mardi, 31 mai 2011 11:06

Edito - 31 mai 2011

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L’ai-je bien rendu ?

Tout un chacun n’est plus sans ignorer (sic) que les plus grandes découvertes (machine à laver, aspirateur, téléphone, ampoule électrique, phonographe, fusée vapeur) ont émergé simultanément (et sans concertation préalable des savants impliqués pour cause de non-invention de l’Iphone, pod, mail) aux quatre coins de la planète.

Manifestement il en est de même pour nos chers auteurs, scénaristes et réalisateurs. Je ne vais pas prendre ici le risque de vous lasser avec une courbe graphique (abscisses, ordonnées) qui vous donnerait un aperçu de l’évolution cinématographique de ces dernières années. Après la période “Il faut qu’on parle”; “Écoute ton enfant intérieur” puis l’incontournable : “Laisse parler ton coeur” nous sommes entrés de plein pied dans la décennie : “le réalisme avant tout”.

J’aime le cinéma, (presque) tous les films, le cinéma contemporain, le cinéma d’avant garde, les vieux films aussi mais je les ai (presque) tous vus. Mon péché mignon reste, après une journée bien remplie, de m’installer devant mon écran avec un petit souper et de savourer à la fois un bon film et une nourriture disons plus matérielle. Les deux sont souvent complémentaires et c’est très bien comme ça... enfin “serait” très bien comme ça si... invariablement, au moment où j’avale ma 1ère, 2ème, 15 bouchée.... mon vis-à-vis (l’acteur) n’en profitait pour régurgiter son repas (sa boisson) à lui!

Je ne suis pas difficile, la preuve: j’ai eu deux enfants... mais tout de même, ça finit par devenir lassant sinon friser l’intolérable. Ces pauvres acteurs, c’est vrai qu’ils doivent savoir tout faire de nos jours, et encore plus depuis les manipulations numériques... Je me demande comment cela se passe dans les écoles d’art dramatique. Classe du Professeur Duschmoll : “Maîtrise du dégobillage” (avec ses variantes : grossesse, cuite sévère, crise de foie, malaria etc). Me reste en toile de fond la question de savoir si tout cela est vraiment indispensable.

Il me semble qu’il n’y a pas si longtemps encore, il était possible de voir une scène d’érotisme majuscule sans que les protagonistes ne retirent un seul vêtement. Un lit défait, un drap froissé,  suffisait largement à expliquer ce qui venait de s’y passer et si d’aventure quelqu’un était malade, on le montrait courant vous savez où sans qu’il soit nécessaire de vous faire un dessin! Le souci du détail vous incombait alors, sans aucun interdit.

J’ai bien conscience que cet edito sort de l’ordinaire et qu’il n’y est parlé ni de L’Agence, ni de Philibert et encore moins de l’extraordinaire Revenge (on ne déflore pas pareil cadeau de toutes façons)... Cette fois il s’adresse directement à ceux qui “font” les films : “Mesdames et Messieurs les réalisatrices/teurs, je vous en prie... dans votre prochain long métrage, pourriez-vous faire en sorte que votre héros ne sorte pas tripes et boyaux juste pendant que je mange ?”

Merci d’avance
Christina

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