jeudi, 20 juin 2013 14:01

Edito - 20 juin 2013

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Soleil le jour, cinéma la nuit, l'accord parfait !

Contrairement à ce qui se passe à la télévision, la qualité de programmation du Cinéma Royal de Ste Croix n'est en rien péjorée dès que l'été paraît. La "brochette" (c'est de saison) de films de ces trois prochaines semaines en est, une fois de plus, la démonstration éclatante. Et, cerise (de saison aussi) sur le gâteau, nous pourrons profiter de ces super-séquences dans un cinéma tout propre, tout réparé et recousu à neuf... MERCI à tous les bénévoles qui ont bien voulu suivre Wonder-Adeline et Ai-Claude dans cette équipée domestique !

On attendait avec impatience le "dernier Shyamalan" et le voilà enfin. Avec After Earth, M. Night s'est fortement intéressé aux conséquences de la peur sur les hommes. Il raconte : "Je suis fasciné par la peur de l’homme face à l’inconnu. À l’aube de l’humanité, au temps des hommes des cavernes, la peur jouait un rôle essentiel, elle nous protégeait du danger, nous permettait de survivre. Mais aujourd’hui, on a peur de commencer un nouvel emploi, de s’investir dans une nouvelle relation et ça n’est pas forcément une bonne chose. Ici il s’agit d’un père qui apprend à son fils à surmonter sa peur. C’est une magnifique leçon, car si l’on peut apprendre à contrôler sa peur de l’inconnu, alors on peut tout accomplir." Je n'ai pas de commentaire à rajouter et vous ? On se retrouve tout à l'heure ?

Ce week-end nous amènera également Les Beaux Jours qui a été tourné à Dunkerque ainsi qu’à Calais et au Cap Blanc-Nez. Des lieux que Marion Vernoux apprécie particulièrement et qui correspondent parfaitement à l’ambiance qu’elle voulait donner à son film : "Je reviens toujours à cette région, tant elle est belle à filmer. Et puis je ne voulais pas enfermer les personnages dans une ville bourgeoise ou trop identifiable, je voulais qu’on se sente un peu « quelque part en Europe ». Dès la préparation d’un film, ce sont vraiment les décors qui m’inspirent. Ces longues jetées sur la mer du Nord, je ne peux m’empêcher de les filmer". Et nous de les regarder...

Si Julian Roman Pölsler a déjà réalisé de nombreux téléfilms depuis 1991 et même mis en scène des opéras, Le Mur invisible (coup de coeur de ce week-end !) est son tout premier long-métrage. Le roman de Marlen Haushofer, dont est adapté son film occupe une place très importante dans la vie du réalisateur  depuis de nombreuses années qui nous dit : "Je crois que chacun de nous a un livre-frère comme il a une âme sœur. Mon livre-frère est Le Mur invisible. Ce roman occupe une place très particulière dans ma vie. Je l’ai lu une première fois il y a 25 ans et depuis, il me colle à la peau". Le projet de faire du livre un film ne l’a jamais quitté depuis : "J’ai dû prendre mon mal en patience pendant près de vingt ans parce que les droits étaient déjà pris, et c’est seulement en 2003 que j’ai pu les acquérir. Je crois que j’étais prédestiné à faire ce film : il fallait que ce soit moi qui le fasse." Comme il faudra que ce soit nous qui le regardions cqfd.

Man of Steel est le premier film de la franchise Superman à ne pas comporter le nom du super-héros dans le titre. Bientôt le retour de la ligue des justiciers ? Si Man of Steel fait un résultat satisfaisant au box-office, la Warner a confié être intéressée par un projet de film sur la Ligue des Justiciers, notamment composée de Superman, Batman, WonderWoman ou encore Flash, pour faire concurrence aux Avengers de l'écurie Marvel. Trop dommage qu'ils aient oublié Speedy-Adeline, Claudio-la-Bricole, Vincent-les-Neurones, Sébastien-toujours-prêt et tous les autres de l'équipe !!! A mon avis c'est bien eux les meilleurs...

Ne manquez pas les 29 et 30 juin (de toute façon il pleut alors...) Ai WeiWei : Never Sorry. Il s'agit du  premier film réalisé par Alison Klayman. Elle a entamé ses recherches sur la Chine, Ai Weiwei lui-même, et le milieu de l'art indépendant chinois dès 2006, avant de suivre véritablement l'artiste à partir de 2008. Ses recherches ont été récompensées car son film a été sélectionné au prestigieux Festival de Sundance, d'où il est reparti avec le Prix Spécial du Jury, mais plus important encore, il a été diffusé à travers le monde, témoignant de l'état grave des atteintes à la liberté en Chine.

Sympa Broken City, pour le 4 juillet. Le film, dont l'intrigue se déroule à New York, a toutefois été également tourné à La Nouvelle Orléans pour des raisons logistiques sans que l'on puisse remarquer la différence. "J'ai essayé de mettre des éléments de notre époque ainsi que des techniques de cinéma moderne dans une histoire de corruption à l'ancienne", explique le réalisateur Allen Hughes. L'avenir nous dira si la mayonnaise a pris pas vrai ?

L'équipe technique a nommé le style visuel de Moi, moche et méchant, reconnaissable entre tous, le "gothique banlieusard", car il mêle une esthétique gothique à une lumière et des couleurs fortes. Ce style est inspiré des illustrateurs américains Edward Gorey et Charles Addams (le créateur de La Famille Adams). Rien que pour ça on se lève ! Comme pour le précédent volet, Moi, moche et méchant 2 a été majoritairement conçu par des animateurs français, à Paris, dans le studio d'animation Illumination Mac Guff. Le film, aussi produit en Californie, bénéficie d'une double-culture franco-américaine qui lui donne un humour particulier, entre la bande dessinée, les films de Charlie Chaplin et ceux de Jacques Tati. Ça s'appelle un duo gagnant non ? Si.

Le film que nous verrons dimanche soir 7 juillet, nous raconte une étape importante de la vie d'Hannah Arendt. Née en 1906 et décédée en 1975, Hannah Arrendt était une philosophe juive allemande, qui a entre autre eu pour professeurs Edmund Husserl et Martin Heidegger. Elle est notamment connue pour son étude sur ce qu'elle a elle-même qualifié de "banalité du mal", concept qui ressort de son rapport sur le procès du criminel de guerre nazi Adolf Eichmann. Comment une personne réagit-elle face à des évènements historiques et sociaux sur lesquels elle n’a aucune influence ou maîtrise ?" C'est le thème récurrent des films de Margarethe Von Trotta (et ce que je me demande tous les jours).  A voir absolument !

Bons films !
Christina

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