchantes les unes que les autres. Qu'est-ce qui se cache derrière Best of Switzerland ? Rions un peu ? Mandima mon amour et Autour de Minuit ? J'espère que Sébastien aura refait les stocks de café !

De l'épiaire-laineuse... c'est la plante "couvre-sol" qui a servi de modèle aux dessinateurs pour réaliser le costume de Clochette et de ses consoeurs... Ce n'est pas cela le Secret des fées bien sûr, mais c'est un bon début non ?

Début novembre s'annonce un brin préoccupant. Avec Ted, nous apprendrons ce qu'il ne faut pas offrir à nos enfants pour Noël. Avec Dans la maison, nous inspecterons plus sérieusement les carnets scolaires de nos chères têtes apprenantes. Avec Amour, nous nous demanderons s'il est possible de, et si oui, comment, gérer la souffrance quelqu'un qu'on aime et last but not least avec Hiver nomade, en présence du réalisateur, nous aurons droit à une magnifique leçon de vie avec et dans la nature, qui je l'espère, grâce à ce film, fera des émules. Surtout n'oubliez pas de réserver votre brunch!

Bon films!
Christina


Edito - 04 octobre 2012

Télécharger le programme du 25 octobre au 11 novembre 2012


Allume-moi... Royalement !!!

Chaud chaud chaud, l'automne sera chaud à Ste Croix... Chaud et... zut, j'ai oublié !

Mais commençons par le début. Allo-potins me raconte que pour réaliser son film Turn me on, Goddammit, Jannicke Systad Jacobsen a préféré choisir des jeunes comédiens débutants provenant de la région dans laquelle se passe l'histoire. Une histoire assez drôle, mais pas seulement puisqu'elle s'attache également à montrer, en profondeur, l'intensité des expériences vécues à l'adolescence. Et ceux qui ne l'ont pas oublié... en savent quelque chose !

Un mois d'octobre sous le signe des montagnes russes puisque nous passerons des joies de l'adolescence à la fracture sociale, bête et brutale. Sans emploi, alcoolique, divorcé et ruiné, voilà qui fait beaucoup pour un seul homme ! Nonobstant ces futilités, ma main au feu que notre héros saura se battre en grand Seigneur pour retrouver l'enfant chère à son coeur !  Et comme la moitié des comédiens (plus le réalisateur) n'aiment pas (trop) le foot, je me réjouis de pouvoir évaluer ces rôles de composition ! On se reposera dimanche avec la rediffusion de l'Etrange pouvoir de Norman n'est-ce pas ?

Dans un registre beaucoup plus sérieux A perdre la raison évoquera le trop plein d'amour et ses conséquences, la dette affective par exemple mais aussi les liens pervers, les dysfonctionnements familiaux et la difficile question des limites... Le film nous fera réfléchir également sur « l'inexplicable » et sur la perception de la réalité au travers de notre propre regard.

Est-ce que vous aurez encore faim pour le brunch Royal qui vous sera proposé dimanche 7 octobre, après avoir savouré l'angoissant thriller d'André Baiz Inside (La cara oculta) ? Je demande à voir.

Pour ceux, et j'en suis, qui ne sont pas venus à la Fête du Cinéma, ne manquez pas l'occasion de cette rediffusion de Hope Springs le jeudi 11. Le 12 octobre, nous aurons le plaisir d'accueillir Madame Corina Casanova, Chancelière de la Confédération. Je suis allée faire un tour chez Google-San pour savoir en quoi consistait cette fonction. Bon, impressionnant; j'espère seulement que le tapis rouge sera assez long ! Bien sûr tout le monde sera le bienvenu, d'autant que Madame la Chancelière parlant couramment six langues, elle pourra répondre à toutes les questions ! Et peut-être aussi nous dire si un coffret avec l'intégrale du magnifique travail de Daniel Schmid est déjà, ou sera bientôt, disponible ?

Après ce début d'automne prometteur, Quelques heures de printemps... Qu'est-ce que vous croyez ? Je n'allais pas la louper celle-là !!! Quoi qu'il en soit, je me réjouis de voir (ou revoir) ce film de Stéphane Brizé. Une question dans la bande annonce m'a interpellée quand le docteur demande: avez-vous eu une vie heureuse ? Je suis sûre que c'est Kirikou qui a la réponse puisqu'il aide les hommes et les femmes, mais il faudra attendre le lendemain pour le savoir... juste avant Laurence Anyways à voir ou à revoir.

Trois nouveautés cette avant-dernière semaine d'octobre. David et Madame Hansen pour commencer. Avec Isabelle Adjani en lieu et place de Monsieur Delon, pressenti pour le rôle dans un premier temps, puis divergeant opinionnément par la suite... Ce qui a obligé Alexandre Astier à réécrire son scénario entièrement ! En fait, c'est un documentaire très joliment intitulé : Une journée disparue dans le sac à main, qui lui a donné cette idée d'un personnage alternant entre conscience aiguë et état d'amnésie. Je me suis laissé dire aussi que Monsieur Astier avait une très intéressante théorie sur les parfums de glace... soyez vigilants. Astérix et Obélix: Au service de sa majesté nous proposera Edouard Baer dans le rôle d'Astérix. Môssieur Depardieu dit de lui qu'il aime son côté dandy, un peu arrogant, propre à l'image qu'on se fait du français... moyen ou pas moyen?

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle.. les souvenirs et .... l'idée d'un robot conçu pour veiller sur les personnes âgées est venue à Jake Schreier en voyant comment le Japon s'occupait de ses seniors. En est résulté Robot and Frank, un très joli (et très amusant) conte sur un sujet préoccupant.  En outre, on aura le plaisir de revoir Liv Tyler, fille adoptive du génial musicien Todd Rungren, et excellente comédienne de surcroit !!!

A tous un très bel automne !
Bon films !
christina


Edito - 10 septembre 2012

Télécharger le programme du 4 au 21 octobre 2012


Fais-moi ton cinéma ! D'un film à l'autre...

Total recall, mémoires programmées. Rien que ce titre vaut tout un roman. Imaginer qu'on me greffe dans le cerveau une puce avec la mémoire de quelqu'un d'autre... Georges Clooney par exemple... ou alors Einstein (non, trop sérieux!) mais ce n'est pas le choix qui manque que je sache ! ça serait absolument fabuleux non ? En attendant de le voir, je vais m'empresser de lire "Souvenirs à vendre" de Philip K. Dick dont le film est inspiré... Amateurs d'effets spéciaux, à vos marques !

Dans un registre plus "doux" Associés contre le crime (adapté d'une nouvelle d'Agatha Christie cette fois) va nous détendre sans pour autant nous laisser dormir. Soyons attentifs au fait que le professeur de peinture de Belisaire a été choisi à cause de sa ressemblance frappante avec le peintre Gustave Courbet. Dans le dernier plan de la scène on verra d'ailleurs une reproduction du célèbre auto-portrait de l'artiste.

La promesse d'une magnifique soirée sera tenue samedi 15 grâce à notre rencontre avec Monsieur Gianni Notaro, qui nous fera l'honneur de nous présenter son film : Confidences et Sentiments ! J'espère que nous serons nombreux pour voir le beau puzzle de ces rencontres entre Jean-Pierre Althaus et tant de monstres sacrés.

Sammy 2 en 3D véhicule paraît-il un message écologique des plus importants... à montrer à nos bambins dès leur plus jeune âge ! Et avant de les mettre devant Jason Bourne qui propose de l'action à tout casser, mais plus particulièrement pour les grands frères et soeurs je dirais...

Un titre qui me plaît bien aussi : L'étrange pouvoir de Norman. Je suis allée zieuter sur Allociné, dans les anecdotes. Il y est dit que Chris Butler, co-scénariste, s'est beaucoup insipiré de sa relation avec sa grand-mère. C'est son premier film en tant que co-réalisateur et il a co-utilisé (!?) la même technique que pour Mary & Max, si vous vous souvenez, ce film tellement touchant sur deux personnages en quête d'amour. Tout est donc réalisé en "stop motion", une technique qui recrée le mouvement des personnages, image par image. Il faut une semaine de travail pour réaliser une à deux minutes de film!

La grande découverte du festival de Berlin "Kuma, une seconde femme" nous amène à réfléchir sur une façon de vivre quelque peu différente. J'ai souvent pensé que, effectivement,  nous ne serions pas trop de deux femmes pour un même homme... voilà qui résoudrait bien des problèmes de solitude et de surmenage... Hélas, je n'ai pas encore trouvé LA femme de ma vie ! (je n'ai pas trop cherché non plus je dois dire).

J'ai lu aussi que ce que Quentin Dupieux, le réalisateur de Wrong apprécie le plus, c'est "l'idée du monde derrière son propre miroir"; quand il n'y pas de séparation franche entre l'étrange et le réaliste. C'est vrai que parfois il suffit d'un minuscule dérapage pour déclencher un effet boule-de-neige... même en été !

Retrouver ce sentiment d'être à un moment de sa vie où on est prêt à tout essayer... C'est le réalisateur qui parle. Son film : Magic Mike raconte (entre autres) comment on peut s'égarer en prenant les mauvaises décisions et en s'entourant des mauvaises personnes... une histoire de manque de recul ?

Mais tout n'est pas perdu puisque Camille redouble... Et vous, si tout était à refaire ?

Bon films!
christina


Edito - 4 septembre 2012

Télécharger le programme du 13 au 30 septembre 2012


15ème  Fête du Cinéma!

Du 6 au 9 septembre 2012, le Cinéma Royal propose l’un de ses rendez­‐vous annuels les plus appréciés : la Fête du Cinéma, avec 9 films à l’affiche, dont 7 présentés en avant‐première.

Ce rendez‐vous festif sera l’occasion de réunir une fois encore un public fidèle qui fréquente avec une belle régularité les séances du Royal. Passé au numérique et à la 3D il y a plus d’une année, notre cinéma connaît en effet des résultats remarquables en termes d’audience, qui n’avaient encore jamais été atteints depuis sa reprise par la coopérative Mon Ciné en 1998... Le Royal voit donc son avenir de façon très optimiste !

Dès le jeudi 6 septembre, le Cinéma Royal va proposer un programme de fête d’une grande diversité, susceptible de combler tous les publics, des cinéphiles les plus exigeants aux amateurs de cinéma populaire, avec une palette cinématographique somptueuse, alliant films d’auteur, comédies, animation et documentaire.

Parmi les 9 films proposés, l’on se fera fort de découvrir le subtil et magnifique «Like Someone In Love» que le grand cinéaste iranien Abbas Kiarostami est allé tourner au Japon, et le nouveau film d’action de John Hillcoat, talentueux réalisateur de «La route», qui, avec «Lawless» («Des hommes sans loi»), nous ramène de manière impressionnante au temps de la prohibition.

De leur côté, petits et grands pourront savourer en famille «Ernest et Célestine» de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier, d’ores et déjà considéré par la critique comme l’un des plus beaux dessins animés de l’année! Encensé au dernier festival de Berlin, «Royal Affair» est en matière de film historique est un véritable modèle du genre. Les fans de comédie seront comblés avec l’irrésistible «Hope Springs» où Meryl Streep et Tommy Lee Jones suivent une thérapie destinée à relancer leur vie de couple un brin éteinte.

Avec «Sâdhu», Gaël Métroz, réalisateur de «Nomad’s Land», entraînera le spectateur dans l’un de ces voyages cinématographiques dont il a le secret. Le raffiné «Cherchez Hortense» de Pascal Bonitzer ravira tous les amateurs de comédie à la française. Enfin, il reviendra à l’extraordinaire «Laurence Anyways», le nouveau film fleuve du jeune cinéaste prodige Xavier Dolan de conclure cette quinzième fête du cinéma où il sera toujours possible de se restaurer entre deux films (ciné brunch, buffet des Amis du Royal, grillades «Mon Ciné»...).

Jeudi 6 septembre
    20h00     Like Someone In Love (VOST)

Vendredi 7 septembre
    20h30     Lawless (VOST)

Samedi 8 septembre
    15h00     Ernest et Célestine
    17h00     A Royal Affair (VOST)
    Dès 19h     Grillades & salades par la Coopérative « Mon Ciné »
    20h30     Hope Springs (VOST)

Dimanche 9 septembre
    11h00     Sâdhu (VOST)
    13h30     Brunch
    15h30     Sammy 2 (3D)
    17h30     Cherchez Hortense
    19h30     Buffet par « Les Amis du Royal »
    20h30     Laurence Anyways

Soirée 2 films et repas pour 30.-
Carte 4 films durant la fête pour 40.-
Et toujours nos cartes famille à 50.- (4 entrées et 4 entractes)
Nos abonnements à 100.- les 9 séances
Pas d’augmentation pour la 3D et pas d’achat de lunettes


Edito - 2 aout 2012

Télécharger le programme du 16 août au 2 septembre 2012


Quel programme !

Décidément, au Royal on se régale ! Après un mois de juillet agrémenté de superbes buffets tous les dimanches soirs voilà que le mois d'août nous promet moultes merveilles aux brunchs dominicains. Finalement dans la vie, il n'y a que ça de vrai: de bons amis, de bonnes agapes et des toiles à gogo! Et c'est le joyeux programme que notre infatigable et royale gérante, Adeline, nous propose depuis de nombreuses années déjà. MERCI pour tous ces chaleureux moments! Et je ne voudrais pas non plus oublier l'immense travail dans l'ombre de tous ceux sans qui... à savoir toute l'équipe du Royal!

Ce mois, beaucoup d'excellents films au programme, Adieu Berthe (aussi au Ciné-Brunch du 5 août) pour commencer. Mon petit doigt m'a dit que nous aurons le plaisir de voir la réalisatrice Claire Denis (35 Rhums et White Matérial) dans la scène d'enterrement du film. Un clin d'oeil rendu possible du fait que Bruno Podalydès et elle-même partagent la même maison de production. Le lendemain bonjour Le Lorax ! On dit que le Dr. Seuss, auteur de cette charmante histoire, en a eu l'inspiration pendant ses vacances en Afrique de l'Est alors qu'il observait un troupeau d'éléphants. Il l'écrivit dans la journée. On retrouve cette inspiration exotique dans l'aspect des arbres, les Truffalas, typiques de cette région d'Afrique. Un « conte » érotique pour suivre avec Hasta la Vista. Ce film est inspiré de l'histoire d'Asta Philpot, un citoyen américan né avec une maladie congénitale. Après avoir entendu parler d'une maison close munie d'un accès pour fauteuil roulant en Espagne, il a visité l'endroit et y a perdu sa virginité. Bouleversé par l'expérience, il a décidé d'organiser des voyages avec d'autres personnes éprouvant les mêmes difficultés pour trouver une relation amoureuse ou sexuelle en raison de leur handicap physique. Il a également fondé "L'Asta Philpot Fondation" qui prône le droit à une vie sexuelle active pour les personnes handicapées. Intéressant n'est-ce pas ? The amazing spider man semble, lui, plutôt en forme, ragot-ciné me raconte que, très amoureux en tant que Peter Parker et Gwen Stacy dans le film, Andrew Garfield et Emma Stone le sont aussi dans la vie ! J'ai lu aussi que Kym Barret, la costumière, s'est inspirée des tenues d'athlètes des Jeux Olympiques pour concevoir le costume de ce nouveau Spider-Man. Peut-être que ça leur apportera une médaille ? The Deep Blue Sea se centre sur un triangle amoureux, dans les années 50, entre une femme, son riche mari, et son amant. Cela étant, le scénario, au-delà du triangle amoureux, raconte l'histoire d'une nation qui émerge des décombres de la guerre et qui cherche à s'en sortir déclare le producteur Sean O'Connor. Rachel Weisz nous dit en parlant de son personnage principal: « c'est l'histoire d'une femme qui tente de forger sa propre vie par ses propres moyens, contre les diktats de son père (pasteur) et de son mari (magistrat) ». Belle ambition ! Moi, j'espère que tout ça finit bien ! Habitué à réaliser les cascades les plus folles dans ses films d'action, Tom Cruise a relevé un nouveau défi avec Rock Forever : chanter ! L'acteur s'est préparé pour son rôle pendant six mois : "Je chantais cinq heures par jour et je dansais cinq heures par jour", raconte-t-il. Est-ce qu'il faisait les deux en même temps ? Passons à Holy Motors qui est le premier long-métrage de Leos Carax depuis plus de 13 ans. Le réalisateur confie avoir eu cette idée grâce à une image entêtante : une salle de cinéma, en pleine projection, et peuplée de spectateurs figés et aux yeux fermés. Le titre du film et l'un de ses sujets principaux - les voitures et les moteurs - sont venus à l'esprit du réalisateur après son voyage aux Etats-Unis. Il y a croisé d'immenses limousines blanches, qu'il a ensuite étonnamment retrouvées dans son quartier parisien. Le second ciné-brunch de ce mois d'août nous permettra de retrouver Barbara, l'attachant médecin de ce film superbe décrivant la scission entre les deux Berlin, et la guerre sans merci contre les dissidents potentiels. Pourquoi filmer Marley ? Mon but avec ce film était de me rapprocher au plus près de qui il était, de l’homme en chair et en os", explique Kevin Macdonald son réalisateur. Malgré de précédents rôles féminins forts, Rebelle est le premier film Pixar à avoir une femme en personnage principal. L'histoire du film est venue à Brenda Chapman (première Américaine réalisatrice d'un film d'animation, avec Le Prince d'Egypte, en 1998) plus de huit ans avant la sortie de Rebelle. Inspirée par sa relation avec sa fille, à l'époque âgée seulement de 4 ans, elle a ensuite mêlé cela à sa passion pour l’Écosse et aux légendes de ce pays. Almanya est le premier long-métrage de cinéma du duo Yasemin et Nesrin Samdereli, deux sœurs déjà très actives dans les milieux cinématographiques allemand et turc. Leur premier film en commun ("Kismet") date de 2000. Au cours des 7 années de préparation du film, plus de 50 versions du script furent écrites, notamment en raison de l'ajout de nombreuses anecdotes des familles et des amis des deux sœurs. Le ciné-brunch du dimanche 19 août nous permettra de voir ou revoir The Artist, cette petite merveille de film muet en noir et blanc. Pour cette adaptation de Jane Eyre, le cinéaste Cary Fukunaga a mis en relief la dimension féministe qui se dégage du roman de Charlotte Brontë. Jane Eyre traduit ainsi le désir d'égalité hommes-femmes en termes de politique, d'éducation, etc. On y met en avant l'idée qu'un même cœur et un même esprit anime aussi bien les femmes que les hommes. Que celles-ci ne se limitent pas à préparer des puddings, à tricoter des bas ou encore à jouer du piano. C'est l'illustration de la soif de reconnaissance du caractère émotionnel de la femme, de sa soif d'émancipation (source Allociné.com). Starbuck, le surnom de David Wosniak (Patrick Huard) et le titre du film lui-même viennent du taureau canadien légendaire Hanoverhill Starbuck. Ce taureau exceptionnel, à la génétique quasi-parfaite, a révolutionné le monde de l'insémination artificielle et est encore à ce jour le meilleur géniteur que le Centre d'Insémination Artificielle du Québec (CIAQ) ait jamais connu. Et le dernier ciné-brunch de ce mois si prolifique, nous servira sur un plateau The angels' share. Le terme "la part des anges", qui donne son nom au titre du film, vient du monde de la distillation d'alcool. Il désigne la partie du volume d'alcool qui s'évapore pendant son vieillissement en fût, un processus qui permet au whisky écossais d'atteindre les 40° minimums nécessaires à son appellation. M'est avis que c'est pas encore cet été qu'on va mourir idiots n'est-ce pas ?

Bonnes vacances,
Bons brunchs,
Bons films!
Christina


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