Editos

Edito - 31 mars 2014

 

 

Les paresses d'une éditorialiste...

Oui, je vous l'avoue, ce mois-ci je ne suis pas très motivée ! Je pars en vacances dans deux jours et j'ai plus la tête dans mes bagages que sur mon édito. Depuis le début de la semaine j'essaie de m'y mettre, et je n'arrive toujours pas à retrouver ma verve légendaire. Heureusement que je ne suis pas en train de réaliser un film ! Je vois d'ici la daube que ça serait… Il n'empêche, des bons films il va y en avoir ces trois prochaines semaines. Depuis l'inénarrable (et pathétique) Les rayures du zèbre (avec le génial Benoît Poelvoorde) en passant par The grand Budapest hôtel (Coup de coeur avec le génial Ralph Fiennes) pour aller tout droit et du Jour au lendemain dans le domaine des soins à domiciles (présenté par son réalisateur !), on va en voir du pays. Et boire des verres aussi !  Je n'ai pas envie de faire très long, alors je bâcle n'est-ce pas. J'espère que vous ne m'en voudrez pas - mais comme vous ne me dites jamais si vous avez apprécié mes éditos, je suis sûre que vous ne me signalerez pas non plus le contraire pas vrai ? Bref, la semaine du 9 au 13 avril, les mamans ne doivent pas oublier qu'elles ont congé le mercredi après-midi pour aller boire le thé ensemble pendant que leurs adorables têtes blondes apprécieront The kid de Chaplin à la lanterne magique… Elle reviendront le soir, en robes longues et au bras de leurs chers époux pour déguster : Opéra Passion (non, pas le gâteau, la musique, restons sérieux !). Ce soir-là, c'est Giacomo Puccini qui nous fera rêver avec son Tryptique. Bien sûr, tout le monde et même les autres seront là pour l'Assemblée Générale de la Coopérative Mon Ciné et l'Assemblée Générale de l'Association des Amis du Royal. Comme je ne sais pas trop où exactement on met les majuscules (ça change selon les pays), j'en mets partout, voilà. Je disais donc il faut venir à ces assemblées, c'est primordial pour que le cinéma vive et perdure et chaque présence est importante ! Je compte sur vous ! En récompense nous assisterons gratuitement à la projection du film Le démantèlement de Sébastien Pilote. Un film Canadien (là je mets la majuscule par respect et parce que j'aime beaucoup le cinéma canadien) qui pourrait effectivement, comme le dit Adeline Stern dans son synopsis (on les trouve à la Pharmacie Benu et à différents autres endroits aussi), être le remake du Père Goriot. Avec l'accent ça va être encore mieux ! Vendredi nous aurons une nouvelle chance de voir ou revoir Surpercondriaque, le dernier blockbuster français de Dany Boon, histoire de décompresser un peu sans se faire mal à la tête. Le samedi soir, un très chouette Walt Disney : Dans l'ombre de Mary euh, non, je me trompe, on vous parlera plutôt ici des dessous de l'affaire Mary Poppins. Et croyez-moi, elle n'était pas de tout repos (avec la géniale Emma Thomson, merveilleuse en vieille fille coincée). Soirée passionnante en perspective. Ce même samedi et dans un registre un chouia plus sérieux, The monument men, où quand Monsieur Clooney joue les gendarmes américains. S'il est une chose que les américains font bien… mais je crois que je l'ai déjà dit, donc, en résumé, nous leurs devrions la conservation de certains de nos plus beaux chefs d'oeuvres. Merci d'avance ! A ne pas manquer non plus dimanche après-midi La Grande Aventure Lego, dernière reprise. La semaine du 17 au 21 avril, nous assisterons à La naissance d'un empire, ce qui  n'est pas rien, vous en conviendrez, puis à la naissance d'une vedette, avec Fiston… La sortie du mois en animation sera Clochette et la fée pirate, en 3D comme il se doit et la découverte du dernier chef d'oeuvre d'Alain Resnais Aimer, boire et chanter (avec le génial Hippolyte Girardot).

Bons films !
Christina


Edito - 12 mars 2014

 

 

Méfie-toi des Ides de mars !

Et voilà ! J'ai encore raté mon effet ! Moi qui voulais faire un lien entre Pompei, Jules César et les Ides de mars. Histoire que ça colle avec le titre de mon édito…. Je me ramasse lourd (mais je ne changerai pas mon titre pour autant !). Parce que si Jules César a bien été assassiné un 15 mars, en 44 avant JC (il paraît que ça ne serait pas arrivé s'il avait écouté sa femme, comme quoi !), à Pompéi, par contre, le Vésuve a érupté en 79 après JC ! Le film Pompéi a, lui, été tourné en 2013, puisqu'il vient de sortir. Et c'est comme ça qu'un effet de manche se noie… dans la Tamise.  Par contre, par contre, (oui c'est voulu, deux fois) l'Ide de mars - le 15 pour ceux qui n'auraient pas suivi - était tout de même un jour de fête (on dit férié je sais) dédié au Dieu Mars (là je mets une majuscule parce que c'est un Dieu, quand même). Et dans notre programme qui s'annonce, qu'avons nous le 15 mars ? Je vous le donne en mille : Superdriaque. Je ne dis pas le milieu parce que ça fait grossier… C'est pas la fête ça ? Du Dany Boon un samedi soir ? En fait, ce film-là, à mon avis, c'est un film pansement (et pour cause !), un film récompense, un film cerise sur le gâteau. Pourquoi ? Mais parce que les deux fois où on le passe, il vient après un spectacle - Opéra Passion : Alice au Pays des merveilles et La voleuse de livres - qui demande une participation élevée. Peut-être que j'exagère un peu pour Alice, on est d'accord. Par contre pour La Voleuse de livres je ne serais pas étonnée d'avoir raison. Attention, ne vous méprennez pas. C'est un film absolument superbe et magnifiquement interprété par Geoffrey Rush (plusieurs fois oscarisé) et Emily Watson qu'on connaît depuis son premier film, Breaking the waves, si vous vous souvenez. Vendredi et dimanche, In the name of (en français "Aime qui tu voudras" si je ne m'abuse) un film polonais à découvrir absolument. Je n'en dis pas plus, il semblerait qu'il promette quelques surprises. Rediffusion dimanche de Jack et la mécanique du coeur, une nouvelle aubaine pour ceux qui l'ont raté la session passée. La semaine prochaine, Pompéi donc, comme je le disais ci-dessus, dans une version qui ne manquera pas de plaire à notre belle jeunesse. De l'action, et aussi plein d'effets numériques. C'est beau le progrès tout de même ! Plus besoin d'envoyer nos enfants au casse-pipe pour les émotions fortes, il suffit de leur proposer des émissions fortes ! Le vendredi et le dimanche, on nous montrera Terre des ours, avec Marion Cottilard en voix off. Quelque chose me dit qu'ensuite, je ne regarderai plus mon nounours de la même manière, et en attendant, j'aurais appris bien des choses ! C'est ce week-end là également que nous verrons Ida, un autre film polonais, de Pawel Pawlikowski cette fois. Ce n'est pas, à proprement parler un film ludique, mais il n'en sera pas moins de toute beauté. Chaudement recommandé ! Du 27 au 30 mars plusieurs surprises nous seront offertes (enfin presque offertes !) en commençant avec le coup de coeur : Un été à Osage County, huis clos époustouflant avec des actrices flamboyantes comme nous le promet Adeline dans son synospsis… Oh que je me réjouis ! Vendredi, le Tarzan de Reinhard Klooss - film d'animation en 3D -  viendra nous préparer à la soirée cirque de samedi. J'espère que vous viendrez très nombreux, le spectacle commence à 18h sera suivi d'un buffet à 19h et poursuivra avec le film De la rue aux étoiles en présence de Verena Endiner, la réalisatrice, qui répondra ensuite à toutes nos questions. Vincent Adatte nous dit que ce film est une véritable leçon de vie, joyeuse et profondément émouvante ! Une soirée à ne pas manquer donc !

Bon films !
Christina


Edito - 20 février 2014

 

 

Juste après la St Valentin… et avant le carnaval !

Et bien voilà, il est reparti jusqu'à l'année prochaine notre Saint Préféré ! On s'est regardés dans les yeux avec tout notre amour. Pendant ces quelques heures, sur terre, il n'y avait plus que toi, moi, nous… et comme un homme averti en vaut deux (et une femme donc !) ça fait vite du monde à nourrir comme dirait ma grand-mère… Alors le mieux, voyez-vous, c'est d'amener tout ce beau monde au cinéma, histoire de le nourrir de belles images !

On commence par la Lanterne magique cette fois (cet après-midi, donc mon édito arrive trop tard pour aujourd'hui, je sais mais on dira qu'il est donc légèrement en avance pour la prochaine fois). Une lanterne magique qui nous propose(ait) Les enfants du ciel. Une histoire d'enfants (pas que) pour les enfants qui va nous montrer, une fois de plus, combien nous avons de la chance (dans notre beau pays) et aussi nous montrer (une fois de plus), que même quand on n'en a pas (de la chance), il y a moyen de moyenner.

Demain soir, Jeudi, rediffusion du Vent se lève de Miyazaki, le moment ou jamais de le voir si vous l'avez raté la première fois ! Vendredi et dimanche vous apprendrez Tout sur Albert, mais surtout comment (ne pas) se laisser pourrir la vie par des influences pernicieuses… Je suis sûre que ça nous est arrivés à tous, souvenez-vous ! Samedi et dimanche nous nous laisserons séduire par les aventures de L'Apiculteur d'Ibrahim Gezer. A ne surtout pas manquer, dimanche soir, de partager le verre de l'amitié avec Mano Khalil, le réalisateur du film. Un petit block buster pour commencer la semaine suivante en beauté en la personne de RoboCop ? Petite mise à jour de nos notions en ce qui concerne les drones et autres armes de persuasion massive. Pour se radoucir le moral on reviendra le lendemain voir Les trois frères, le retour. Avec une joyeuse équipe qui a certes mûri mais qui semble avoir gardé sa fraîcheur d'esprit d'antan… enfin, pour ceux qui étaient déjà nés en 1995. Moi j'attendais mon fils… et vous ?

Oh là ! je viens de voir la bande annonce de Minuscule, La vallée des fourmis perdues et j'ai appris beaucoup de choses. Le film est adapté d'une série télévisée (157 épisodes quand même !) et il a la particularité d'être un long métrage entièrement muet. Du peu que j'en ai vu j'ai l'impression que nous allons être fascinés assez rapidement (essayez de fermer la bouche quand même). Un week-end ne saurait être complet sans une histoire d'amour à la clé… L'amour est un crime parfait n'a pas l'air d'être une histoire à l'eau de rose pour autant et ça va être intéressant de voir comment a été adpaté ce roman de Philippe Djian, sorti en 2010, par les frères Larrieu. La deuxième semaine de mars (bientôt le printemps !) va démarrer sur les chapeaux de roues avec La Belle et la Bête, dans une version réalisée par Christophe Gans. Si vous avez aimé Le pacte des loups… Je fais le mort le lendemain (de la veille) dans un tout autre registre, nous emmène à Mégève. Décors somptueux à l'appui, cette comédie dont l'argument est en partie tiré d'une petite annonce, s'annonce à la fois drôle et intelligente. A découvrir absolument ensuite, A touch of sin (que je traduirais personnellement par "Eclairs de folie") est l'adaptation de quatre faits divers incroyablement violents qui nous montrent l'évolution de la Chine telle que la comprend Jia Zhang ke. De quoi frémir… Et se faire douceur. dimanche à 15 heures, sans arrière-pensée dans l'enchantement de Jack et la mécanique du coeur. Tim Burton et Georges Méliès réunis et inspirants, sans phagocytose… Que rêver de mieux ?

Bon films !
Christina


Edito - 28 janvier 2014

 

Tout ce que j'aime !

Les liens du sang où ceux du coeur ? Mon chéri va de nouveau me dire que je "fais dans le social". C'est vrai, c'est chez moi une vocation contrariée. Hier je pestais de ne pas pouvoir entrer dans des films moyennement, voire très, violents et aujourd'hui je ne sais plus où donner de la tête tant ceux qui nous sont proposés me semblent humains. Peut-être qu'après voir chanté sous la pluie, mercredi à la Lanterne Magique j'aurai les idées plus claires ? Allez savoir… Et s'il fallait justement ne pas avoir les idées trop claires pour accéder totalement à Baguette Magique ? le film de Frédéric Gonseth qui sera présenté ce même soir à 19h30 en présence du réalisateur dans le cadre de l'Association Générale Gens des Hauts Pays. Le peu que j'en ai apprécié grâce à la bande annonce est tellement prometteur. Je vois déjà la soirée de rêve se profiler à l'horizon ! Imaginez : un immense manège, un dresseur magicien, un chef de Choeur charismatique, des chanteurs extraordinaires et des chevaux en liberté !

Petit changement de registre le lendemain soir avec La vie rêvée de Walter Mitty. Le film incontournable pour tous ceux qui ont l'habitude de se céconnecter de temps en temps de leur routine et de se lâcher dans un imaginaire débridé. Je sens qu'on va nous donner des idées et des ailes, un vrai feu d'artifice ! Heureusement d'ailleurs parce que le lendemain soir, Philomena sera un film nettement plus sérieux (et plus social) même si tout aussi captivant. A une époque où il n'est plus si scandaleux de voir des adolescentes enceintes, ça va nous faire tout drôle de replonger dans l'enfer des Magdalenes Sisters (Peter Mullan - 2001). Une chose reste immuable cependant, on ne parle toujours pas des pères.  A croire qu'elles ont toutes fait leur bébé toutes seules. Vous dites ? Problème de déni ? Je vois.

Opéra Passion avec La Dame du Lac de Rossini sur un livret de Tottola d'après un poème de Walter Scott. Dont je viens d'apprendre que, outre le fait qu'il soit l'auteur d'Ivanhoé, il est né le même jour que moi (et que Napoléon !) et que c'est à lui qu'on doit le retour du tartan et du kilt dont le port et l'usage avaient été interdits par une loi du Parlement anglais de 1746. Vous voyez ce que ça donne quand on empêche un homme de porter sa jupe ?  Ceci dit, j'aime vraiment beaucoup Giacomo Rossini. Je me réjouis de voir La Dona del Lago et j'espère que j'aurai autant de plaisir qu'à l'écoute de son Guillaume Tell.

Si comme moi, votre mère vous a élevées en scandant : Jamais le premier soir (si tu veux qu'il t'épouse), lisez bien ce qui suit : selon la réalisatrice, Mélissa Drigeard, le titre du film ne doit rien au hasard. Au contraire : "C’est fou, cet acharnement à vouloir faire du bonheur une équation ! Je pense au contraire que la bonne méthode pour être heureux c’est surtout de ne pas en avoir (de méthode). A l’évidence, tout le monde se plante. C’est ça qui est drôle ! D’ailleurs le titre Jamais le premier soir est un clin d’oeil moqueur : il reprend l’une de ces premières règles absurdes que l’on trouve au chapitre « Amour » dans les ouvrages d’épanouissement personnel."  Voilà qui remet bien l'église au milieu du village !

Revenons-en au social avec Ne m'oublie pas. Elle était engagée, elle avait fait de la politique, elle avait une sacré personnalité et voilà que tout fout le camp, il s'en est rendu compte le jour où elle a carrément oublié les cadeaux et le repas de Noël... C'est l'hommage magnifique d'un fils à sa mère, une façon intelligente de contrer une maladie impitoyable, de garder la mémoire. Nous resterons au coeur de l'humain encore avec cet autre film tout aussi poignant dont j'ai repris le commentaire suivant que je trouve autosuffisant : «Le thème de L’escale est celui des désillusions. C’est un film sur des gens qui essaient de s’extraire de leur condition et d’avoir prise sur leur destin» explique Kaveh Bakhtiati, son réalisateur, précisant encore: «Jamais je n'aurais imaginé, avant de partager leur quotidien, à quel point  ils (les émmigrés) étaient plus courageux et entreprenants que je ne l’avais jamais été. Il y une force contagieuse en eux, qu’on retrouve dans les yeux des survivants ou des miraculés». Et de ceux qui n'ont rien à perdre aussi non ? Nous nous réjouissons de le voir et aussi de rencontrer Monsieur Bakhtiari !

Le dernier chef d'oeuvre de Miyazaki (qui vient de nous annoncer qu'il prend sa retraite à 72 ans), Le Vent se lève,  nous sera proposé dimanche à 15 h et à ce que je vois, il n'est pas seulement destiné aux enfants. Venez nombreux voir ce film magnifique, le seul film de Miyazaki qui est tiré d'une histoire vraie (si mes sources sont justes !) La semaine suivante sera tout aussi intéressantes avec, pour commencer, le jeudi 13 février, un film de Steve McQueen (II) 12 Years a slave. Un film fascinant quand on pense que tout cela est parti d'un affreux malentendu, naître libre dans un état libre et se faire enlever et vendre (est-ce que c'est vraiment fini ce temps-là ? pas si sûr…) Yves Saint Laurent nous sera proposé vendredi pour la St Valentin. Ça tombe bien, rares sont ceux qui n'ont pas aimé ses créations. Avec en plus l'occasion de revoir Guillaume Gallienne, le joli cadeau que voilà ! Samedi (et dimanche), un coup de coeur : Henri, de notre amie Belge Yolande Moreau qu'on ne présente plus ! D'après ce que j'en ai entrevu, on dirait bien que nous allons faire un immense plongeon dans son univers très spécial d'émotion et de poésie…

Bons Films !
Christina


Edito - 6 janvier 2014

 

Et des films sur la toile...

Lundi 6 janvier. Holà…. voilà qui nous rapproche dangereusement de l'été.

Il y a comme ça des choses qui ne changent jamais. Les américains nous submergent de block-busters, les Suisses nous font de magnifiques films engagés et/ou documentaires, les Coréens (Nord et Sud) un cinéma d'auteur à questionnement poético-philosophique, les Britanniques, les Orientaux et les Australiens retravaillent leur histoire, les Sud-Américains partent à la découverte du monde et de ses espoirs.

Chacun à sa manière poursuit sa route. Vers la Liberté, comme Nelson Mandela, vers la survie et la paix sociale, comme Suzanne, vers les fantasmes d'égalité comme Angélique, à la recherche de ses origines comme Loulou, vers le dépassement de ses limites comme Robert Redford dans All is lost, vers un désir de justice et d'évolution, comme Fred Hausamman dans Bouge ! Vers la réalisation de ses Rêves d'or, vers notre édification historique avec Mary, Queen of Scots, vers une fresque futuriste destinée à nous faire prendre une certaine conscience avec Snowpierce et enfin, vers une recherche d'honnêteté politique avec Le cinquième pouvoir voire d'égalité des droits avec La marche.

Nous aurons aussi la chance de recevoir au moins deux réalisateurs de talent, tels Fred Hausammann le 9 janvier et Thomas Imbach le 11 janvier. Avec aussi une découverte (Rêves d'or), une avant-première (Mary, Queen of Scots) et un  coup de coeur (Snowpiercer), voilà un mois de janvier bien riche en événements !

Je nous souhaite à tous de bien en profiter !

Bons films !
Christina


Edito - 26 décembre 2013

 

Une porte qui s'ouvre…

Voilà deux films que je savoure coup sur coup (en privé) et qui se terminent sur une image d'Espoir. Une porte sur le point de s'ouvrir. Deux films qui ne me laissent pas, une fois de plus, dans mes chaussures lourdes de boue terrestre, juste présente et impuissante.

Il reste bien des choses que je ne comprends pas, certes. Par exemple, comment nos jeunes peuvent, à la fois, apprécier Hunger games et avoir envie de servir auprès des plus démunis. Je m'explique, partout autour de moi, je les entends qui veulent changer le monde, pour le meilleur et pour longtemps. Ils y croient. Vraiment. Nous l'avons tous fait au même âge, me direz-vous. Peut-être. Mais depuis, on m'a tellement rabattu les oreilles, en langage tautologique, redondant, rabâché, ressassé, déçu, désolé, amer, frustré, j'en ai tellement lu… sur tous ces jeunes qui, tous ces jeunes dont, tous ces jeunes que et surtout tous ces jeunes qui ne pas, n'ont plus, et j'en passe, que je suis tombée de très haut depuis mon piédestal de vieille qui n'a pas mieux réussi, et qui, même si elle a fait ce qu'elle a pu,  a pu peu et pour cause… Alors que pendant ce temps là, l'une est partie en Turquie et dans les montagnes d’Afghanistan (ou du Pakistan ?) pour essayer de comprendre et pour rendre compte. L'autre a filé en Haïti donner un coup de main pour réparer les colères naturelles. Une troisième a passé six mois sur un bateau-bibliothèque pour partager dans le tiers monde. D'aucun servent à tous les carrefours et sous toutes les bannières. Peu importent lesquelles du moment qu'ils servent. Ils sont là, ils sont présents, ils sont partout, ils sont notre avenir et la lumière de notre planète (et la nique à la minorité qui a choisi un autre chemin).

Mais ne vous méprenez pas pour autant. Nos jeunes sont sans doute Sur la terre des dinosaures depuis peu, mais ils apprécieront tout de même d'aller voir le Hobbit, puis ils se regarderont dans Le miroir magique, ensuite ils compatiront avec Belle et Sébastien, et pour finir ils croiront à fond au Baiser d'Amour de la Reine des Neiges tout en s'insurgeant sur les injustices de 100% Cashemire.  Et tout cela en comptant sur vous pour leur apporter leur Lunchbox en temps et en heure bien entendu ! Fasse le ciel qu'ils ne deviennent jamais des Loups à Wall Street, même si c'est un Casse-tête chinois de nos jours d'inventer sa vie autrement.

Avant de clore cette dernière chronique de l'année 2013, j'ai très envie d'envoyer un IMMENSE MERCI à toute l'équipe du ROYAL. A Adeline, à Sébastien, à Claude, à Sarah, à Dominique, à Chloé, à Nicolas, à P.A., sans oublier Vincent et tous ceux qui travaillent dans l'ombre (c'est presque mieux au ciné !) pour notre plus grand bonheur, et nous offrent, année après année de quoi rire, de quoi pleurer, de quoi réfléchir et de quoi rêver. Merci aussi à tous les amateurs de films qui font l'effort de se déplacer pour donner au Grand Écran sa raison d'être et permettent que perdure la magie des salles obscures.

A tous un très joyeux Noël et de belles fêtes de fin d'année !

Christina


Edito - 9 decembre 2013

 

Comme une pluie d'images sur la toile...

Et on commence cette petite quinzaine en fanfare avec le plus classique de tous les ballets : Casse­ Noisettes pour ne pas le nommer. Une musique qu'on se rappelle par coeur et qu'on se surprend à siffloter au détour d'une bonne douche. J'ai vu que le programme de la saison prochaine promet d'être absolument magnifique. Cendrillon, La Dame du Lac, Alice au pays des merveilles, Il trittico, le Lac des Cygnes et Nabucco. Réjouissez-vous! Jeudi 12 et Vendredi 13 (encore !) nous aurons droit au deuxième volet de Hunger Games. La célèbre trilogie dont tous les bénéfices seront reversés à la Fondation en Faveur des Adolescents Obèses. N'oubliez pas d'apporter vos salades pour l'entracte! Samedi et dimanche, nous naviguerons En Solitaire avec un de mes acteurs préférés, François Cluzet (Le dernier pour la route), et je ne dois pas être la seule à aimer, puisque ce film est parenthésé en coup de coeur ! Ça sera un événement mal de mer à ce qu'il paraît. Accroche­toi Adeline ! Alors, je vous le dis tout de suite, contre le mal des transports, terre, mer ou les deux, un seul remède : Le Gingembre. Vous prenez du gingembre frais... non, le mieux c'est que vous me demandiez  la recette par mail. Christi­-yen­-na-­point.­com, tout le monde connaît. Sur la mer toujours, on change de héros et on passe à Tom Hanks (Ah! inoubliable Apollo 13) dans Capitaine Phillips, tiré d'une histoire vraie de nouveau. En fait, est-ce qu'on est un vrai héros quand on se met soi-même dans la mélasse quitte à détourner les puissants de ce monde pour nous en sortir ? Moi, j'appelle ça autrement. Enfin, je serai curieuse de voir comment le réalisateur va nous justifier ça. Vous connaissez l'histoire de Fleupeuteu le réalisateur ? Non, bon, tant pis, ça sera pour la prochaine fois... Retour aux valeurs sûres dimanche à 15 heures avec Il était une forêt, de Luc Jacquet. Un de ces films qui vous redonne confiance dans la Vie à défaut de dans la civilisation. Jeudi 19 décembre, vous sera présenté Blood Ties de Guillaume Canet. C'est un remake très bien lifté parait­-il. Vous vous souvenez de cette histoire de deux frères antagonistes ? Non, pas Cain et Abel ! Pas non plus Esaü et Jacob, même si nous sommes en pleine saison de lentilles. Non, il s'agit ici d'un policier et d'un  truand, mais chuut, on vous attend jeudi. Samedi et Dimanche, nous marcherons Sur le chemin de l'école, de Pascal Plisson, documentaire passionnant s'il en est, et, The Immigrant, samedi et dimanche aussi, va nous replonger dans l'atmosphère sinistre d'Ellis Island. Je ne voudrais pas dire de bêtises, mais ça ressemble fort à un camp de réfugiés, comme on en trouve un peu partout dans le monde désormais. Est­-ce qu'il y en avait d'autres avant celui­-là, ou est-­ce  que c'était le premier ? Il va falloir que je re-­ouvre mes livres d'histoire. Bref, dans le film, La pauvre petiote est séparée de sa soeur et se trouve obligée de faire des choses que la décence m'interdit de nommer ici... quand Griffith rencontre Zola, ils se partagent l'Orange de Noël...

... Mais ce n'est pas encore le moment, même si j'en connais qui sont très pressés d'arriver au 23 !
Bons Films !
Christina


Edito - 29 novembre 2013

 

 

Bien au chaud dans un cocon Royal

Ce soir et demain soir, Thor : Le monde des ténèbres. Je me disais comme ça… quand je vois tout ce que doivent accomplir les jeunes gens des sagas actuelles pour gagner leurs galons de héros (et le pain qui va avec), je ne m'étonne plus que nos jeunes à nous s'ennuient ferme. Pas de combat inter-galactique, pas moyen de sauver la terre et les neufs mondes d'un mystérieux ennemi qui convoite l'univers tout entier (et croyez moi, dès qu'on a tourné à gauche après la Lune, c'est grand l'univers) et j'en passe et des plus terrifiantes… Bref, aller chercher le lait à 6 ans, entre chien et loup, se retrouver face à un "gros" et "vrai" chien aboyeur au détour d'un chemin de campagne,  à la limite, ça fait juste rire non ? Et que dire aussi de Pipe qui, avec sa première AVS va enfin pouvoir s'offrir le boguet de ses rêves ? Qui se souvient de ses tentatives maladroites sous le regard mi-incrédule, mi-paniqué de Luigi ? Après toutes ces batailles épiques (là je reviens à Thor, mais pas sans raison), pour autant que vous vous en sortiez vivant, avec ou sans Nathalie Portman, vous vouliez de la bonne vieille poésie (pourquoi est-ce qu'on associe toujours "bonne" et "vieille" aux choses sympa ?) vous allez en avoir. Et pas que les Petites Fugues, il y aura aussi un excellent documentaire de Monsieur Yersin, Tableau Noir, après une conférence d'Eric Walther et avant : Et au milieu coule le Doubs, dimanche matin. J'ai l'impression qu'il y aura un joli partage d'émotions, au Jeudi 12, pendant le super-brunch qui suivra la projection, pas vous ? Moi j'adore les histoires qui se passent là où j'habite et dans lesquelles je peux reconnaître les arbres,  les physionomies… et les boguets !

La semaine suivante, changement d'ambiance avec Inside Llewyn Davis. Quoique. A seconde vue ça me semble assez poétique aussi. Pour ceux qui aiment les chats. Et, à part moi, ils sont nombreux, je sais. Et puis de toute façon, un Joël et Ethan Cohen ça ne se rate pas, point barre. Et entre le 5 et le 11 décembre, il va s'en passer des choses au Royal ! Après Inside Llewyn Davis et son chat, Trigon fêtera ses 25 ans (marrant avec toutes rides je lui aurais donné plus !). Du coup, samedi soir nous verrons When I saw you (si j'ose dire). J'ai essayé de trouver une bande annonce, histoire de me faire une idée, mais rien à faire. Au Royal, nous sommes tellement en avance sur tout le monde que nous montrons les films avant même que les bandes-annonces sortent ! A lire le résumé, je sens que ça va me plaire. La nuit passée j'ai été très émue par le film I am a slave, dans lequel on montre un père qui marche pendant des jours et des semaines pour retrouver sa fille, et là, c'est un petit garçon qui va se lancer dans sa quête. Quand l'Être refuse la dictature il est capable de sacrés miracles non ? Un peu plus tard dans la soirée, Workers, qui n'aurait pas déplu à Ricardo Darin (même si l'Argentine est un peu loin de Tijuana) revisitera pour nous le monde des pauvres errants de ce monde. Et dire qu'il y a eu une période dans ma vie où j'étais sûre et certaine que je pourrai toujours aller partout quand je sera grande parce que je ne savais même pas que les frontières existaient ! Dimanche 8 décembre, nous allons commencer par  nous instruire, avec le superbe documentaire de Luc Jacquet Il était une forêt, qui se jouera en "matinée" (je n'ai jamais compris pourquoi on appelait "matinée" trois heures de l'après-midi!) à 15 h. Rien que le début de l'annonce sur Allociné : Pour la première fois une forêt tropicale va naître sous nos yeux… ça semble fantastique et donne vraiment envie de voir la suite ! Dendrologues amateurs à vos marques ! On continuera ce beau dimanche avec The Orator. Encore un film trop jeune pour avoir une bande-annonce. Mais bon, à ce que j'ai cru comprendre, il s'agirait de ne pas faire dépendre la capacité de tchatche de la taille de l'individu. Ce qu'ils ne savent pas chez Trigon, c'est que nous, à Ste-Croix, c'est une erreur que nous ne commettons plus, n'est-ce pas Adeline ? Le week-end se terminera sur un événement encore plus fort que tout : Un épisode dans la vie d'un cueilleur de fer… et là il y a d'autant moins de bande annonce que le film ne sortira qu'en février 2014. Quand je vous dis que nous sommes les plus forts à Ste Croix hein ? Merci qui ? Merci Adeline ! Et que tout cela ne vous empêche pas de vous casser (censuré),  d'aller voir le Casse Noisette (c'est marrant ils le mettent au singulier ?!) de Monsieur Piotr Illitch Tchaïkovski mercredi 11 décembre ! Soyez nombreux, ça va chauffer !

Bons films
Christina


Edito - 5 novembre 2013

 

 

C'est jeudi, c'est Gravity !

La 3D pour dix francs la place ! Qui dit mieux ? J'ai l'impression que Monsieur Cuaron nous a réalisé là un des (encore) rares films cultes du 21ème siècle. Il y a un siècle les suissesses étaient loin d'avoir le droit de vote (ça c'est au moins une information dont je suis sûre !) et maintenant voilà qu'avec des petites lunettes magiques elles peuvent aller dans l'espace comme tout un chacun. ...Il était crucial, à nos yeux, que le personnage central soit une femme, car on se disait qu'il y avait un lien vital entre sa présence maternelle et la Terre... nous confie Monsieur Cuaron. On dirait bien qu'il a tout compris non ? J'ai lu Au bonheur des ogres il y a un temps que la décence m'interdit de mentionner ici ! Enfin, très longtemps, on va dire. Et pourtant je n'ai pas oublié l'essentiel. Si ma mémoire est bonne. C'est bien dans ce livre-là que les héros ne sortent plus de leur lit pendant toute une année après être tombés (dedans) amoureux ? Ça m'avait marquée ça… Un rêve qui sera mis en images vendredi soir. Dimanche à 14h nos chères têtes blondes - parmi celles qui ne l'ont pas encore vu - et je suis sûre qu'il y en a - applaudiront Planes en 3D - j'espère que les lunettes ne seront pas trop grandes - alors que leurs parents, eux,  se prépareront à savourer L'Expérience Blocher, sans lunettes, mais avec un droit de réponse et un verre amical en compagnie de Monsieur Jean-Stéphane Bron. Un rendez-vous à ne pas manquer ! De même que celui de la Lanterne magique mercredi 13 novembre. Les fauteuils seront encore chauds à 19h30 pour l'Opéra-Passion : Adriana Lecouvreur. Comme je ne connais cet opéra ni des lèvres ni des dents, je suis allée me renseigner chez Tonton Wicky. Après trente pages sur Adriana Karembeu (oups, wrong planet !) j'ai enfin trouvé celle qui m'intéresse et Tonton me dit : Adriana Lecouvreur est un opéra en quatre actes, musique de Francesco Cilea, livret de Arturo Colautti, d'après la pièce d'Eugène Scribe, Adrienne Lecouvreur. Vous en savez plus ? Moi non plus. Alors, j'ai creusé un peu et j'ai lu : Le sujet est puisé dans la rivalité, historiquement authentique, qui opposa la Princesse de Bouillon et la fameuse actrice Adrienne Lecouvreur, célébrée par Voltaire. C'est quand même chouette de s'instruire vous ne trouvez pas ? Jeudi 14, pour me reposer - tant d'instruction c'est éprouvant ! -  je viendrai voir le dernier Luc Besson : Malavita. La maffia revisitée au camembert, ça doit valoir son quota de crème double. Deux séances de Turbo en 3D ce week-end du 13 au 17. Vendredi soir - pour ceux qui ont la permission de 11 heures - et dimanche après midi pour tous les autres. On va enfin pouvoir mettre la pression pour qu'ils finissent leurs asssiettes hé hé… J'ai quand même dans l'idée que tout ce joli monde sera de nouveau au rendez-vous, en compagnie des parents cette fois, pour savourer L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet (3D). Que voilà une incursion fantastique, dans l'univers de Jean-Pierre Jeunet, qui me paraît bien prometteuse. Metallica Through Never, encore et toujours en trois dimensions, est un documentaire fictionnel qui nous sera présenté samedi soir, comme tout bon documentaire fictionnel qui se respecte. J'écris n'importe quoi ? Vous ne le penserez plus quand je vous aurai précisé que ce "docu" là parle de hard rock, d'une mission énigmatique et d'un mystérieux chevalier masqué. Voilà qui explique tout ! Ou pas. Quant à la  semaine du 21 au 24 novembre, non seulement elle nous rapproche dangereusement de Noël, mais en plus elle nous promet quelques superbes moments… A commencer avec Left Foot Right Foot, l'événement du week-end, présenté par son réalisateur et qui va passionner tous ceux (dont moi !) qui s'intéressent aux laissés pour compte de notre société. Vendredi et samedi nous ferons la connaissance d'Attila Marcel. Le dernier Chomet… Ma parole ! tous les meilleurs réalisateurs ont sorti leurs films en même temps cet automne ! M'est avis que l'heure d'hiver leur convient mieux à eux aussi ! En attendant : Attila, je ne te manquerai pas ! (les autres non plus d'ailleurs). Attention, pour ceux qui l'auraient zappé, Adeline a la gentillesse de nous repasser Les garçons et Guillaume, à table ! A ne plus rater cette fois !

Bon films
Christina


Edito - 9 octobre 2013

 

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle…
Nos souvenirs à la petite cuillère...

J'ai le vertige quand je lis que Le Majordome a traversé huit présidences américaines pendant les trente glorieuses (1950-1980), et qu'il a travaillé dur pour se faire sa place au soleil, après avoir fui, en 1926, la ségrégation américaine imposée aux noirs, depuis 1896 jusqu'à la fin des années soixante. Comment ils nous disent ça sur Wiki ? Séparés mais égaux (la ségrégation pour les nuls). Imaginons…Voyons le contexte…  En Angleterre on fabrique la première locomotive à vapeur en 1804. A peine onze ans après avoir décapité Louis XVI (16 pour ceux qui n'ont pas les chiffres romains sur leur téléphone !) En 1890 l'avion est inventé et, en 1895, le cinéma. Le dernier Tsar de toutes les Russies a été assassiné dans sa cave avec toute sa famille (et trois domestiques ce que je trouve particulièrement injuste !) en 1918 (environ, ils ne sont pas tous d'accord sur la date) tout de suite après le premier génocide arménien de 1915-1916 ("ils" ne veulent surtout rien savoir sur cette date-là non plus !). On a beau montrer nos frimousses sur Facebook depuis 2004, j'ai presque l'impression que notre monde est bien tranquille en comparaison. Quoique…

Secrets de tournage : Réaliser un film sur sa vie et celle de ses parents constitue la parfaite occasion de mettre en scène sa famille : "La Danza de la Realidad n’est pas seulement un film mais aussi une forme de guérison familiale, puisque trois de mes fils jouent dedans. Je retourne à la source de mon enfance, dans le lieu même où j’ai grandi, pour me réinventer", explique Alejandro Jodorowsky, précisant également que son épouse Pascale Montandon prend part au projet en tant que costumière. Est-ce qu'elle leur fait la cuisine aussi ? Ah! les bonnes soupes de maman sur le tournage !  Train de nuit pour Lisbonne… Jérémy Irons, Bruno Ganz, Lena Olin, Mélanie Laurent, Charlotte Rampling… Que des têtes d'affiche pour une histoire superbe qu'il ne faut surtout pas laisser passer. Moi, je fonce à la librairie Clin d'Oeil pour commander le livre de Pascal Mercier.

Allo Tonton… pourquoi tu tousses plus ? Vous avez, bien entendu - vous êtes tous si jeunes - oublié cette célèbre réplique de Fernand Raynaud. Je viens de voir que vous pouvez l'écouter sur Youcylindre pour pas un rond. Tout ça pour vous dire que Les Millers - une famille en herbe c'est un peu la même chose. Sur l'air de "Comment adapter intelligemment une situation à ses besoins".

La vie d'Adèle par contre, ne donne pas dans la manipulation, quelle qu'elle soit. Et s'il s'agit d'amour, celui-ci ne souffre d'aucune compromission. Les deux superbes égéries de la Palme d'Or ont vraiment bien travaillé… à vous d'apprécier !

Restons Zen, un autre film que je me réjouis de voir, c'est Ilo Ilo… ça fait un moment que je l'avais repéré  (tout comme le dernier Sylvain Chomet - Attila Marcel -  que je me réjouis de voir aussi le moment venu). Évidemment les biographies c'est mon point faible, qu'elles viennent du fin fond du Valais (Moi, Adeline Accoucheuse), de Suisse-Allemande profonde (Dum und Dick) ou du sommet du Fuji-Yama, la vie des autres me passionne toujours autant. Et là, avec ce tout mignon petit japonnais je sens que je vais avoir mon quota d'émotions.

Je survole en vitesse les Planes, qui, soit dit en passant, m'a l'air d'un film d'animation tout ce qu'il y de plus sympa. J'ai craqué pour le graphisme, que voilà un Disney fidèle à lui-même ! Qui ne saurait manquer de plaire à vos enfants dimanche après-midi et qui vous assurera, à vous, si vous ne restez pas, au moins deux heures de bonheur… chuuuut ! (finalement on devrait doubler les prix pour ce genre de séances).

Dimanche soir pour ceux qui l'auraient raté, il y a de nouveau Ilo Ilo… c'est toujours en Asie, c'est toujours en couleurs, mais attention… c'est l'horaire d'hiver ! Vous serez sûrs qu'il est 21 h mais en fait il ne sera que vingt heures… Tadaaaaam ! Elle est pas belle la vie ?

Pas besoin de sortir pour Halloween cette année (d'ailleurs il n'y a plus de promo sur les draps de lit), avec Prisoners jeudi 31 octobre, ça sera de l'action, de la réaction et les frissons longs des violons de l'automne… brrrr il souffle comme un petit air de Cemetery, Stephen King ne doit pas être loin… je sens qu'il va me falloir un grand pot de Miele vendredi, pour adoucir tout ça. Ou pas. On dirait bien que c'est un film qui fait vraiment réfléchir une fois de plus. Et chez nous, depuis que l'euthanasie est légalisée (sous certaines conditions) à quoi en sommes-nous ? Je constate qu'il s'agit de nouveau d'un film de femme (vous avez vu ? depuis quelques temps elles sont vraiment partout ! Et quel talent !) qui va faire mouche ! Et pour finir cette série en beauté, qui c'est qui va faire battre nos petits coeurs sensibles samedi et dimanche ? C'est Diana… eh oui… Je me suis laissé dire que Naomi Watts avait peur de ne pas être à la hauteur… c'est ce qu'on va voir et ça m'étonnerait beaucoup !

Bon films !
Christina


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